Théorie de M. Pauli adoptée par M. Ramsay
3. M. Ramsay rappelle que son maître Benfey considérait Jupiter Stator comme « le dieu qui se tient debout sur un char ».
CHROMQUE D’ORIEiN'T (1889)
phrygiens appartiennent eux-mêmes au ixe et au vmc siècle avant J .-C. ; en effet, le royaume de Phrygie fut détruit vers 675 par l’invasion cimmérienne et le caractère progressif de l’art phrygien interdit de supposer qu’il puisse être resté immobile pendant des siècles, comme celui d’autres peuples orientaux. L’invasion des tribus conquérantes phrygiennes en Asie Mineure ne peut guère être antérieure au ixc siècle ; elle se serait produite après leur hégémonie maritime, placée par Diodore vers 905-880 avant J.-C. Les types principaux de t ancien art phrygien persistèrent cependant dans le pays jusqu’à 1 époque de la domination romaine. Dans son ensemble, l’art phrygien primitif ressemble surtout à celui des anciens bronzes d’Olympie, de Bologne et de Hallstatt ; ce n’est pas un dérivé de l’art grec, mais un art qui s est formé parallèlement et sous des influences analogues. De ces influences, la plus prononcée est celle de l’art hittite, dont M. Ramsay a découvert des vestiges au milieu même des vieux monuments phrygiens.
tout ce qui précède est de la plus haute importance, non seulement pour 1 ethnographie primitive de la Grèce, mais pour la question si obscure, si décourageante même, de la civilisation mycénienne dans ses rapports avec les poèmes homériques. M. Ramsay, qui place la porte des Lions et les fortifications de Mycènes vers 750 avant J. -C. ‘, déclare (p. 371) que les tombes découverles par M. Schliemann doivent être antérieures et que les hommes qui construisirent la porte des Lions considérèrent le péribole renfermant les tombes comme un emplacement sacré. Voilà ce qu’on n’admettra pas aisément. D’autre part, si M. Ramsay a montré que la porte des Lions est un motif phrygien, M. Milchhoefer a revendiqué avec raison le même caractère pour un bon nombre d’objets découverts dans les tombes de l’agora ( Anfaenge der Kunst, p. 24). Ces objets eux-mêmes ne peuvent pas être séparés des stèles en pierre qui, à leur tour, ne sauraient guère être plus anciennes que la porte des Lions. On en arriverait ainsi à placer au vin” siècle tout l’ensemble de la civilisation mycénienne. Mais alors, que de difficultés! La date de 1100 avant J.-C. environ, attribuée à l’invasion dorienne, ne paraît pas pouvoir être sérieusement contestée ; trop de témoignages précis sont d’accord ou presque d’accord à ce sujet. Ainsi les princes ensevelis dans les tombeaux de Mycènes seraient des Doriens? Cette conclusion paraît pour l'instant bien problématique. Si ce sont des Phrygo-Cariens, comme l’a pensé M. Koehler et comme nous avons tout lieu de le croire avec lui, il faut de toute