AsXtsov, 1889, p
femme du type des Athénas, auquel s’adapte une tête découverte avant 1885. Les travaux de nettoyage ont continué aux abords de la porte de Beulé et près du temple de la Victoire Aptère; en ce dernier point on a trouvé une partie d’une chouette votive de dimensions colossales, dont la tète et la moitié du corps avaient été découverts en 1840 *.
— La démolition des murs modernes voisins des Propylées a fourni d’assez nombreuses inscriptions, parmi lesquelles nous relèverons les suivantes : 1° fragment d’une liste des tributs, paraissant dater de l’an 413 (p. 108); 2° décrets de 168 en l’honneur de Diodore, ami du roi Eumène et de ses frères (p. 110); le roi Eumène (197-159) est celui qui a construit à Athènes le portique entre les deux théâtres a ; 3° fragment en vers d’une dédicace archaïque à Aphrodite (p. 127); 4° corniche en deux morceaux (p. 129), portant deux fragments de dédicaces à Aphrodite Pandème (cf. Bull. Corr. Uellén., t. XIII, p. 160); 5" hase d’une statue du proconsul Claudius Illyrius, personnage déjà connu par un autre texte (C. I. A., III, 399) et qui répara peut-être, sous le règne de Valérien, les fortifications d’Athènes (p. 133); 6° inscription relative à la fête des Theseia (p. 147, cf. C. J. A., II, 444). Enfin M. Lolling a pu compléter ainsi, par la découverte d’un nouveau fragment, l’inscription contenant la signature d’Archermos (p. 119) : "Ap/epp.35 è-oicusv o Xïoç. ’IçiSîxs p.’ orv£6exev ’AOîvaiat iraXiG^ot.
— En exécutant un travail de voirie le long de la rue du Stade, on a découvert un grand nombre de tombeaux du ve et du IVe siècle, renfermant des lécythes blancs, des vases à figures l'ouges et des inscriptions1 2 3. L’une d’elles, gravée sur le long côté d’une sorte de sarcophage, est d’une paléographie singulière, dont l’archaïsme a paru factice au rédacteur du AsXxiov.
— La construction d’une maison près de la place de VHomonoia a fait découvrir deux vases à figures rouges que ïinventor, M. Pagka, a données au Musée central.4.
Août-septembre. — Fouilles de l’Acropole. — Il ne reste plus à étudier que la tour sur laquelle repose le temple de la Victoire Aptère et l’espace compris entre la porte de Beulé et les Propylées. Cela fait, le plateau de l’Acropole aura été exploré d’une manière complète et les successeurs de M. Cavvadias n’y trouveront même plus à glaner.