‹ Chroniques d'OrientChapitre 268 sur 410 · AeXriov, 1889, p · texte numérisé non relu

AeXriov, 1889, p

— M. Lolling a publié dans le AeXno v (1889, p. 179-200) un long travail sur deux bases en marbre pentélique, découvertes près de l’angle sud-ouest du Parthénon, où il reconnaît les socles des deux statues de cavaliers mentionnées par Pausanias à l’entrée de l’Acropole ; on sait que le Périégète était tenté de prendre ces statues pour celles des deux fils de Xénophon (I, 22,4). L’étude des fragments épigraphiques appartenant à ces bases et d’autres considérations font penser à M. Lolling que c’étaient des ex-voto dédiés par les chevaliers athéniens à la suite de la conquête de l’Eubée par Périclès en 446, Lakedaimonios (fils de Cimon), Xénophon (d’où l’erreur de Pausanias) et Pronapès étant hipparques. Les statues étaient l’œuvre de Lycios fils de Myron; si donc l’hypothèse de M. Lolling est admise, nous avons là une date approximative pour l’àpxij de ce sculpteur.

Octobre-novembre. — Fouilles de l’ Acropole. — Entre les Propylées et la porte de Beulé on a découvert un torse d’éphèbe du ive siècle, presque de grandeur naturelle. Les travaux commencés au pied du temple de la Victoire Aptère ont été remis à l’été prochain.

Antiquités transportées au Musée central'. — Nombreux vases d’Ërétrie, parmi lesquels une représentation de l’enlèvement d'Orithyie par Borée. — Objets découverts par l’École française à Thespies. — Objets recouvrés à Paris par la légation hellénique (vases, terres cuites).

Inscriptions de l’Acropole \ — Décret surmonté d’un bas-relief en l’honneur d’Hébrytémis, roi des Odryses (386 av. J.-C.); le nom de ce roi est nouveau. — Réplique de l’inscription Corp. inscr. attic., II, 74 a, où il est question d’Androtion. — Deux signatures du sculpteur (Loewy, I. G. B., n° 62).

Athènes. — La revue anglaise The Builder a publié un article accompagné de gravures sur les fragments d’architecture les plus archaïques découverts au cours des dernières fouilles sur l’Acropole1 2 3 4.

— Les mesures prises en vue d’assurer la conservation des couleurs sur les sculptures archaïques en tuf ont donné, parait-il, d’excellents résultats *. En revanche, on se plaint que les objets en bronze aient pris un aspect désagréable, par suite du traitement chimique que leur conservation a nécessité.

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