‹ Chroniques d'OrientChapitre 272 sur 410 · Bull, de Corr. Hellén., t. XIII, p. 467, pi. XIV · texte numérisé non relu

Bull, de Corr. Hellén., t. XIII, p. 467, pi. XIV

il se tire d’affaire en disant qu'à la fin du vie siècle il y avait sans doute de médiocres artistes à côté des bons. Je crois qu’il faut aller plus loin et déclarer carrément que ce bas-relief n’a pas été sculpté par un Athénien, mais par quelque marbrier de la côte d’Asie ou d’une des îles voisines.

— On ne cherchera guère un bas-relief grec, provenant suivant toute vraisemblance de l’Acropole, dans les Jahrbücher des Antiquaires du Rhin. C’est ce qui m’oblige à signaler ici l’article que M Urlichs a consacré à ce morceau de sculpture, article accompagné d’une des plus déplorables gravures qu’il soit possible d’imaginer. Le sujet représente Esculape et les divinités d’Éleusis1 2.

— M. Treu reconnaît des personnifications de Y Iliade et de V Odyssée dans deux statues féminines thoracatae qui ont été découvertes en 1869 près du Portique d’Attale*. II est amené à cette intéressante conclusion par i étude des bas-reliefs sur la cuirasse de la seconde figure, où 1 on distingue nettement Scylla, les Sirènes et Polyplième. Cette statue est signée du nom inconnu d’Iason d’Athènes (Loewy, /. G. B n° Treu suppose quelle a orné, avec la figure qui lui fait

pendant, le prétendu gymnase d’Hadrien, où M. Koumanoudis a vu qu il fallait reconnaître une bibliothèque. Peut-être étaient-elles placées de part et d autre d une statue d’Homère, comme dans le groupe de Colophon que mentionne une épigramme de V Anthologie (XVI, 292 éd. Dübner). Il est très probable que ce sont des copies d’originaux alexandrins, et cela tend à prouver, comme l’avaient déjà fait penser les reliefs de la balustrade d’Athéna trouvés à Pergame, que les statues thoracatae des empereurs, loin d’être une invention de l’art romain, sont, ni plus ni moins que les prétendues autres innovations de cet art,' des imitations de modèles hellénistiques.

— M. Gomperz a proposé une nouvelle restitution du plus ancien décret attique que nous possédions, celui qui concerne les clérouques de Salamine [Bull, de Corr. Hellén., t. XII, p. I)3.

— M. Koumanoudis signale la découverte à Athènes d’un autel cylindiique avec une dédicace A'jroXXtovc Y£?op2iw. L’épithète d’Apollon est nouvelle4. L’auteur de la dédicace est un certain KX(aûSl0)ç ©y,-

az'jç 'Paç'.as’ijç ; cette forme du démotique '*F«sî8ï]ç est nouvelle également 5.

1. Jahrbücher des Vereins... irn Rheinlande, t. LXXXVII, 1889 p, 1 et suiv

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