Phil. Woch., 1890, p
2. Alhen. Mittheil., t. XIV, p. 304; cf. Revue archêol., 1889, U, p. 97,
! 3. Robert, Hernies , t. XXlt, p. 133; cf. Doerpfeld, Alhen. Mitth., XII, p. S5.
En fouillant l’intérieur du Parthénon on a trouvé de nombreux
tombeaux d’époque byzantine (peut-être d’évêques d’Athènes)
— Le travail de M. Strzygowski sur l’Acropole à l’ancienne période byzantine est très intéressant pour l’histoire de l’architecture chrétienne*. L’auteur pense que le Parthénon a été transformé en église vers 435, probablement sous le vocable de sainte Sophie ; c’est au vne siècle, lors de la translation d’une vieille image de la Vierge dans cette église, qu’elle fut vouée à la 0sot6-/.oj. Les fragments d’architecture et de sculpture byzantines sont très nombreux sur l’Acropole, mais on n’a encore rien fait pour les classer chronologiquement. M. Strzygowski établit que la feuille d’acanthe trapue et dentelée marque une époque intermédiaire entre Théodose II et Justinien ; avec le chapiteau surmonté d’un reste d’architrave (imposte), cette forme est une des premières transformations subies par l’architecture antique dans le processus d’où le style byzantin devait sortir. On a trouvé sur l’Acropole beaucoup de fragments qui se placent ainsi vers la fin du ve et au VIe siècle; M. Strzygowski en a donné de bons dessins et les a rapprochés des chapiteaux de l’église d’H. Paraskevi à Clialcis, de Prevesa, d’Acrccorinthe et d’Argos. Quant aux chapiteaux de l’Acropole d’Athènes, l’auteur pense cependant qu’ils n’ont pas fait partie d’édifices chrétiens construits en cet endroit, mais qu’ils y ont été apportés d’autres parties de la ville par les habitants de l’Acropole au moyen âge. Cette conclusion ne laisse pas de surprendre, car les matériaux de construction, grands ou petits, n’ont jamais manqué sur l’Acropole même.
— M. Doerpfeld propose de placer le monument choragique de Nicias, dont les fragments ont servi à construire la porte dite de Beulé3, au nord-est du théâtre d’Hérode Atticus*; le monument en question aurait été détruit lors de la conslruction de ce théâtre.
— Un bas-relief votif d’un style bien lourd, représentant Hermès et les Charités5, a été découvert sur l’Acropole et fort bien commenté par M. Léchât6. Les traces de polychromie y sont nombreuses. M. Léchât s’est trouvé dans l’embarras pour justifier la présence, sur l’Acropole, d’une œuvre aussi peu attique tant par le sentiment que par le travail ;
d. Alhen. Millh., t. XIV, p. H9.