‹ Chroniques d'OrientChapitre 277 sur 410 · Revue archêol. , 1889, II, p · texte numérisé non relu

Revue archêol. , 1889, II, p

publié d’abord par M. Philios, a trouvé le plus perspicace des Œdipes dans le directeur de l’École française d’Athènes. Le travail de M. Foucart a paru dans le Bulletin 1 ; il montre une fois de plus, et d’une manière saisissante, ce qu’on doit entendre par la mens divinior en épigraphie. Parmi les résultats nouveaux, je signalerai particulièrement ceux-ci : le titre de xs^etpoTOvr(p,svoç i%\ ty ;v œoXoaïjv -rTjç

yâpxq, qui atteste une division du travail entre les stratèges dès le milieu du ivB siècle; la construction du portique à douze colonnes qui précédait la grande salle d’initiation (le prostylon de Vitruve, VII, praef., 12) doit avoir commencé dans la seconde moi tié du ive siècle ; il existait, à la même époque, des Propylées qui disparurent lors de la construction du Portique de Philon. M. Foucart, a insisté sur l’intérêt politique de ce document, « qui nous montre sur le vif et en action le gouvernement démocratique, c'est-à-dire la gestion des affaires par l’intervention directe de l’ensemble des citoyens ».

— Parmi les antiquités d’Éleusis qui ont été transportées récem ment à Athènes, il y a une belle tête de bélier, avec des traces de couleurs, et une intéressante série de petites figures en marbre. L’une d’elles est un groupe, représentant un homme assis dont la main est passée autour du cou d’une femme agenouillée, motif tout à fait analogue à celui du groupe resté en place dans le fronton occidental du Parlhénon. Il y a aussi une femme drapée assise, tenant un enfant sur ses genoux, qui rappelle beaucoup une des figures des dessins de Garrey. M. E. Gardner nous assure que ces sculptures ont été découvertes under proper supervision et que leur authenticité est au-dessus de tout soupçon 1 2 ; souhaitons-le, mais ne le garantissons pas.

— Le buste d’Eubouleus a donné lieu, dans le Jakrbuch , à une polémique assez désagréable entre MM. Furtwaengler et Benndorf3. Cela m’a d’autant plus étonné que j’avais signalé ici même ( Revue archéol., 1889, p. 204, n. 2) la correction des termes dans lesquels M. F urtwaengler reconnaissait les droits de priorité du savant viennois . Puisqu’ils ne font de doute pour personne, à quoi bon récriminer sur 1 opportunité de la publication de M. Furtwaengler en 1887 ? Je ne mentionnerais même pas ici cette petite querelle si elle ne soulevait une question de déontologie scientifique. Il me semble qu’il faut la résoudre par le principe que les droits de la science passent avant tout, et qu’on est parfaitement autorisé à prendre en main l’étude d’un

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