Bull, de Corr. Ile/tén., t. XIII, p. 476, pl. VI
singulière vérité d’allure. L’éditeur pense que ce bas-relief a pu appartenir à la frise du temple d’Athéna Aléa due à Scopas; je le croirais volontiers plus ancien.
— Dans une note communiquée le 18 mai 1889 à la Société d’Anthropologie de Berlin *, M. Schliemann écrit que « l’École française d’Athènes, à Mantinée comme à Délos, a fouillé sur plusieurs centaines de points sans rien découvrir d’intéressant. » Cette critique n’aurait pas dû être recueillie, même sous une forme atténuée, dans la Philologische Wochenschrift , feuille dont les rédacteurs, qui sont des archéologues, ont le devoir de connaître le Bulletin de Correspondance Hellénique. M. Schliemann a, du reste, fort gracieusement reconnu son erreur, dans une lettre qu’il m’a écrite d’Athènes, le 11 février 1890, en réponse à une protestation que je lui avais envoyée3 : « 'Apxt tï;v erp àxo xx' èvsgtûtoç y.op.taâp,svoç èxwioXrjv, tjŒÔopa ay Gop,at et àoty.wç zx èv MavxiVEÎa te y.at AvjXw èpya tv;ç èvGâos yaXXty.yç ’A'/.a^piaç rpip.xGx. 'Azxp iaGi p.e àpÇapivou tou èxouç auxG ' ty;v IIeXotovjy;oov xsptxopeuép,£VOV èv û yp ovw ai ûxo tûv Ixaiptuv crou èv Mavxtveta eûp-çpiva'. tou üpaljttéXouç àvayXuÿat v; oüxext -q apxt p.6vov èç to Mouœeïov Etcny/G-qcxv, -q p.-qv Trâvxwç èpot âyvwa xot -^cav zrp èp-qv xeptoosiav èv t a“ç « Verhandlungen » xept ysypaçÔTt. Etc oè z'xq âvayXuçàç è/.etvaç àxtSûv, oùîelç av è^apvoruo p-q oùy. stvat peyaXoxpExeaTixTaç y.at P*i eux âxoy.aOicTaoôa! to psya tou Mougêîou y.oap-qpa. Tûv §è ûxo cou te y.at tûv ÉTatpwv cou èv A-qXm èijwpwpuypèvcov va xXeïaxa, ûço!s0a, èv Muy.ovo) y.aTsXeXe'xsTO, où’twç Se èp.otye ayvoma otsp.EtVEv. “Evay/oç p.èv stSov coa èc; aùxûv etc to èvGâoe pouosTov psx-qvs/O-q, oùy. ô/.vû ôè StappvjSiqv âxoïpaivsaGai, oxt y.at xotç èv A-qXw è'pyotç y.at xqv ’EXXâoa --TJ.eu~rpy.zz y.at xqv z~'.üzrt u.rp psyâXwç cyyvj.rpy.zz. Otop.at SijxouOEV auyyvMOTov pot stvat et, tûv èv AqXto te y.at Mavttvsta àvaaxaçûv ysysvqpsvuv, oùy. aÙTty.a va y.a0Éx.aoTa tûv eùpiqpÉvwv àp-/atoXoyt-/.ûv Gqiraupûv èp,epa6-qy.stv, y.at yàp, ûç otoGa, xpayp-axcov 5ylM xEptEojçqpÉvoç wv ctaTsXû, oxav Se cXtyqv âyw zyo/.rp . p,âXtOTa y.tVEt v.E tov vouv xi spstxtx x-qç axcpspaupua-pÉvqç ixzvrrp xpyx'.bzrpoq tou 'EXXqvty.oû sGvouç,
t. Verhandlungen der berliner Gesellschaft, 1889, p. 415.
2. Je publie quelques passages de cette lettre de M. Schliemann, pour montrer avec quelle familiarité l’heureux explorateur manie la langue grecque. Bien des hellénistes de profession seraient embarrassés pour en faire autant. On trouvera un jour, dans les archives du Musée de Saint-Germain, une grosse liasse de lettres grecques écrites par M. Schliemann et on les publiera peut-être à une époque où personne ne sera plus capable de l’imiter.
•ijv, SucStoapiTto; i!«)XafSmeç èv t2> Auxau-feT â/avoüç xapsAÔsvTOç, :rpsï- CTTopwJjV xpouayopsuEiv etwOap.EV '/.ai Trpôç fjç t/jv oix^eôiwcvffiv vjo'.jtcv p.oî èffti ScaxptSsiv. »
Je comprends tout cela et me contente d’adresser à M. Schliemann le conseil évangélique : IIopEiou '/.a; [j.r^év. âp.ap ravs.
Sparte. — Dans un jardin de Sparte, on a découvert une mosaïque où est représenté un buste de femme couronnée d'un travail remarquable; l’inscription CA<$<t>.Q placée tout auprès prouve que c’est un portrait de la divine poétesse de Lesbos1. Non loin de cette tête, on lit l’inscription AAKHBHAAHC (sic), mais le buste d’Alcibiade qu’elle accompagnait a malheureusement disparu2. La suite des fouilles a montré que le reste de la mosaïque était détruit; on a cependant découvert une troisième inscription, KAAAIOTTH.
Vaphio3 4. — Dans son ouvrage sur les Minyens, publié en 1820, Otfried Mtiller écrivait (p. 319) : « Je ne sais pas si je fais une supposition téméraire en pensant qu’Amyclées a été l’ancienne résidence principale des Pélopides et qu’elle est la ville appelée Lacédémone par Homère. Là était le monument d’Agamemnon, car il passait pour y avoir été tué, et les Amycléens disputaient aux habitants de Mycènes la possession du tombeau de Cassandre; là aussi vivait Tyndare, et les Tyndarides sont appelés dieux amycléens-, même dans les poèmes postérieurs, on trouve des traces de la tradition qui plaçait à Amyclées la tragique histoire des Pélopides. Je me demande si des recherches plus exactes ne feraient pas découvrir près d’ Amyclées des monuments semblables à ceux de Mycènes. »
O. Müller ignorait, en écrivant ces lignes, que dès 1805 le consul Gropius avait trouvé près du village désert de Vaphio une construction avec coupole analogue aux prétendus trésors de Mycènes*. La pre-
1. On possédait déjà le portrait de Sappho sur des monnaies de Lesbos [Zeitschrift für Numismatik , t. XI, p. 114) et sur des vases ( Museo Ita/iano, t. Il, p. 41).