Cf. Revue archéol., 1889, II, p
5. Le manque de caractères spéciaux m’empêche d’insister sur cette dis¬
cussion.
feld considère aujourd hui Milet comme le centre de formation et de dispersion de l’alphabet, ionien L
M. Ramsay se plaint à plusieurs reprises de n’avoir pu faire connaître tous les dessins des monumenls phrygiens étudiés par lui, faute d avoir trouvé le concours nécessaire chez ceux dont dépendait 1 exécution des gravures. Il faut souhaiter qu’il se rencontre un éditeur intelligent pour lui faciliter la publication intégrale qu’on attend de lui.
M. Ramsay est aussi revenu sur les inscriptions de Radinlar', écrites dans un grec barbare par des Phrygiens mal hellénisés, que M. Hogarth a publiées dans le Journal ofHellenic Sludies (1887, p. 376 et suiv.)3. Les textes nouveaux que commente M. Ramsay ont été découverts par lui au mois de juin 1888 ; il y est question d’un couple divin, composé d’une déesse-mère, Artémis Leto, et de son fils Apollon Lairbenos. Ce dernier a pour symbole la hache bipenne, comme le dieu solaire lydo-phrygien. Une inscription contient le mot sÇevurXctpiov, dont la présence dans les épitres d'Ignace avait été alléguée contre leur authenticité (M. Ramsay place au 11e siècle le texte où il a teleté ce latinisme). Une autre fait connaître le oi;p.oç Kayor-rvioiv, sur les confins des territoires de Dionysopolis et de Mossyna. Signalons encore deux épithètes nouvelles de Zeus, NwvooXsûç et T ooWo’j (p. 224). La plupart des inscriptions de Radinlar appartiennent à une classe de dédicaces que 1 on pourrait appeler édifiantes . Le thème général est celui-ci : une personne, physiquement ou moralement impure, s’est approchée de 1 hiéron\ elle a été punie de sa témérité par quelque maladie, mais elle a confessé sa faute, a été guérie, et elle relate les faits pour l’instruction — nous dirions pour V édification — des fidèles. Ces curieux documents sont surtout abondants en Méonie, dans les environs de Koula ; M. Ramsay en a cité de nombreux exemples (p. 225 et suiv.).
— L’École française a acquis l’original de l’édit d’Anfiochus II, instituant un culte officiel en l’honneur de la reine Laodice. Découvert en 1884 à Durdurkar * en Phrygie, l’édit en question a déjà été publié dans le Bulletin de 1885 (t. IX, p. 324). M. Holleaux a pu l’étudier de nouveau à loisir, et il en a donné une seconde édition modifiée sur un certain nombre de points s. Ce document serait à sa place au
t. Rheinisches Muséum, 1889, p. 461 et suiv.