Le Parti national , 21 novembre
Fassiler*, découvert par M. Sterrett [Wolfe Expédition, p. 164); nous le reproduisons ici d’après lui, M. Perrot n’ayant pu le faire figurer dans le quatrième volume de son Histoire de l’Art (p. 740)1 2. La sculpture, qui est fort laide, rappelle par certains détails celles de Ptérium, mais il faut attendre, pour en apprécier le style, qu'on en possède une image photographique. M. Ramsay incline à croire que Fassiler occupe l’emplacement de Dalisandos, ville mentionnée par les listes byzantines.
L’auteur s’occupe aussi de lathéoriedeM. Hirschfeld, qui a cru pouvoir établir une ligne de démarcation entre les monuments syro-cappadociens du groupe oriental et ceux du groupe occidental3. Il pense que cette distinction ne se vérifie ni pour les monuments de l’art ni pour les inscriptions. M. Ramsay publie ensuite (p. 180) une copie plus correcte de l’inscription hiéroglyphique de Kolitolu (Tyriaion), déjà donné par M. Hirschfeld, et une inscription inédite de Bey-Keui, sur la route de Koutaya, qui est voisine du fameux monument des Lions. Un bas-relief du même style, dont il reproduit un meilleur dessin (cf. Journ. Bell. Stud., 1882, p. 9; Perrot, Hist. de l’art, t. IV, p. 722), se trouve tout auprès du tombeau de Midas. Cette juxtaposition de monuments hittites et phrygiens est fort remarquable et tend à prouver que l’art delà Phrygie est une continuation de celui de la Cappadoce, dans un esprit plus libre et se rapprochant déjà de l’art grec 4.
— Le nouveau Musée asiatique de Berlin est entré en possession