‹ Chroniques d'OrientChapitre 320 sur 410 · Alhen. Mitth ., 1889, p · texte numérisé non relu

Alhen. Mitth ., 1889, p

2. Nous avons déjà signalé le monument de Fassiler, Revue archéol., 1887, I, p. 9S.

3 . M . Ramsay se sert de l’expression syro-cappadocien , au lieu de hittite, pour ne pas préjuger la question du centre primitif de cette civilisation.

4. Parmi les autres points traités par M. Ramsay dans cet article, nous signalerons brièvement les suivants : 1° les symboles placés près des personnages de la double procession de Ptérium sont bien des hiéroglyphes; 2° la figure Perrot, t. IV, p. 64S, fig. 321, est féminine, non virile; 3° réédition de l’inscription d'Eyouk en caractères grecs archaïques, autrefois copiée par Hamilton; 4° les sphinx d’Eyouk sont de sexe différent; 5° le cartouche de la Niobé du Sipyle renferme bien des hiéroglyphes cappadociens et la tête de cette statue portait probablement une couronne murale. Notons enfin une explication précise, mais trop longue pour être transcrite ici, de la confusion qu’on a longtemps faite entre les deux sculptures rupestres signalées dans le Sipyle par Pausanias (III, 22, 4; VIH, 2, 6).

des sculptures découvertes à Sindjirli ’, qui sont exposées auprès des moulages des bas-reliefs de Boghaz-Keui. De Sindjirli est venu aussi un bas-relief colossal représentant Asarhaddon, où le roi est figuré en compagnie des mômes symboles que sur le monument deNahr-el- Kelb en Syrie. Devant lui sont deux prisonniers, l’un syrien, l’autre éthiopien (le prince Tirhakah). Une inscription gravée des deux côtés de la stèle parle de la défaite de ce dernier roi. Une autrestèle colossale de Sindjirli porte une inscription en vingt-deux lignes, gravées en relief, en langue et en caractères araméens ; elle nous apprend qu’elle a été élevée à Panammu, roi de Samahla, contemporain de Tiglath-Pileser. M. Sayce considère ce monument comme le plus important que l’on ait encore découvert dans le domaine de l’épigraphie sémitique 2.

Le Musée de Berlin a encore acquis un vase en bronze des environs de Van, dont le rebord porte des caractères hittites, un bracelet d’argent de même provenance se terminant par des têtes de serpent, des outils en fer, une statuette en bronze émaillée et des boucliers de bronze, pareils à ceux du British Muséum qui portent le nom de Rushas, roi de Van, vers 650 avant J.-C.

— M. Berlioux, connu par d’aventureuses recherches sur les Atlantes, reprend l’ancienne opinion de Champollion d’après laquelle les Chétas seraient des Scythes. Il n’admet pas que les Chétas des Égyptiens et les Chattis des Assyriens soient identiques aux Hittites de la Bible. Son travail, qui n’est d’ailleurs qu’une esquisse en quinze pages, contient des rapprochements étymologiques très audacieux ou même extravagants3 4.

— Il suffit de signaler les nouvelles rêveries de M. Couder sur l’altaïsme des Hittites, publiées dans le Journal of the Anthropological Institute (1889, p. 30-49). L’auteur donne cent noms hittites qui se retrouveraient, avec des significations analogues, en accadien, médique, susien, étrusque, turc, mongol, etc. C’est de la philologie comme on en faisait il y a longtemps.

Golfe Persique. — Des tumuli contenant des tablettes d’ivoire gravées, des œufs d’autruche et des instruments en cuivre, ont été explorés par M.Th. Bent1 dans la plus grande des iles Bahrein (golfe

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