Ibid., 1890, p
5. Cf. l’inscription africaine Virginum cancellus ( Comptes rendus de l'Acad. des inscr ., 1889, p. 417). Pour un spécimen de cancellus, voir Bosio, Rom. sotterr.,, pl. 429.
6. M. Allen s’est montré de nouveau excellent helléniste en restituant avec beaucoup d’esprit et d’élégance une épitaphe métrique de Platées {ibid.,
7. AsXtiov, 1890, p. 29. Voir, sur les exemplaires découverts depuis la pu-
contient une colonne et demie de prix qui n’était encore représentée par aucun exemplaire
Akraepiiiae. — M. Holleaux a publié une nouvelle série d’inscriptions découvertes au cours de ses fouilles sur 1 emplacement du temple d’Apollon Ptoios*. Dans les mêmes articles, il a donné une très intéressante étude sur la constitution de la ville d Akraephiae d’après l’épigraphie et prouvé qu’il ne fallait pas conclure de la plirase de Pausanias (IX, 23, 0) à l’abandon du sanctuaire du Ptoïon après la destruction de Thèbes par Alexandre.
Thespies. — Parmi les objets découverls par M. Jamot près du temple des Muses à Thespies, figure une stèle votive très singulière; on y voit le buste en relief d’un vieillard aux cheveux hérissés et, tout autour, des inscriptions malaisées à lire où il est question d’Hésiode et de son père Dios. Le vieillard aux cheveux hérissés est-il Pan, Thamyris, Hésiode lui-même? Il est d’autant plus difficile de se prononcer que cette sculpture est, jusqu à présent, unique en son genre 3 .
Thèbes. — M. E. Fabricius a montré que l’enceinte de Thèbes s’étendait beaucoup plus vers l’ouest que ne l’ont admis Ulrichs et Forchhammer; la découverte de fragments de tuiles faîtières lui a permis de suivre presque entièrement le tracé de l’ancienne enceinte. Il a pu aussi établir que le mur de la Cadmée, loin d’ètre enveloppé par celui de la ville, se confondait avec celui-ci au sud et venait s’y appuyer*.
— M. O. Kern a donné dans V Hermès (1890, p. 1-16) un article
blication du Corp. inscr. lat., t. III, l’article de M. Mommsen dans l 'Hernies, 1890, p. 17-35.
1. Waldstein, The Academy, 1890, 1, p. 317 ; The Athenaeum, 1890, I, p. 578; The Nation , 8 mai 1890.
2. Bull, de Corr. Hellén., t. XIV, p. 1-64, p. 181-203 (dédicace de la ville de Thespies, p. 2; signature de Simalos, p. 6; décret du conseil amphictionique de Delphes, p. 21; décret d’ Akraephiae en l’honneur d’arbitres envoyés par la ville thessalienne de Larissa, p. 36 ; décret des villes béotiennes en réponse à des théories venues d’ Akraephiae pour les inviter à prendre part aux jeux Ptoïa, p. 52 et suivantes; reddition de comptes par un fonctionnaire du temple, p. 182; inscriptions agonistiques, p. 189, 191, 192).
3. Bull, de Corresp. Hellén ., t. XIV, p. 546-551, pl. IX etX.
4. E. Fabricius, Thehen, Fribourg, 1890, avec une carte en couleurs. Cf. Revue crit., 1889, II, p. 41.
développé sur le sanctuaire des Cabires découvert près de Thôbes par l’Institut allémand (cf. Revue archéol., 1890, I, p. 277).
Thisbé. — M. J.-C. Rolfe a publié une relation des sondages pratiqués à Thisbé par l’Ecole américaine; celte notice est suivie d’un certain nombre d’inscriptions dont l’une, déjà connue en partie ( E<f>Y;p.. àpx-i n° 3061), parait très intéressante1.
Tanagra. — Les fragments Ilepl vûv èv 'EXXaSi ■xcléoi'/ publiés par C. Müller {F. H. G., II, p. 254) , qui contiennent une description souvent citée de Tanagra, doivent être attribués non à Dicé arque mais à Héraelide le Critique, mentionné par Apollonius (Westermann, IlapaîoSoYpâçit, p. 109, 3), comme l’auteur d’un livre du même titre. Après Wachsmuth, CJnger et Wilamowitz, M. Fabricius a essayé de fixer la date de cet écrivain : il s’arrête à l’époque comprise entre 260 et 247 avant J.-C. 2.
— Deux terres cuites archaïques de Tanagre, représentaiat l’une un cavalier et l’autre une divinité féminine émergeant d’une gaine peinte, ont été publiées et longuement étudiées par M. Jamot, qui s’est efforcé de leur assigner un rang chronologique dans la série des statuettes analogues3 4. Plusieurs figurines marquant les diverses étapes dans l’histoire de ces types ont été reproduites par la zincogravure au cours de son article (p. 208, 210, 213-215, 218-220).
Delphes. — M. Pomtow croit qu’il y avait à Delphes une répliquer de l’ex-voto placé par les Messéniens à Olympie. On connaît aujourd’hui seize fragments de la base en marbre triangulaire qui le portait ; ce qui reste des inscriptions se rapporte aux Messéniens et aux Naupactiens. Les deux monuments appartiendraient à la période comprise entre 430 et 421 avant J.-C. a.
Corinthe. — Le beau lécythe protocorinthien, donné par feu Malcolm Macmillan au Musée Britannique, a été publié une seconde fois, mais en couleurs, dans le Journal of Hellenic Studies, aux frais delà famille du défunt 5.