Société' archéologique de Berlin, juillet
5. C. Smith, Journal of Hellenic Studies, t. XI, p. 167-180, pl. I, et II. Cf.
Patras. — On annonce la découverte d’un sarcophage en marbre, sur lequel est figurée la chasse de Calydon1. C’est un beau travail gréco- romain.
Tirynthe. — M. G. Perrot a consacré, dans le Journal des Savants, trois articles aux monuments de Tirynthe, qu’il a récemment eu l’occasion de visiter®. M. Puchstein a institué une comparaison entre le palais de Tirynthe et les constructions de l’acropole d’Hissarlik3 ; il est disposé à considérer ces dernières comme le résultat d’un emprunt fait par l’Asie à la civilisation mycénienne.
— Une gemme en hématite, récemment acquise par le Musée Britannique, offre le dessin archaïque de deux figures saisissant un taureau par les cornes. Un des hommes est représenté couché dans l’espace au-dessus du taureau, preuve nouvelle que, dans la peinture de Tirynthe, il ne s’agit pas d’un acrobate4. Un argument dans le même sens avait déjà été fourni par la découverte de Yaphio5.
Trézène. — M. Legrand, fouillant au nom de l’École française, a mis au jour un monument d’ancien style, que M. Ch. Normand considère comme un autel, une slatue de Mercure de grandeur naturelle et un édifice qui est peut-être un gymnase0.
Épidaure. — M. Foucart a établi7 : 1° que les frontons du temple d’Asklépios sont de Timothée, un des sculpteurs qui travaillèrent au Mausolée, résultat d’une importance capitale pour l’histoire de l’art; 2° que la tholos est bien de Polyclète le jeune et fut construite après le temple, vers 360 avant L-C. M. Léchât, collaborant avec un architecte, M. Defrasse, a donné de bonnes raisons pour faire admettre que la tholos abritait la source sacrée d’Asklépios, et que l’autel du
Revue archéol,, 1889, I, p. 10b; 1890, I, p. 275. Les nouvelles planches sont admirablement exécutées.