‹ Chroniques d'OrientChapitre 357 sur 410 · Société archéologique de Berlin, juillet · texte numérisé non relu

Société archéologique de Berlin, juillet

vertes de Vaphio avec les bas-reliefs hittites de Sindjirli d’une part, les monuments égyptiens de l’autre. Il croit que la civilisation mycénienne est originaire de Syrie et admet qu’elle a fleuri entre 1600 et 1200 avant J.-C. Je ne vois pas pourquoi les mêmes influences n’auraient pu s’exercer sur une civilisation ayant son centre en Crète, d'autant plus qu’il y a trace d’anciens rapports entre cette île et la côte syrienne. Le mémoire de M. Winter contient des observations très intéressantes ; ainsi il rapporte à l’art mycénien un vase gravé de Chypre considéré à tort comme phénicien (Perrot et Chipiez, t. III, p. 794) et explique les figures fantastiques qu’on trouve à la fois sur cet objet, sur des gemmes insulaires et sur un fragment de peinture murale de Tirynthe comme des imitations de la divinité égyptienne Thueris (l’hippopotame).

Olympie. — ■ M. Furtwaengler publiera prochainement un ouvrage avec gravures sur les bronzes découverts par l’expédition allemande à Olympie1 2.

M. Treu8, contrairement à M. Six, n’admet pas la restitution d’un autel aux pieds de Zeus dans le fronton oriental; en revanche, il donne raison à MM. Laloux et Monceaux, qui ont reconnu les traces d’une cuirasse en bronze sur le torse de Pélops ( Restauration d’Ulympie, p. 87), bien qu’il ne s’accorde pas avec eux sur la restitution de cette cuirasse. Le sculpteur Possenti a retrouvé une partie de la main gauche de l’homme assis à terre (L), qui doit avoir tenu les rênes de l’attelage d’Oenomaüs, alors que M. Six le représente appuyant sa main élevée contre sa joue. Guidé par des considérations techniques, M. Treu n’admet pas non plus, comme l'a fait M. Six, la disposition des chevaux sur deux rangées. Ayant donné précédemment un croquis du projet de M. Six, nous reproduisons ici, à titre de comparaison, celui qui a été proposé par M. Treu ( Jahrb . d. Inst., 1889, pl . 8-9, no ] ) .

On a retrouvé, sur les indications du sculpteur Hartmann, la main gauche du vieillard assis qui fait partie du fronton oriental; cette

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