‹ Chroniques d'OrientChapitre 37 sur 410 · Myrina · texte numérisé non relu

Myrina

5. Peut-être le Titanus de Pline (V, 30,32), nommé T1TNAIOC sur les monnaies d'Aegae ( Nimroud-Kalessi ). L’hydrographie de cette région, dont il n’existe pas de carte digne de foi, est encore très confuse.

6. Nous avons retrouvé cette roche, et M. Sayce a cru y reconnaître une tête de taureau sculptée en relief qu’il a signalée dans V Academy. La coupure a certainement été faite de main d’homme à une époque très ancienne.

sur la rive gauche. Deux minutes d’ascension sans trop de fatigue conduisent au sommet de la colline, qui est garni de gros rochers séparés par des crevasses pleines d’eau. Dans la partie du sud et à quelques mètres plus bas que le sommet, on trouvera la grotte en question. Y étant entré, j’y ai vu une sculpture grossière à la paroi extérieure qui m’a paru représenter un Assyrien factionnaire gardant une chambre sépulcrale. »

La colline signalée par M. Guichon présente des vestiges d’une acropole très ancienne, avec des citernes et une grande porte cyclopéenne dont un des montants est encore debout. M. Sayce a décrit ce site dans une lettre adressée à Y Academy (9 avril 1881), où il a reproduit les mesures que nous avons prises sur place. Une seconde colline, un peu plus loin, porte également des traces de constructions; dans les rochers abrupts qui la couronnent, on voit deux chambres sépulcrales taillées en forme de parallélipipèdes surmontés d’un angle dièdre, sans aucun ornement architectural ; à l’entrée, deux grands trous indiquent la place des pièces en métal qui fixaient les battants de la porte. M. Sayce a pensé que la Myrina primitive a pu occuper l’emplacement de la colline d’Ouzoun-Assanli ; la colline voisine aurait servi de nécropole. L’existence à cet endroit d’une figure rupestre semblable à celle de Nymphio est un fait très important et que je crois établi avec certitude, bien que nos efforts pour la retrouver n’aient pas abouti.

Asie Mineure. — M. Sterrett, actuellement secrétaire de l’École américaine d’Athènes, est reparti pour l’Asie Mineure au commencement du mois de juin1 2. Le 21 juin il écrivait d’Ak-Sheher pour annoncer la découverte de nombreuses inscriptions. « J’ai définitivement fixé le site d’Heracleia, découvert que le lac Egerdir est la source du Ceslrus8, étudié pour la première fois le grand passage de Sultan-Dagh, point où les cartes sont toutes défectueuses, corrigé la nomenclature de bien des villages et ajouté beaucoup d’autres noms à la carte. » M. Sterrett visita ensuite les ruines d’Antioche en Phrygie, où il signale « plusieurs frises avec des reliefs d’un excellent travail » et où on lui offrit « à pleines mains » des monnaies romaines. A Antioche, il copia plus de soixante inscriptions, dont quarante environ sont latines; toutes seraient inédites, sauf trois ou quatre. M. Sterrett

1. Les résultats de la mission de M. Sterrett en 1883, accomplie par lui en compagnie de M. Ramsay, ont été publiés dans le Times de Londres (21 mars 1884) et le Daily Advertiser de Boston (8 avril).

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