Cf. Revue archéol., 1890, I, p
Würzbourg (catalogues par L. Urlichs, 1865-72). — Vases, terres cuites, bronzes, ces derniers provenant de la collection Castellani (1883) ; torse d’Hercule avec les dépouilles de l’Hydre, acheté à Rome *.
Les autres collections de l’Allemagne de l’ouest ont surtout acquis des objets romains ou de provenance locale.
M. O. Rossbach a publié une notice sur les antiquités grecques du Musée universitaire de Breslau2. Ce Musée a reçu en 1888 quatre-vingtdeux vases grecs de la collection Fontana, de Trieste, acquise par le gouvernement prussien et partagée entre les musées de Berlin, Breslau, Bonn et Goettingue.
— M. R. von Schneider a publié, dansl eJahrbuchderk. k. Sammlungen d’Autriche, une série de statuettes de bronze très intéressantes qui font partie des collections impériales3.
— Le Musée de Boston compte aujourd’hui sept cent soixante-dixsept moulages. Sa collection de marbres antiques originaux s’est accrue d'une tête ailée d’Hermès, d’une tête d’Athéna, de deux bustes de Domitien, d’un buste de Maximin et d’une tête colossale d’Apollon trouvée à Rome, ayant appartenu à Lassalle et à Hans de Bülow. Le même Musée a acquis de nombreuses terres cuites découvertes au Transtévère et une collection de vingt-trois vases peints, dont une description a élé publiée par M. E. Robinson4.
— La vente de la collection des monnaies grecques de Photiadès- Pacha (19-22-mai 1890) a été un événement dans le monde des numismates. Le catalogue, rédigé par M. Froebner, est orné de huit planches en pbototypie qui reproduisent les pièces les plus rares. L’une d’elles, une monnaie archaïque d’Olympie (n°1031, pl. V), a été achetée 5,900 francs par le Musée de Berlin". La collection des monnaies byzantines, dont M. Froehner a également publié le catalogue avec
L Wieseler, Nachrichten der Gesellsch. der Wissenchaften zu Gôttingen, 1888, p. 423; Urlichs, Verhandlungen der 40 Philologenversammlung, p. 312.
2. Griechische Antiken des arch. Muséums in Breslau, 1889, avec 2 pl. (I, terres cuites, parmi lesquelles deux plaques dites de Milo ; 11, bronzes, entre autres un pied de miroir archaïque et un Triton analogue à l’un des Satyres de bodone).
3. Jahrbuch, 1890, p. 69-63 (Athéna archaïque, Coré, Artémis, Atalante).
4. Muséum of fine arts, fourteenth annual Report, 1890, p. 7-16; Archaeol. Anzeiger, 1890, p. 51; un de ces vases a été publié par Gerhard, A. V., IV, pl. 282.
5. Voir la liste des prix dans la Revue numismatique, 1890, p. 261 et suiv. Le total de la vente a produit 124,000 francs, chiffre assez faible si l’on considère l’excellence delà collection; mais les pièces d’une rareté moyenne ont été — comme cela arrive toujours — sacrifiées.
deux planches, a été acquise en bloc par le Musée de Sainl Pétersbourg au prix de 70.000 francs.
Le catalogue des antiquités de la collection Eugène Piot, vendue à Paris le 27 mai 1890 et les jours suivants, contient dix-neuf phototypies et quarante-trois vignettes, toutes d’une exécution assez médiocre, mais précieuses par les motifs qu’elles représentent. Nous signalerons le n» 14 (pi. I), tète d’éphèbe de style archaïque ayant appartenu à Péretié, acquise au prix de 13,000 francs pour le Musée de Copenhague ; le n" 44 (pl. III), magnifique statuette en bronze de Vénus acquise par M, de Clercq ; le n" 248 (pl. IV), partie supérieure d’une femme voilée, figurine chypriote du plus beau style, achetée parle Louvre; le n° 272 (pl. VI), Vénus du type dit monocnème, figurine dorée provenant de Smyrne, acquise par Mme Darthès; le n 274 (pl. VII), Éros sur un dauphin, figurine dorée de Smyrne; le n" 320 (pl. IX), plaque estampée de Melos (?) déjà publiée par Rayet dans le Bulletin de Correspondance Hellénique, 1879 (pl. XIII) ; les nos 324 et 325 (pl. XI), déesse portant un enfant et Thétis luttant contre Pélée, plaques de même provenance; les nos 357 (pl. XV), 3o9 (pl. XVI), 360, 369, 373 (pl. XVII), 363 (pl. XVIII), figurines de Tanagre. Le n° o39, acquis par le Louvre, est un moule d’un groupe en terre cuite avec la signature (j)EI *.
Dans la préface de ce catalogue, M. Froehner écrit (p. vil que M. Piot « n a jamais douté un instant de l’origine antique des terres cuites d’Asie Mineure ». Cela est exact et j’en sais quelque chose, ayant eu avec lui une discussion fort vive sur ce point. Mais il n’est pas mauvais d ajouter que Eugène Piot, comme en témoigne son catalogue, n’a jamais acquis un seul des groupes dont il affirmait l’authenticité. Il les croyait bons, mais dans les vitrines d’autrui.
— Deux autres ventes d’antiquités ont eu lieu dans le courant de 1 hiver, Je 20 mars (collection Hoffmann, avec nombreuses terres cuites) et le 31 mars 1890 (collection Sabatier, antiquités égyptiennes, giecques et romaines). Le catalogue de cette dernière collection a été rédigé par M. G. Legrain. Les objets égyptiens les plus importants ont été acquis par le Musée de Copenhague s ; quelques-uns sont entrés au Louvre 3.
L’archéologie et les amateurs. — Un docteur ès lettres, qui
1. Les acquisitions faites à cette vente par le Musée du Louvre sont énumérées dans le Bulletin des Musées, 1889, p. 2S4-2S7 (sans les prix).