Philologische Wochenschrift, 23 octobre
2. La Philologische Wochenschrift du 30 août a donné un résumé de cette publication, reproduite en partie dans les Addenda de notre Manuel de Philologie, t. II, p. 274.
3. L’ ’EcpYjpLEpîç fait observer que des fragments de peintures semblables ont été découverts, mais en petit nombre, à Mycènes : M. Sehliemann les attribua d'abord à l’époque macédonienne. ( Catalogue des trésors de Mycènes nos 426-428.)
métal d’uniformes grecs.... Le ministère se plaint que les travaux de M. Schliemann lui imposent de lourds sacrifices. En effet, M. Schliemann fouille à ses frais, mais ne s’occupe pas de faire enlever les terres de déblais, tâche qui incombe ensuite au ministère et coûte aussi cher que les fouilles elles-mêmes. Le budget des fouilles, qui atteint cependant 300,000 drachmes, est surchargé depuis plusieurs années par suite des travaux de M. Schliemann. »
Il nous semble que ces récriminations, dont l’origine officielle est évidente, trahissent simplement une défectuosité dans la législation grecque sur les fouilles. L’Éphorie pourrait aisément imposer aux chercheurs l’obligation de faire transporter les déblais assez loin pour qu’elle n’eût à supporter aucune dépense de ce chef. Il lui serait facile d’acquérir un matériel de rails et de wagonnets, comme celui qui a fonctionné à Olympie et dans les fouilles de l’Acropole en 1876, qu’elle mettrait gratuitement à la disposition du directeur des fouilles pour qu’il pût faire transporter les terres dans un endroit désigné. Quant à la présence d’objets mo ternes parmi les objets découverts, c’est là un accident sans gravité et d’ailleurs presque inévitable; nous en avons fait récemment l’expérience à Carthage, où un ouvrier italien nous a apporté, en prétendant l’avoir trouvée à 6 mètres de profondeur, une statuette en plaire qu’il avait achetée la veille à la Goulette.
Signalons enfin une longue lettre de M. le docteur Deffner, bibliothécaire en chef de l’Université d'Athènes, publiée dans une revue de New- York, le 23 octobre dernier *. M. Deffner a visité à plusieurs reprises les fouilles de Tirynthe, ce qui donne une autorité particulière à son témoignage. Il commence par réclamer pour Thiersch et M. Rangabé (Taicpîa 'EXXyjvixîJç '/.aWixe/'/lxç, Athènes, 1865, p. 63) la priorité de la découverte du palais de Tirynthe; cette priorité avait déjà été revendiquée pour Thiersch par M. Christian Belger, et nous l’avions reconnue d’après lui dans notre dernière Chronique [Revue archéologique, 1884, II, p. 84, note 1). Dans sa description des ruines, M. Deffner signale quelques détails intéressants. Ainsi l’on a trouvé des bases et des chapiteaux de colonnes, mais pas de fûts, ce qui prouve que ces derniers doivent avoir été en bois. Parmi les fragments de stuc ornés de peintures, il cite « un taureau courant avec un acrobate accroché à son cou » [a running bull wilh a clown clinging to its neck )1 2. Le sol de la grande salle paraît avoir été formé de plaques d’albâtre larges de 0m,75 sur 0,45, avec des dessins gravés