III. Tou «ùxou Xetpwéfou
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« Épigramme d'Acillius Cheirisophus, fils d’Alexandre, aussi nommé Philippius.
« Un jour, par la volonté des Immortels, une jeune fille se précipita de ce rocher escarpé et échappa aux atteintes d'une ourse. Cette célèbre montagne de Prion est la limite immuable des deux villages de Philippius et d’Arsinoüs. Arsinoüs avait pour demeure Sarromaène; celle de Philippius était Sobagène, au confluent de deux rivières1. C’étaient des compagnons fidèles; puisse ce rocher perpétuer la mémoire de leur indestructible amitié ! »
« Bu même Cheirisophus.
« Il y a neuf stades de ce rocher à la source de Sobagène aux belles eaux, sur les bords de la rivière Corax.
« Du même Cheirisophus.
» Tout auprès est Sobagène avec ses bains d’eau claire : si lu te hâtes un peu, tu pourras aller t’y baigner après la fatigue de la route. »
11 n’est pas inutile d’ajouter que M. Sterrett a copié ces belles inscriptions au péril de sa vie, sur la paroi d’un rocher presque inaccessible. Ce sont des documents très intéressants pour la topographie d’une région hier encore presque entièrement inconnue ; la forme elle-même de ces petites épigrammes n’est pas à dédaigner.
Après avoir visilé et pholographié la région volcanique d’Urgub et d’Udjessar, M. Sterrett traversa l’Halys et gagna Hadji-Bektach et Nefez-Keui. A ce dernier endroit, il eut la bonne fortune de découvrir la première pierre milliaire de la route de Tavium à Ancyre; on sait que Tavium est le point de jonction de sept routes indiquées par la Table de Peulinger et l’Itinéraire d’Antonin. Cette découverte démontre