DEPUIS L’OCCUPATION ANGLAISE
M. Newton écrivait en 1879 clans la Revue d’Édimbourg' : « Il y a un coin de l’Orient où aucun obstacle ne s’opposerait à une exploration archéologique entreprise par le gouvernement anglais. Ce coin est l’ile de Chypre, une île qui, bien que n’ayant encore été examinée qu’à la hâte, s’est montrée si riche en antiquités que le Musée de New -York tout entier a pu être formé de ses dépouilles. »
Le Congrès de Berlin, par les modifications qu’il a apportées ou préparées dans la carte de l’Europe, n’a pas laissé d’exercer une influence heureuse sur les études archéologiques. La Thessalie, rendue à la Grèce (que ne lui a-t-on en même temps donné la Crète !) a pu enfin être explorée méthodiquement, et Larissa a fourni à M. Lolling le plus important monument connu du dialecte thessalien L La Tunisie, que des engagements tacites mettaient à la disposition de la France, est devenue une mine si féconde en inscriptions latines que plus de trois mille textes inédits ont pu y être recueillis en moins de quatre ans. Mais c’est surtout sur File de Chypre, enfin soumise à un gouvernement régulier et soucieux des intérêts de l’esprit, que l’archéologie était en droit de fonder le plus d’espérances. On attendait que la Grande-Bretagne commençât, sur ce sol privilégié, une série d’explorations richement dotées, semblables à celles qui ont fait entrer au Musée Britannique, grâce à MM. Newton, Pullan et Wood, les dépouilles des plus beaux temples de l’Asie Mineure. Ce n’est pas la faute de M. Newton si cette espérance a été trompée. Les