‹ Chroniques d'OrientChapitre 95 sur 410 · Galignanïs Messenger, 15 juillet · texte numérisé non relu

Galignanïs Messenger, 15 juillet

2. Cf. Philologische Wochenschrift, 1884, p. 344,668, 863, 1500; 18S5, p. 892 1443 ; Rev. archéol., 1884, II, p. 101; 1885, 1, p. 97 et suiv.

3 Theologische Literaturzeitung, 13 juin 1885.

Évangile, comparée aux textes correspondants de Matthieu et de Marc; nous reproduisons ici ce parallèle, en subtituant à 1 allemand des textes en latin.

Matthieu

Et hymno dicto , exierunt in montent Oliveti.

Tune dicit illis Jésus :

Omnes vos scandalum patiemini in me, in ista nocte.

Scriptum est enim : Perçu tiam pastorem et dispergentur oves gregis .

Postquam autem resurrexero, praecedam vos in Galilaeam.

Respondens autem Petrus ait il li :

Et si omnes scanda lizati fuerint in te , ego nunquam scandalizabor .

Ait illi Jésus :

Amen dico tibi, quia in hac nocte antequam gailus cantet, ter me negabis.

Papyrus

Et post coenam , cum egrederentur :

Omnes vos in ista nocte scandalum patiemini .

Secundum scriptum :

Percutiam pastorem et dispergentur oves.

(Manque)

Cum Petrus dixit :

Et si omnes, ego non ;

Ait illi :

Gallus bis cantabit , et me prius ter negabis .

Marc

Et hymno dicto, exierunt in montem Olivarum.

Et ait eis Jésus :

Omnes scandalizabimini in me in nocte ista,

quia scriptum est : Percutiam pastorem , et dispergentur oves.

Sed postquam resur rexero, praecedam vos in Galilaeam.

Petrus autem ait illi :

Et si omnes scandalizati fuerint in te, sed non ego .

Et ait illis Jésus :

Amen dico tibi, quia tu hodie in nocte hac, priusquam gallus vocem bis dederit, ter me es negaturus .

Un fac-similé de ce précieux fragment sera prochainement publié1.

Parmi les autres découvertes récentes faites dans le fonds Rénier, on signale celle d’un manuscrit sur papyrus du Gorgias de Platon (p. 504), du ne siècle après J. -G., avec des variantes notables, écrit dans la plus belle calligraphie alexandrine. C’est le plus ancien manuscrit de Platon que l’on connaisse. La collection renferme aussi le doyen des manuscrits d’Hésiode, deux cents vers des Travaux et des Jours et du Bouclier J Hercule. Un fragment d’un manuscrit en om ciale des Argonautiques d’Apollonius de Rhodes est d une impoitance particulière, en ce qu’il vient confirmer 1 autorité du manuscrit, jusqu’à présent unique, de Florence. Un papyrus du n° siècle contient un certain nombre de vers de Y Odyssée', on sait que 1 on n avait encore trouvé, sur les papyrus gréco-égyptiens, que des fragments de Y Iliade.

1. [Mittheilungen aus der Sammlung der Papyrus Erzherzog Rainer, I, p.53.]

A la série déjà considérable des papyrus grecs datés par les années de règne des empereurs romains, se sont ajoutés de nouveaux fragments du temps de Trajan, Hadrien, Antonin le Pieux, Marc Aurèle, Gratien, Constantin, Licinius, Valentinien et Honorius. Un document est daté du règne éphémère des empereurs Macrianus et Quiétus (261). Le chiffre des papyrus latins, dont on sait la rareté, s’élève actuellement à trente-huit; on a recueilli encore d’assez nombreux papyrus hébraïques et arabes, parmi lesquels un fragment d’un écrit historique du viii* siècle concernant la vie du prophète Mahomet.

On signale comme une trouvaille de la plus haute importance un manuscrit arabe du ixe siècle dont les inscriptions et les ornements ont été obtenus par la gravure sur bois. C’est le plus ancien exemple connu de l’application des procédés xylographiques, que l’on croyait postérieurs de ] lus de cinq siècles à cette époque. Ce manuscrit contient des prières, entre autres d’Abou Douchâna, compagnon du Prophète, et des formules prophylactiques contre les maladies et le mauvais œil.

— L’épigraphie grecque s’est récemment enrichie de deux publications de premier ordre, l’une et l'autre impatiemment attendues depuis longtemps. La première est le recueil des inscriptions d’artistes grecs par M. Loewy, qui a réuni les fac-similés et les transcriptions de tous les textes grecs relatifs à des sculpteurs (signatures, mentions dans les textes épigraphiques, etc.) 1 2 . Les commentaires de M. Loewy sont extrêmement judicieux et d'une admirable érudi'ion. Grâce à l’obligeance de plusieurs savants qui lui ont libéralement communiqué leurs estampages, il a pu accompagner la plupart des textes d’excellents fac-similés, de sorte que son ouvrage, si utile pour l’histoire de l’art, est en outre, pour le moment, le seul recueil de documents pour l’histoire de l'alphabet grec à l’époque hellénistique et gréco-romaine. Ajoutons que le formai de ce livre est très commode et que l’impression, aussi élégante que correcte, fait grand honneur à la maison Teubner.

Le second réperloire que nous devons signaler est le premier volume des Inscriptions grecques et latines de la rive septentrionale du Pont-Euxin, publié aux frais de l’Académie de Saint-Pétersbourg par M. Basile Latischew*. Heureusement pour nous, et pour la grande

1. Inschriften griechischer Bildhauer,mit Facsimiles herausgegebenvonE Loewy. Leipzig, 188S. 410 et xl pages, petit in-4°.

2. Inscriptiones antiquae orae septenirionalis Ponti Euxini graecae et latinae. Volumen primum. Inscriptiones Tyrae, Olbiae, Chersonesi Tauricae, aliorum locorum a Danubio usque ad regnum Bosporanum conlinens. Petropoli, 1885. Petit in-4» de 243 p. avec 2 planches.

majorité des épigraphistes de tous pays, M. Latischew s’est décidé à publier les commentaires de ces inscriptions en latin; chaque texte est pourtant suivi d'une traduction en russe, mais nous n’osons pas le regretter, puisque cette concession à l’usage de la langue nationale à peut-être permis à l’auteur de donner des commentaires intelligibles pour tous. Les inscriptions grecques de la Russie méridionale étaient, juqu’à présent, tellement dispersées qu’il était presque impossible d’en avoir une connaissance exacte. Non seulement M. Latischew a reproduit toutes celles qui avaient paru, mais il en a publié pour la première lois un bon nombre d’inédites, copiées par lui dans les Musées russes, et il a fait suivre chaque inscription d'un commentaire plein de science, de clarté et de pénétration. Lui aussi a rejeté le format in-folio, cette peste de la philologie, et il a produit un volume accessible à tous, maniable, bien disposé, auquel les épigraphistes feront d’autant plus de place dans leur estime qu’il en usurpera moins dans leurs bibliothèques encombrées.

APPENDICE1

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