G4 LES EINFA.NS DE CLODOMIR
» Perdu ces doux enfans élevés à grand'peine, » Bercés sur mes genoux, et nourris de mes mains ! » Si du moins, préservé dans vos secrets desseins, » Pour bénir votre nom, l'un d'eux respire encore, » Je ne fais plus pour lui des vœux que je déplore ; » Qu'il ne cherche, éclairé par des coups si cruels, » Qu'un éternel honneur et des biens éternels ! »
Et Clotilde, en ces mots terminant sa prière, Pâle et le cœur brisé, s'inclina sur la pierre. Mais on dit qu'une voix sensible à ses malheurs, Quand la Reine, pliant sous le faix des douleurs, Touchait les saints degrés de sa tête abaissée, ^ ^, Lui murmurait tout bas qu'elle était exaucée.