‹ Chroniques de Jean Molinet (volume 2)Chapitre 21 sur 135 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Comment ceux de Coalongne, pour reconforter ceux de Nosac et contrenëger le dac , plantèrent delà le Bin un très fort et puissant boloYert.

Axlehaigue sentant Nusse captive et triste, languir en grande perplexité , persécutée de pestillence grefve , agravée de cruelle famine et flaf^ellée de guerre péiilleuse , prist pitié de son affliction dolente, proposant la délivrer de ce dangereux danger et meschef. Dont il advint que ceux de Coulongne , environ le vingt-sixième jour de febvrier » , s'amonstrèrent en très grand nombre oultre le Rin , à l'endroit de Nusse , l'isle et la rivière entre deux , où ils plantèrent un fort et paissant siège , fermé de palis , orné de tentes et environné de tranchis, par manière de contre siège. Guidant descochier de son hault estre le triomphant siège ducal ; et de faict tiroient à l'adventure en divers quartiers de son ost serpentines et gros engins, dont les pierres d'estranges modes estoient à demi cocqiies. Mes peu leur proufita ce traict, ils y mirent chère constance^ et ne portèrent guères de domages à leurs adversaires : leurs coups retournoient souvent à leur préjudice. Si

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