CHAPITRE CCCXLIX
En cestui chapitre de'claire Tauctcur Foriginal principe dont tout le discord est yena entre le roi et le dac Charles.
Ce que je amplie ici ceste matère si au long , ce fais-je à cause qu'à l'eure de ceste rnon escripture, le temps estoit fort apparant de prochain meschief de guerre et de grant ruine entre ces deux princes , car fort estoient animés tous deux , et moins que je ne les vis onques en espoir d'aulcun remède. Par quoi, se la guerre va avant,5et que Teffect en ensieut comnie la peur le me juge, au moins pourra l'en conpoistre par mon escripture, dont tout procède et meut. Car nonobstant que je soie au duc norritoire et de ses bienfaits , si ne me hontie-je point pourtant d'escrire vérité contre ly, là où nécessité l'expète. Combien que tout, hélas ! est meu d'inconvénient et d'un oris^inal malvais principe , qui est que le roy Loys , par son couvert subtil prétendre et veillier en contraire de ce duc Charles, l'a fait devenir maugré ly et de force Angles, et d^avoir quis celle alliance, pource que seul ne se sentoit fort pour tenir contre \y. Ceci donques entendu et cogneu, c'est le seul point et le principal qui peut parer ce duc ; mes maints inconvénients sont survenus dessus depuis, et dont de plus en plus fort les causes ont empiré les que-
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relies de l'une et de l'aultre, et tout par faute de raison et de cremeurde Dieu.