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LA BATAILLE DE LIEGE

EN i468.

A l'owneur de toute noblesse , Et en exhaussant gentillesse , Puissance , proesse et vigour, Vous veuil recorder la valour De maint seigneur preux et vaillant, Et le hardement suffisant y De maint chevalier et baron, Et escuiers de grand renon , Qu'en mil quatre cens soixante-huit S'assemblèrent. Ne vousannuit Se de ce fait c^ vous ramembre.

Ce fu ens ou moys de septembre,

Droit le vingt-troisiesme jour.

Qu'ils se monstrèrent sans séjour

I . Ce poème a ctc publié pour la première fois dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France et de Bourgogne, d'après un manuscrit cotté 813,769, qui a passé des mains de M. Pctau à celles de Jean Marion , et qui a appar* tenu plus tard à la reine de Suède. Il se trouve aujourd'hui dans la bibliothèque du Vatican.

2^6 CHRONIQUE (iA68}

A plains champs , j'en scaisle certain ,

Ëns ou pays de Hasebain ^

Pour remettre en Son haultain siège

Le très noble seigneur du Liège '

Qu'on avoit voulu depposer.

Mais à ce se voult opposer ,

Comme Tistoireletémoingne,

Le très puissant duc de Bourgoingne^

Lequel est de si noble arroy

Gomme filx à un filx de roj

De la 1res digne fleur de lis.

Chacun avoit joie et délis

Qui avec luy estoit ce jour.

Car de voulenté, sans séjour ,

Pour l'amour de Jean de Bavière

Fist adoncq lever sa bannière,

Qui belle fu à regarder.

Le comtede Hénault, c'est cler,.

Y fut de bon cœur etséur, Et le bon comte de Namur.

Cil de Maine et maint Escossays

Y fu en mOult nobles convoys ; Messire Jean de Châalon , 'Prince d'Orange en son renom ;

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