‹ Chroniques de l'oeil de boeuf aux temps de Louis XIVChapitre 39 sur 68 · LE CONFESSEUR DU ROI · texte numérisé non relu

LE CONFESSEUR DU ROI

les écrits de saint Paul et de saint Thomas ; il répondit avec une sorte de colère : « Saint Paul ! « s'il vivait, je le ferais mettre à la Bastille. « Quant à saint Thomas, vous pouvez penser « quel cas je fais d'un jacobin quand je m'embar- « rasse peu d'un apôtre. »

NOTES

(1) C'est dans Saint-Simon que VŒU de bœuf a puisé les traits les plus caractéristiques de ce portrait : au physique et au moral. Il n'y aura, d'ailleurs, — comme si souvent — qu'à comparer.

« Le Père Tellier était entièrement inconnu du roi; il n'en avait su le nom que parce qu'il se trouva sur une liste de cinq ou six jésuites que le Père de La Chaise avait faite de sujets propres à lui succéder. Il avait passé par tous les degrés de la Compagnie : professeur, théologien, recteur provençal, écrivain. Il avait été chargé de la défense du culte de Confucius et des cérémonies chinoises; il avait épousé la querelle; il en avait fait un livre qui pensa attirer d'étranges affaires à lui et aux siens et qui, à force d'intrigues et de crédit à Rome, ne fut mis qu'à l'index... Sa vie était dure par goût et par habitude; il ne connaissait qu'un travail assidu, sans interruption; il l'exigeait pareil des autres, sans aucun égard, et ne comprenait pas qu'on en pût avoir. Sa tête et sa santé étaient de fer, sa conduite en était aussi

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