SONNET
Sur la duchesse du Maine, ce sonnet, bien flatteur; de Cassàti.
Princesse, vous joignez à votre caractère
Les attributs de l'àme et les beautés du corps ;
Et par le composé de ces nobles accords
Vous savez devenir maîtresse en l'art de plaira.
Votre e&prit, autrefois appliqué sur Id fephère Des lignes et des points A coiinu l6â itapports ;
336 CHRONIQUES DE L CEIL DE BCEUr
Des globes lumineux a mesuré les corps Et la déclinaison de rétoile polaire.
La reine d'Albion que l'on sert à genoux Jamais dans son withall n'a brillé comme vous, Dès qu'à Sceaux les zéphyrs caressent la jonquille.
Vos doux amusements dont le monde est charmé Coûtent plus de plaisirs que n'en donne Spadille Quand sur Baste et Manille il rentre à point nommé.
« Elle ruina son mari en fêtes... Elle voulait tout savoir, ou paraître tout savoir ; elle étudia la géométrie, l'astronomie et réussit mieux dans la lecture des romans qui faisait une de ses principales occupations... Quand il fut question du procès des princes légitimes où elle eut une si grande part, elle se jeta dans l'érudition et son lit était couvert d'in-folio, où elle cherchait ce qui pouvait être favorable à leur cause. » Le nouveau siècle de Louis XIV, pp. 167-68, Paris, 1804.
Sur l'achat de la propriété de Sceaux par le duc du jMaine, voir Saint-Simon, édition Boislisle, pp. 23i-23.3. « M. du Maine acheta des héritiers de M. de Seignelay la belle et délicieuse maison de Sceaux où M. Colbert et beaucoup plus M. Seignelay avait mis des sommes immenses. Le prix fut de neuf cent mille francs qui allèrent bien à un million avec les droits ; et si les héritiers en conservent beaucoup de meubles et pour plus de cent mille francs de statues dans les jardins. Aux dépenses prodigieuses de
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LOVISE Benej^icte\^m.M0^
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Cabinet des Estampes