‹ Chroniques de l'Oeil-de-Boeuf, des petits appartements de la cour et des salons de Paris sous Louis XIV, la Régence, Louis XV, et Louis XVI (volume 2)Chapitre 80 sur 91 · G52 CHRONIQUES DE LOEIL-DE-BŒUF · texte numérisé non relu

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dont elle a souffert deux ans sans l'avoir déclaré. Cette princesse se mit ensuite dans les mains d'un empirique nommé Gendron; ces charlatans ont aujourd'hui un grand crédit, parce qu'un reste de superstition porte à croire qu'ils possèdent des secrets merveilleux. La reine mère, en s'abandonnant à celui-ci, a fermé les portes de son palais à d'honnêtes médecins, qui du moins la soulageaient : c'était tout ce que lanaturepermettait àleur art.

Le cœur d'Anne d'Autriche devait, dans ses derniers instants, subir les plus cruelles épreuves : la froideur des serviteurs qu'elle a comblés de bienfaits et l'indifférence de ses propres enfants. Deux jours avant sa mort, M. de Beringlaein, son premier gentilhomme, qui lui devait tout, étant entré dans sa chambre, elle lui dit : « Il faut nous « quitter, mon cher monsieur. — Vous pouvez penser, « madame, lui répondit-il froidement, avec quelle peine « vos serviteurs reçoivent cet arrêt; mais ce qui peut nous « consoler, c'est de voir que Votre Majesté échappe à de « grandes douleurs, et de plus à une grande incommo- « dite, elle qui aime les bonnes senteurs : car les maux « comme celui dont elle est atteinte répandent sur la fin « une odeur infecte. » La reine pâlit et se tut.

Il était impossible de ne pas prévoir la fin prochaine de cette infortunée princesse, cependant la cour ne songeait pas à suspendre ses plaisirs : la comédie, les bals, les cercles galants, les petits soupers continuaient. Huit jours avant celui où mourut la reine, le roi fit célébrer avec pompe les noces de M''« d'Artigny, cette confî. dente de M"« de la Vallière, dont j'ai parlé les années précédentes. Les fêtes de cet hymen étaient célébrées au Louvre, quand la mère de Louis XIV luttait contre la mort au Palais-Royal; les mains de ce prince ornaient la tête d'une jeune fiancée du bandeau nuptial, tandis qu'on déployait le drap funéraire pour envelopper la veuve de Louis XIII. Mais quelles durent être les angoisses de la reine expirante en apprenant que dans ses appartements, à quelques pas de son lit, la possession de ses perles était l'objet d'une discussion entre le roi et Monsieur!

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Auno (PAulricho oniporto lo» regrets d'une foulo d'in- I rtiinés qu'elle sccournit avec une bienfaisance infaligublo; maison général sa mémoire est pou vénérée. On reproche à celte princesse, fille aînée de Philippe II, de s'être montrée toujours plus attachée à la monarchie espagnole cpi'à la n(^tre. Ce serait cependant avec injustice qu'on l'accuserait d'avoir trahi les intérêts de la Franco pour favoriser ceux do l'Kspagne. Sa principale faute est d'avoir soutenu Mazarin avec une opiniâtreté qui conduisit l'i'^tat au bord d'un abîme, dont ce ministre n'eût jamais pu le tirer : soit amour, soit faiblesse de > iractère, elle sacrifia à son favori, et les nobles qui l'avaient servie, qui la servaient encore, et le peuple qu'elle devait protéger. Anne d'Autriche pensait d'ailleurs que la lyrannio est le meilleur moyen de gouverner. « Il faut, vv disait-elle souvent à Louis XIV, il faut enchaîner la « nation pendant son sommeil, afin qu'elle se réveille v; soumise. » Mais, plus indulgente, plus affable dans ses manières que dans ses opinions, la veuve de Louis XIII contribua beaucoup par sa politesse à jeter les bases de cette galanterie exquise, qui, comme un vernis brillant, orne les dehors de nos moeurs, et séduit les étrangers s'ils s'arrêtent à cette surface légère.

La fille de Philippe II, véritable Sybarite, ne pouvait souffrir le contact d'une étoffe ordinaire : la batiste la plus fine que l'on pût se procurer lui paraissait encore trop grossière pour caresser les contours de ses membres délicats. Le cardinal JMazarin se permettait quelquefois de la plaisanter sur cette extrême délicatesse en lui disant que, « si elle était damnée, son enfer serait de coucher « dans des draps de toile de Hollande. »

Le convoi de la reine mère était d'une simplicité qui trahissait la négligence *; le deuil se composait à peine d'un quart de la cour : un souverain mort conserve peu de courtisans, et leur nombre se réduit presque à rien

1. L'éloge funèbre d'Anne d'Autriche fut prononcé par Bossuct:

ce morceau n'est pas digne de son illustre auteur.

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quand le prince défunt a cessé depuis longtemps d'accorder des emplois et des honneurs.

Le pauvre Bussy paraît avoir éprouvé à la Bastille le sort trop ordinaire aux amants forcés de s'éloig-ner de leurs belles. Il se plaint de l'oubli de sa maîtresse ' dans une lettre au duc de Saint-Aignan, que ce dernier m'a lue... Cette beauté inconstante n'est pas M'"« de Sévigné, j'oserais en répondre. L'emprisonnement du comte doit être pour elle le motif d'un redoublement de correspondance, et Y épistolaîre marquise n'est pas femme à perdre une si belle occasion. Elle écrit perpétuellement à son cousin, à sa fille, à son fils, à de nombreux amis; si tout cela lui manque un jour, elle écrira, je le parie, à son jardinier, à sa femme de charge, à ses laquais. Le mestre de camp général est un de ces galants à qui, lorsqu'ils parlent de leur maîtresse, on peut demander hardiment laquelle'? Or l'objet dont se plaint le tendre prisonnier est sans doute une de ces femmes à principes solides, qui tiennent peu aux relations de l'esprit et ne connaissent de correspondance que celle des soupirs.

Cependant une autre correspondante, à la manière de M™® de Sévigné, s'est révélée à Bussy : il reçut l'autre mois une lettre d'une inconnue, qui lui soumettait un mémoire au roi tendant à obtenir la liberté du comte. L'attention est délicate, il faut en convenir, surtout quand on se cache. Le placet était un petit chef-d'œuvi-e d'éloquence pathétique : on le redemandait avec approbation ou improbation ; mais on voulait invinciblement garder l'anonyme. Le messager consentait à recevoir une lettre; il ne pouvait, disait-il, que cela : il ne connaissait point la correspondante, ayant reçu le paquet des mains d'un intermédiaire. Bussy, à tout événement, renvoya le mémoire approuvé ou plutôt exalté avec une lettre qui demandait une réponse. Celle-ci ne manqua pas. Le comte

1. On a su plus tard que cette maîtresse, devenue inconstante avec la fortune de Bussy, était M"" de Monglas, Tune des plus jolies femmes du temps.

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écrivit de nouveau; on répondit dorochcf, et d'encore en encore, la correspondance, d'abord simplement polie, ensuite nIToclucuae, puis tendre, enfin brûlante, continua pendant (juin/e jnura : c'est lonj,' pour des amants qui n'échangent que des mots. Dans l'intervalle le prisonnier, ayant mis en campagne tous ses amis, parvint à découvrir que l'inconnue se trouvait être une religieuse de vingt ans. L'aventure était piquante. Bussy n'avait rien de mieux à faire que de la poursuivre ; mais il faut que tout roman ait une lin, et c'était un grand obstacle au dénoùment de celui-ci que la double clôture de la Bastille et d'un couvent. La jeune recluse cessa d'écrire. E!lle avait avoué au comte que son intérêt pour lui était né de la lecture de ses ouvrages ; cet aveu accusait des inclinations un peu mondaines; peut-être trouva-t-elle à faire autrement que par des lettres l'application des principes qu'elle avait puisés dans les œuvres de Bussy.

Quoi qu'il en soit, le mémoire au roi a produit son effet ; la reine, ayant pris un vif intérêt à la situation du mestre de camp général, vient de lui envoyer... un jésuite, le père Nonet, chargé de le catéchiser et de le confesser, si faire se peut. Je ne sais jusqu'à quel point la mission du père est remplie ; mais son pénitent dit dans une lettre à M. de Beauvilliers : « Le jésuite de Sa Majesté m'a fait un grand « plaisir, il m'a procuré du papier qui me manquait pour « écrire à ma belle et à mes confrères en débauche. Je « lui ai même lu quelques passages de mes épîtres éroti- « ques ou grivoises, qu'il a trouvés fort bien tournés... « Vivent les disciples de saint Ignace pour se prêter à « tout ! Je veux qu'incessamment on les fasse danser dans « les ballets de la cour : ils savent passer par tous les « chemins pourvu qu'ils aient l'espoir d'arriver. »

Racine avait lu à Corneille une tragédie d'Alexandre. « Cette pièce, avait répondu l'auteur des Horaces, me « fait voir en vous de grands talents pour la poésie, mais « non pour la tragédie, » Le jugement était trop sévère dans sa généralité, il était juste quant à l'application. La pièce est tombée sur le théâtre du Palais-Royal ; l'au-

leur l'a fait jouer sur celui de l'hôtel de Bourgogne, et elle a réussi. Mais les gens de goût sont toujours de l'avis des premiers juges. Cette fois Racine s'est démenti, je le lui ai fait entendre à lui-même. « Vous aimez le vrai, mon cher poète, lui ai-je dit, et vous nous montrez Alexandre amoureux comme il ne le fut jamais. Rappelez-vous donc que, dans l'espace de sept ans, ce héros ne visita qu'une seule fois la femme et les filles de Darius, ses prisonnières, qui, selon l'histoire, étaient les plus belles princesses du monde... — D'accord, madame, m'a répondu le tragique, mais nous ne sommes pas Macédoniens : notre public tient aux amours à la française, il faut lui en donner... Offrez-lui une tragédie grecque, toutes les bouches du parterre deviendront des fours... » Racine, qui avait raison de dire cela, n'en a pas moins le tort d'avoir fait une mauvaise tragédie.

Je n'ai pas tenu note des essais infructueux de maternité faits par Marie-Thérèse, non plus que de la naissance de ses enfants morts aussitôt que nés, les princes fœtus n'ont pas encore droit à nos admirations. Mais je dois mentionner un mot très juste du médecin Guénaud, que le roi consultait il y a trois jours sur la mortalité des tendres rejetons de la race royale. « Me diriez- vous, Gué- « naud, demandait Sa Majesté, pourquoi mes bâtards sont « sains et ne meurent point, tandis que les enfants de la « reine sont si délicats et meurent? — Sire, répondit le « docteur, c'est que Votre Majesté n'apporte chez la reine « que les rinçures du verre. »

« La reine s'aperçoit fort bien des infidélités de son époux, me disait dernièrement M™^ Hamelin; personne ne se connaît mieux qu'elle à la pierre de touche des galanteries : Sa Majesté est pieuse, mais elle est espagnole avant tout. »

Nous avons une Académie des sciences; et d'Artagnan, officier parvenu, vient d'être nommé capitaine-lieutenant

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tlo lu douxiùmo compagnio des mousquetiiiros '; voilà les doux nouvelles importantes do la ville et de la cour. Quant à la socondo, on s'étonne avec raison que le duc de Nevcrs ait donnù sa démission de lu place accordée depuis à l'ancien gardien de M. Konqiiet; le» bruits de toih.tle sont que co sci};neur et sa sœur llortense vont courir le monde, et chercher un pays où l'autorité des maris et celle du parlement de Paris ne puissent les atteindre. Qui vivra verra.

Ce pauvre Ménage est bien l'homme le plus laid que je connaisse; à cinquante-trois ans, on lui en donnerait soixante et dix, et sa conversation, hérissée de grec, de latin, d'italien, n'est rien moins qu'amusante. Il fiiil aussi des vers français, mais tels que les ferait un poète florentin; en retour, il est plus d'un écrivain de Florence qui voudrait faire des vers italiens comme Ménage. Avec tout cela, l'honnête bel esprit est amoureux de M°" de Sévigné, mais amoureux comme un fou. La marquise, qui n'est pas très disposée en faveur des galants échaulFcs par les inspirations italiennes, parce qu'elle craint toujours quelque traîtrise de leur part, la marquise s'amuse cependant du bonhomme comme d'un amant sans conséquence... Hier elle le pria de monter près d'elle dans son carrosse pour aller faire des emplettes, ajoutant qu'elle ne craignait pas qu'on en jasât. Piqué au vif par celte ofTre, et surtout de la réflexion qui l'accompagnait, Ménage jeta les hauts cris : « Ah 1 madame, dit-il, il m'est bien rude « de voir que, non contente des rigueurs que vous me « montrez depuis si longtemps, vous me méprisiez au point « de croire qu'on ne peut rien dire d'un tête-à tète entre « vous et moi. — Mettez-vous dans mon carrosse, répon- « dit la spirituelle dame ; si vous me fâchez, je vous irai « voir chez vous. » On a beaucoup ri ce matin de ce badi-

1. C'est, assurent quelques mémorialistes, dans cette compagnie de mousquetaires que servit Jean Sobieski, qui depuis fut roi de Pologne... C'était un beau titre pour la maison du roi.

nage charmant dans la galerie de Saint-Germain, la reine même s'est mêlée aux rieurs en passant,.. Il faudra que Sa Majesté s'en confesse.

J'ai vu le chef-d'œuvre de l'esprit humain... j'ai vu le Misanthrope... Molière ne mourra plus. Et cette oeuvre divine était tombée ! Il a fallu soutenir pendant un mois l'honneur de la scène française par une farce enchanteresse, il est vrai, mais enfin une farce, le Fagolier ou le Médecin malgré lui. 0 public I public! jusques à quand devra-t-on te faire avaler la raison dans la coupe de la folie 1 Molière est brouillé avec Racine, qui lui enleva M"^ Duparc, au commencement de cette année, pour jouer dans sa tragédjie à' Alexandre à l'hôtel de Bourgogne. Un ami du poète tragique, sortant de la première représentation du Misanthrope, vint le trouver et lui annonça, en se frottant les mains, que la pièce était tombée. « Rien « n'est plus froid, ajouta cet homme, vous pouvez m'en « croire, j'y étais. — Moi, je n'y étais pas, répondit « Racine, mais je ne croirai point que Molière ait fait une « mauvaise pièce... Retournez-y et examinez-la mieux. » C'est ce qu'on aurait pu dire à tout le parterre. Il y a dans cet ouvrage admirable un passage dont Molière doit l'inspiration à Despréaux : le poète comique cherchait un jour à décider le satirique à ne plus s'acharner contre Chapelain, que protège M. Colbert, et qu'il pourrait venger de son détracteur. « Vous avez beau dire, mon ami, « s'écria Boileau presque en colère, M. le contrôleur génère rai fera tout ce qu'il lui plaira, mais à moins que le roi « ne m'ordonne expressément de trouver bons les vers de « Chapelain, je soutiendrai toujours qu'un homme après < avoir fait la Pucelle mérite d'être pendu. » Le trait ne tomba pas à terre : l'auteur du Misanthrope s'en est servi de la manière la plus heureuse dans la scène qui termine le second acte.

Quelqu'un cherchait dernièrement à persuader à M. de Montausier que Molière avait voulu lo désigner dans le personnage à'Alceste; il a été voir la pièce : « Je voudrais

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€ bien ressembler h ce miaanlhrope-là », a-t-il dit en sortant du IhéAlro do Monsieur.

Le tragicjuo succède pjrpituollemcnt au comique : tel est lo train do ce monde. Les pazettes annoncent ce matin qii'iii» terrible incendie dévore la ville de Londres, il durait dopiiis (piatro jours au dopart du courrier. Les maisons sont tellement légères dans la capitale de l'Angleterre que les llammes ont beau jeu... Les Anglais, ce peuple si grave, si solide, devraient bien, pour être conséquents, bâtir avec plus de solidité.

J'ai dit, à propos du Misanthrope, que l'acharnement de Boileau contre Chapelain était extrême, lo public en pourra juger, car ce poète mordant vient de faire imprimer sept satires qui sont très recherchées. Jamais Apollon n'a distillé plus de fiel, et ne l'a fait couler d'une plume avec plus d'esprit, de force et d'art. Il est vrai que Despréaux imite Ilorace, Perse et Juvénal ; mais imiter ainsi n'est-ce pas créer? En effet, de combien de difficultés il a dû se rendre maître pour franciser avec tant de succès un genre si peu conforme à nos mœurs, qu'il peint cependant si bien 1 En lisant ses satires, on serait tenté de croire Boileau Despréaux un méchant homme ; il n'en est rien : ce satirique n'a de méchanceté qu'en vers; personne dans la vie domestique ne montre plus de bienveillance. Mais dès qu'un ridicule, une sotte prétention, un vain orgueil se révèle à lui, sa bonhomie privée fait place à une colère poétique qui égratigne, fouette, déchire sans pitié ; et c'est l'expression de cette ire, trop fréquemment excitée par les travers du monde, qu'on remarque sur la physionomie de cet écrivain. Ses traits sont irréguliers et ramassés; il a les yeux petits, ardents, pleins de malice, recouverts d'un sourcil épais et mobile. Son nez est pointu, un peu recourbé, et se rapproche d'une bouche dont les lèvres, minces et serrées, offrent le principal trait de la malice spirituelle. Boileau a le teint jaune, le corps menu, les membres grêles. Tout en lui annonce une santé débile... La chronique scandaleuse rapporte que sa satire sur les femmes, ce morceau si dur, si injuste, si peu français,

s'explique par l'impossibilité où se trouve le censeur d'apprécier la compensation de tous les défauts qu'il reprend en nous... Si ce bruit est fondé, nous devons le plaindre et lui pardonner

Voici une anecdote de ruelle dans toute l'étendue du mot : je ne nommerai pas tout à fait les masques, par ménagement pour un de nos seigneurs les plus répandus.

Le duc d"U est marié depuis huit jours, et la jeune

épousée n'est pas encore femme. On n'accuse nullement le mari ; on ne croit point qu'il y ait défaut de bonne volonté de la part de la mariée : bien au contraire, j'entends dire que cette nouvelle Iphigénie, à la manière de Benserade, pousse le dévouement jusqu'à l'héroïsme. A qui donc s'en prendre ? A Dame Nature, qui prête à la demi-duchesse d'U un tort tout à la fois rare et charmant. On parlait hier d'une opération au lever du roi, le duc étant présent. « A la bonne heure, dit Sa Majesté en « se tournant vers lui, je conçois, il peut y avoir excès « en tout ; mais, croyez-moi, si vous faites opérer, prenez « un chirurgien qui ait la main légère. »

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