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2. Variante dans le texte imprime : Diverses. — 3. Par ung Roy. — A. A tant aussi. — 5. En. — 6. Force. — 7. De bien faire. — 8. Et. — 9. Les faictz César. — 10. De Dire, aussi (le Cyon.
282 CHRONIQUES DE LOUIS XII. [Blai 1507
D^Alixender et Nynus, qui^ ont prise Par long séjour la terre et usurpée :
Gestuy a faict conqueste anticipée, La plus noble qu'onques fist jamais' homme, Digne de tous les triumphes de Ronune, D'immortel' loz, qui par mort^ ne s'enterre, Mais en memoyre eteme le renomme' Roy de la mer et seigneur de la terre.
Prince, gardés bien Gennes et son domme; Puys reposez seurement vostre somme.
Et ne doubtez picque ne symeterre, Ne que nuly vous defface ou consomme', Car Yous serez et demourrez en somme Roy de la mer et seigneur de la terre^.
1. Et Nymes, qu'ili, — 2. Humain, — 3. D'un mortel los. — 4. Jamais, — 5. Par quoy, raison veult bien qu'on le renomme, — 6. Consumme,
7. A la suite de ce poème sont imprimées des pièces composées par Jean d'Auton avant la prise de Gènes, qu'il n*a pas toutes insérées dans sa Chronique : !<> La ballade « Les Genevoys, de leur propre nature.., t (Ci-dessus, p. 176.) 2'» Rondeau complémentaire. 3* Une ballade dont voici le début :
« Tant va le pot a Teaue qu'il est cassé; Faulx Gennevoys, je dictz cecy pour vous.
Si vous voulez que tout soit effacé, Venez au roy gros licoz a vos colz... b
4« Rondeau complémentaire. — On y a ajouté une Épitaptie de Guy de Rochefort, traduite par Jean d'Auton en vers français.
Mal 1507] GOMMB U ROY PABTIT DE GINNBS, ETC. 383
GomiE LE Roy partit de Gennes pour s'en aller
A MlLLAN ET A SES AUTRES VILLES DE LOMBAR- DYE ; ET DE SON ENTRÉE DE PAVYE ET DE MiLLAN, AVECQUBS PLUSIEURS AUTRES NOUVELLETEZ.
Lorsque toutes ses choses furent, comme avez ouy, ordonnées et mises a chieH, le Roy eut vouloir de visiter sa duché de Millan et ses autres pays ; mais, premier que desemparer Gennes, fist mectre manneuvres et maistres d'architecture a commaincer son chasteau neuf, ou tantost furent embesoignez plus de cinq cens ouvriers, sans les serviteurs, en sorte que le commissaire se fist bien fort de rendre ledit chasteau dedans six moys après ce, prest a mectre dedans les garnisons au couvert ; et ausi, pendant ce que ledit chasteau se feroit, affin que lé gennevoys, coustumiers de mutynerye, n'empeschassent l'euvre, ordonna le Roy demeurer a Gennes grant nombre de ses gens d'armes et piétons, pour tousjours leur tenir la bride raide et les garder de ruer^.
1. Avant de partir, le roi chargea, par ordre du 13 mai 1507, son conseiller François Herpin, qui devait prendre possession des places de la Rivière, de remettre au comte Giov.-L. Fieschi et à son fils Geronimo tous leurs biens (Arch. de Gênes, Materie Politiche, mazzo 15). Il rendit aussi des biens à Gabriel de la Chastre.
2. L'ambassadeur florentin PandolGni écrivait le 28 avril : a Gli nomini di questa terra restano con quella disposizione chc possono pensare le Signorie Vostre ; è credo saranno molti si leveranno di qui. Dovrà questa loro mala disposizione multiplicarc,
284 CHRONIQUES DB LOUIS XII. [Mai 1507
Et, ce faict, transmist les mareschaulx des logys avecques les fourriers a boui^, a Busalle et a Gavy mercher les logys; et, le lendemain de l'Âscencion^, sur les troys heures du matin, deslogea de Gennes, dont chascun se mist apres^. Toute celle nuyt, fist ung temps de pluye si très merveilleux que tous les chemins estoyent plains d'eau, et tous les fleuves desrivez, mesmement une petite rivière qui descent des montaignes sur le gravier de Poulcevre, cheant en la mer de Gennes ; laquelle rivière estoit, par la force de la pluye, qui tousjours continuoit, tant royde et si très impétueuse que c'estoit chose espouventable a regarder, mais plus dangereuse a passer, mesmement a gens de pié et a ceulx qui au desloger avoyent pris basse monture : ce que le Roy n*avoit faict, ne les
vedendo si taglieggiare de* danari per le spese delP impresa fatta, levare il governo di San Giorgio, è fare nuove fortezze ; che tuUe queste cose dovranno seguire. Il perché io mi persuade che, quando le occasioni nasceranno e lo comporteranno e tempi, questa MaestÀ sarà manco sicura di Genova che prima t (Desjardins, II, 245). La Conqueste de Gennes conclut ainsi : c Et pour ce souloit on dire Gennes la Superbe, pour ce qu'elle ne fust jamais prinse par force, sinon a ceste venue desFrançoys; et l'appellent on maintenant Gennes Tllumiliade et non Gennes la Superbe. » François I**" alla plus loin : « Et, au lieu de leur donner le tiltre que le feu Roy Louys XII® dernier déceddé, que Dieu absoille, après qu'il les eut subjuguez et mys à son obéissance, qui est : Superbe fuz et maintenant suy s scrve^ fauldra mectre : Hic fuit Janua, car aussy bien ne servent ils, sinon de piller Dieu et le monde i {Prinse et délivrance de François /«^ dans les Archives de Gimber, II, 304).