Jean de la Bigue, ou de Bigue, poète
Juillet 1507] D'UNG PSTIT TRSGTÉ BAILLÉ LORS AU ROY. 367
Françoys Planchete ; Andrieu de Paule, maistre de la fouriere.
De la garde robbe.
Guillaume Gaspart, maistre de la garde roble (sic) ; Symon Billou, porte manteau.
Les médecins.
Maistre Salmon ; maistre André^. Maistre Guillaume de Sauzay, libraire du Roy.
Les hussiers de salle.
Âllabre de Saulle, premier hussier; Pbelippe de Pomperye, dict Popo ; Guillaume Furet ; Jehan d'Orléans ; Jannot.
Les mareschaulx des logis et les fourriers. Anthoyne de Pierrepont, dict d'Arizolles, et Pierre de Montallembert, seigneur de Granzay, mareschaulx
des logis.
Les fourriers.
Jehan de Foville ; Henry de Mauville ; Bernard Pelletan; Guillaume Pailler; Georges GiflPart; Mathurin Richart, dict Bazoges; Jehan Coppin; Jehan Roux; Estienne Durant ; Charles Canche : Pierre de Cordon ; Ilamellot ; Girouart ; Louys Charnyer.
Lesquelz furent audit voyage de Gennes.
D'UNG PETIT TRECTÉ, SUR l'eXIL DE GeNNES, FAICT PAR BALLADES, BAILLÉ LORS AU ROY.
Durant les triumphes et entrées du Roy en ses villes
i. André Buau.
368 CHRONIQUES Dfi LOUIS Xtl. [JuiUet 1507
de Lombardye, et l'assemblée de luy et du Roy d'Ârragon après la prise et réduction de Gennes la supperbcy je, lors suyvant la court partout, avecques mes tablettes, pour em*egistrer les faictz de ce temps, en tous lieulx ou pouvoye trouver estrangiers, me retiroye pour savoir nouvelles, et tant m'en enquys aux Gennevoys, aux Romipetes, aux Âllemans et VeDissiains, desquelz avoit tousjoursen court, que je sceu comment Gennes se complaignoit de Romme, d'ÂlIemaigne et de Venise, pencent devoir avoir eu d'icelles secours, et commant Romme, mal contente de la prise de Gennes et de son servaige, la consoUoit de ce qu'elle pouvoit, comme sa confédérée amye et de nouveau alyée; pareillement fuz adverty commaDt Âllemaigne a ceste cause estoit très mutinée et marrie, preste a luy donner secours contre France, si elle eust peu ; mais deffault d'argent l'arrestoit, et gardoit d'aller avant ^ et aussi comme Venise, tirant au plus apparant, comme non asseurée de France, calloit la voisle, et, pource qu'elle ne luy pouvoit nuyre, se tenoit de son party, comme du party des plus fors. Dont toutes ses choses ouyes et sceues au vray, sur ce, le trecté qui s'ensuyt, pour bailler au Roy audit lieu de Savonne, composay, et l'atachay a ma cronicque* :
Mars, ascendant en la clere maison
1. Cf. le discours adressé par l'évêque de Lodève, Guillaume Briçonnet, à Jules II (plaq. contemp. : Bretonneau, Histoire de la maison de Briçonnet) .
2. Cette pièce fut imprimée à la suite de les Triumphes de France, de Jehan d'Ivry, pour Guillaume Eustace, petit in-4«, en 1509, sous ce titre : t Lexil de Gennes la superbe, faict par frère Jehan Danton, historiographe du Roy. » Elle est suivie de a Lepitaphe de maistre Guy de Rochefort, feu chancellier de
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Du Scorpion exploietant^ sa saison Par les degrez a son cours' ordonnez ; Ses yeulx ardans, a fureur inclinez, Et la forme de sa rude figure Gecta sa bas sur les Qns de Ligure, Pour esmouvoir a guerres et contemps Sa région et tous les habitans.
Lors Neptunus, gouverneur de la mer, Fist grosses nefz et carraques armer.
Et desplyer' leurs trinquetz et leurs voisles, Dont Eolus mist ses vens sur les belles Pour avancer le veslan et conduyre; La^ vint Aquille artique en la mer bruyre; Vulturne ausi, du gouffre oriental, Et Gercius*, le vent occidental, Le pestiffere Auster vint du mydy Sur les ondes soufflant a Testourdy ; La furent tous les autres vens en trouppe^, L'ung en prore^, Taultre en rate et en pouppe, Ghascun au lieub[ ordonnez et prefix ; Pallinurus, Amiclas et Tephis Issirent lors des paludz^ infernaulx Pour gouverner barques, fustes et naulx, Et a leur port mener le navigage.
Près Acheron, sur le bort du rivage De Flegyas, en profondes cavernes, Les Cicloppes, mareschaulx des Avernes, Martellerent glayves, escuz et armes-, Puys, Vulcanus, en forgant ses allarmes, Gros tonnerres^ vomist a plaine gorge;
France, translaté de latin eu François par le dessusdit. » Nous indiquons en note les principales variantes de l'imprimé, postérieures au manuscrit.
1. Var. imprimée Expletant. — 2. Corps. — 3. Desploiant. — 4. Lors, — 5. Gercinus, — 6. Trompe. — 7. Présent. — 8. Palays. — 9. Tonnoires,
370 CHRONIQUES DE LOUIS XII. [Juillet 1507
Yris ausi picques et noises^ forge^
Hayne et diaoors, en lieu de poignans darU,
Pour convoyer' en guerre les souldartz;
Apres survint Erithoine tout prest,
Qui de curres avoit faict graat appresl
Pour cbaryer au besoing le sommage,
Et aux vainqueurs faire honneur' et hommage;
Puy8^ Bellona flst corner sa bucyne,
Tant que Hercules fut quérir Proserpine
Et délivrer des ongles de Pluto^
Gerberus, Mort, Megere et Aletho;
Du Laberinthe yssit le Mynostaure,
Accompaigné de Nesus*^ le centaure
Et de Millon, actendant sur les stades
Les griefz effors des mons Olimpiades,
Ce« qui a cler signifye et demonstre
Que la guerre veult la faire sa monstre.
Que fut ce lors?^ sedicions civilles; Les Liures eurent emmy® leurs villes, Tant que les ungs les autres exillerent Et les maisons Tung a l'autre pillèrent; Puys voulurent les Gaules debeller Et contre tous ® de faict se rebeller, Combien que au Roy eussent devant promys D'estre a jamais ^® ses subgectz et amys ; Par quoy fut dit et par luy arresté Qu'il assauldroit la superbe cyté.
Si s'adressa avecques son effort Vers celle part, ou se trouva si fort Qu'il s'en alla devant Gennes loger, Que** fist par mer et par terre assiéger, Prinst sur ses mons, mallgré tous les rainfors
1. Haches. — 2. Esmouvoir. — 3. Foy. — 4. Ce vers et les trois vers qui suivent manquent dans le texte imprimé. — 5. Nepkus. — 6. Ce vers et le suivant manquent dans l'imprimé. — 7. Tout cela faict. — 8. Dcdcns. — 9. Iceuix. — 10. De demourer. — 11. Qu'il,
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Des Geanevoys, leurs bastions et fors^ Et par deux foys, arangée bataille^, Ses ennemys vainquist et mist a taille; Dont se rendit a luy Gennes crainctive, La hart au coul, comme pouvre captive, Laquelle prist a mercy soubz sa main, En luy monstrant son vouloir très humain, Sans la vouloir subvertir ne^ destruyre, Mais doulcement la soubmectre et reduyre, Combien qu^eile eust faulte commise telle Que deservist pugnîcion mortelle; Pour ce, luy flst toutes ses armes rendre. Et puys voulut^ hommage d^elle prendre En son palais, assix en royal siège, Ou flst brusier son premier privillege; Apres soubmist a son royal pouvoir Son dommaine, seigneurie et devoir, Et si la flst si bien fortifTyer' Que d'elle plus ne se deust défiler.
Ce faict, tous ceulz dont estoit alyée, En la voyant ainsi prise et liée.
Gomme tristes et douUans de l'affaire, Chascun a part en voulut^ son dueil faire; Romme en parloit comme très courroussée; Allemaigne s'en doulloit en pencée; Venize avoit, sur ce, paroUes fainctes; Autres terres et seigneuryes mainctes Des Italles et estranges pays Furent, de ce, poureulx et esbays.
Dont je, qui lors les gestes escrivoye De noz Franroys, ainsy (jue j'en savo^'c, Suyvant le Roy toute part, a Taller Et au venir, escoutant a parler
i. Et leurs fors. — 2. En ragée bataille. — 3. Exiller ou. -— 4. Voulant. — 5. Fructifier. — 6. Voularit.
372 CHRONIQUES DE LOUIS XII. [Juillet 1507
L^ung et Tautre poar nouvelles savoir, Ce que j'en peu entendre, oyr et veoir Et recueillir au plus près de Teffect, J*ay mys icy* en mémoire du faicl.