‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 128 sur 183 · GENNES · texte numérisé non relu

GENNES

Apres le bruyt d'eureuse renommée Par moy aquys, et louange estimée D'honneur de priz et œuvre méritoire, Ayant soubmys maincte ville fermée, Mainct dur efifort et maincle grosse' armée. Et obtenir contre tous la victoire ; France a marché dedans mon territoire, Et par armes m'a vaincue et forcée Tant que je suys, par contraincle, pressée Luy obbeyr, et fault que je la serve; Or est du tout ma^ gloire rabbessée.

Supperbe fuz et maintenant suys serve.

De ce meschief seras par moy blasmée, Romme ingrate, veu que je t'ay sommée De me donner secourable adjutoire, Pencent ausi estre la tienne amée, Et soubz le* loz de'^ ta gloire palmée, DefTendue par main gladiatoire, Et toutesfoys ton rainfort senatoire ® M'a deffailly au besoing et lessée, Dont j'ay esté tant batue et blecée Qu'il n'est moyen qui d'exiF me conserve; Ainsi déchoit® chose trop exaulcée.

Superbe fuz et raainctenant suys serve.

0 AUcmaigne, es tu morte ou pasmée?

Ta promesse n'est que vent et fumée,

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