‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 21 sur 183 · Voy. notamment t. III, p · texte numérisé non relu

Voy. notamment t. III, p

2. Voy. son éloge de la mort des croisés (II, 179). Il se fait volontiers moraliste (III, 167). Cf. III, 70, 65, 298.

3. Il cite Pline (II, 188), Sénèque... Il rond hautement justice aux Grecs et aux Romains, tout en les qualifiant de barbares (III, 317). Il cite volontiers les héros anciens (non sans quel(|uos confusions) et leur joint les preux de la Table-Rondo (111, 14 i).

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bien. Tout ce que la terre produit de beau porte, à ses yeux, l'empreinte du Paradis : il concède à l'Enfer une couleur exclusiTement païenne ; on trouve là tant qu'on veut les Parques, les Furies, Proserpine, Pluton... et Eurydice.

Du reste, comme tous ses contemporains, et surtout comme le cardinal d'Âmboise, il ne nourrit aucune illusion sur la situation religieuse de son temps. Il évite de s'étendre sur le compte d'Alexandre VI ; mais, une fois, il lui arrive d'entrer nettement dans le sujet, car le tonnerre est tombé dans la chambre du pape, par un accident qui pourrait être une vengeance céleste; et alors, malgré le profond respect avec lequel le bon d' Anton parle du Père des fidèles, on sent bien qu'il penche pour la vengeance; il conclut parles pronostics les plus noirs ; il croit à la prochaine dispersion des fidèles*.

Mais ce sont là des nuances personnelles discrètement exprimées.

Ce qui donne à l'œuvre de Jean d'Auton une portée unique, c'est que Louis XII agréa les chroniques de son historiographe et les mit à une place d'honneur dans la bibliothèque de Blois'; or, Louis XII s'occupait personnellement de sa bibliothèque^. C'est donc une œuvre officielle.

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