‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 20 sur 183 · Voy. t. n, p. 138 ; IH · texte numérisé non relu

Voy. t. n, p. 138 ; IH

10. Le poète Macé de Villobr&sme, vaîoL de chambre du roi, était un ami et admirateur de J, d'Auion, [!iij^(|ue Crétin lui écrit à cet égard en termes lyriques. Ce pondant J. d Anton en partu pt^u. Lorsqu'il le cite, comme ambassadeur fi, III, p, ill:.b^ il dit : m Tlng sien (du roi) valet de chambre^ nemmé Mascé de Viilebreme... »

xxlj NOTIOB SUR JBAN D'AUTON.

Jean d'Âuton le nomme le moins possible, mais qa'au contraire il exalte l'exploit du moindre homme d'armes, avec un véritable souoi de ne pas oublier les petits. H exaltera également l'ennemi : dans les discours un peu pompeux qu'il produit de temps en temps, il aime à mettre dans la bouche de l'orateur un hommage rendu aux adversaires. Un vif sentiment du devoir, de l'honneur, de la patrie, brille à chaque page ; les questions d'argent n'y tiennent aucune place. Parfois, quelques physionomies de femme le font sourire (et il le faut bien) ; il voit sans déplaisir les dames italiennes, mais il se ravise aussitôt, en moine pieux et vertueux.

On ne sera pas surpris qu'à ces bons sentiments il ajoute un grand fond d'humanité; la mort de vingt-cinq ou trente hommes d'armes sur un champ de bataille le met hors de lui*. Que dirait-il des épopées modernes! Il est vrai qu'il expose sans sourciller, et comme une loi fatale de la guerre, les horribles massacres de garnisons emportées, d'assaut, massacres destinés à répandre une terreur salutaire, et même, selon les vainqueurs, à économiser beaucoup de sang.

Enfin, il rapporte les faits, si complexes, de son époque, avec un esprit sincèrement chrétien*. Certes, il se croirait déshonoré s'il ne révélait pas sa science des Grecs et des Romains^, en invoquant convenablement Mars, Vulcain, Neptune, Phébus... Ce travers ne Tempêche pas de recourir bravement au Dieu unique, auteur de toute grâce et de tout

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