Jean de Paris
NOTICE SUB JBAN D'ADTON. xxvij
ciaire et bystoriographe de la Boyne^ » Jusqu'à la nx)rt de Louis Xn, auquel sou caractère devait plaire, Jean d'Auton ne conserva donc que le titre d'historiographe et la faveur personnelle du prince'.
En abandonnant le rôle ingrat de chroniqueur, il s'attacha à la poésie, il s'affirma comme littérateur et comme poète. La poésie, dans ce moment, menait plus conmiodémentà tout que Thistoire. Déjà, J. d'Âuton s'en était réclamé : nous avons mentionné les Métamorphoses, les Alarmes de Mars. Il offrit sans doute au roi les pièces de vers insérées dans sa Chronique de 1500 et 1501 ; nous savons par lui qu'en 1502 il remit un rondeau à la reine de Hongrie Anne de Foix' ; qu'en 1503, à Mâcon, il gratifia le roi de consolations et de conseils en forme de ballade avec rondeau ^ il écrivit, en 1504, le Deffault du Oarillant^; il offrit au roi, en 1505, son élégie sur Thomassine Spinola*; en 1507, à Asti, son Eœil de Gennes la Superbe"^. Au camp devant Gênes, en 1507, il composa deux ballades et deux rondeaux contre les Génois', et ensuite la pièce insérée dans la Chronique. Au même moment, il translatait de latin en
1. André de la Vigne était secrétaire de la reine. Ajoutons que le poète Guill. Crétin était, à la môme époque, trésorier de Vincennes et chapelain ordinaire du roi (Le Maire, Illustrations de Gaule, épitre en tête du III* livre).
2. J. Bouchet, épître 57. Jean Le Maire, Epistre responsive du Roy.., a celle de... damp Jehan Danton, chroniqueur du Roy très crestien Loys dousiesme (1512; impr. en 1515).