‹ Chroniques de Louis XIIChapitre 4 sur 183 · Voici une lettre relative à son service · texte numérisé non relu

Voici une lettre relative à son service

«^res cher seigneur, je me recommande a voslre bonne grâce tant de bon cueur que je puis. Vous poursuivez par delà un procès de criées pour monseignear de la Tremoille notre maistre contre Jehan Giffart. Il a paie a Tacquit de mondit seigneur cenl livres en quelque lieu ou ladite somme estoit deue, au moyea de quoy on luy a donné terme du deraourant jusque? a Pasques, et, s'il ne paie dedans ledit terme ^ on pourra poursuir les dite s criées comme auparavant. Dont je vous advertiz, aflin que supcrcedes la poursuite jusques audit terme. Et, a tant, je pry nos^tre tjeiîi^Deiir qui vous doint ce que désirer; . A PoicUers, ce vii« jour de février .

f Le tout vas Ire serviteur, n Jehan Boccukt. *

(Orig. autogr. Archives de M. te duc de la Trémoîlle. Sur papier; écriture fine, très lisible, de procureur.)

3. Valerand de Varanis appelle Raoul de Lannoy : n Dulds mi Mecena i (Carmen de expiignaiione genuensi], etc.

IV a

ij NOTICE SUR JEAN D*AUTON.

Ligny, Gié, Trivulce*, par exemple, se constituaient protecteurs des arts ou des lettres*. Marguerite d'Autriche, Anne de France^, Louise de Savoie tenaient de véritables cours intellectuelles ^ On se faisait honneur, non seulement de soutenir, mais de pratiquer les choses de l'esprit^.

La cour royale tenait la tête de ce courant. La reine Anne de Bretagne usait royalement des gros revenus de son duché personnel et de son douaire; et, comme elle ne redoutait point le luxe ni la flatterie, les lettres, Tart, les industries artistiques trouvèrent auprès d'elle un accueil sans rival. Quant au roi, il dépensait moins largement, parce qu'il se considérait comme un économe du denier populaire, mais il encouragea spécialement l'histoire, qu'il s'agît d'histoire ancienne ou moderne, des origines fabuleuses de la dynastie ou des faits contemporains^. D'abord, il hérita des protégés

1. Bibl. Trivulziana, à Milan, cod. 2062 : recueil de poésies de Crassus, Scaurus, Nagonius et autres.

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