Cf. t. IV, p. 379 et 380, notes
3. La Bibliothèque nationale a récemment recouvré, par les soins de M. Léopold Delisle, l'exemplaire de VAbrégé des Chro-' niques de France, par Regnault Havart, offert par l'auteur à Anne de France, vers 1500 (voy. Notice d'un choix de manuscrits des fonds Libri et Barrois exposés dans la salle du Parnasse français, par M. Delisle. Paris, 1888, p. 30, no 120).
4. V. notre livre Louise de Savoie et François I""", trente ans de jeunesse. Cf. Quentin-Bauchart, les Femmes bibliophiles de France. Paris, Morgand, 1886, 2 vol. in-4o.
5. Il était de bon ton de a fuir l'oisiveté » et de cultiver personnellement les lettres. Jean Bouchet rapporte que le prince de
Talmont,
0 Par passetemps, rondeaux faisoit
Et composoit... »
{Le Temple de bonne renommer, éd. de 1517, fol. ix.) Le duc Charles de Bourbon appartenait à cette môme école. Aune de Graville était une femme de lettres, etc.
6. Nous avons indiqué, dans la Revue de l'Art français, 3^ année,
NOTICE SUR JEAN D AUTON. iij
de son ppédéceMeur, des < Paulus iËmilius, » des « Nagonias, » des Simon « Nanquerius^ ; » il en acquit d'autres en Italie; lorsqu'il entre à Milan en 1499, il agrée l'hommage de la Oenealogia Vicecomitum, de Tristano Calco, ce serviteur des Sforza'. À Pavie, en 1507, il demandait insidieusement à Jason Maino pourquoi, célèbre professeur, il ne s'était pas marié, et Maino de répliquer très hardiment : Ut, te cammendante, Jtdiics pontifeœ ad purpureum galerum gestandum me hdbilem sciat^. En 1510, Louis XII recommande même au pape pour des bénéfices le célèbre Pierre Martyr d'Anghera^, pourtant son adversaire...
On voit ainsi comment se récompensaient les mérites littéraires, non par de l'argent, mais par des chaînes. Aussi la plupart des écrivains, comme Gaguin, Antoine du Four, Nicole GiUes, Michel Riz, Amaûry Bouchard, Laurent Bureau, Claude de Seyssel, Jean Lascaris, Louis Hélien, Guillaume Budé, Charpentier, Villebresme, Octoviea de Saint-Gelais, Jean de Saint-Gelais et autres occupèrent des charges de cour ou des fonctions publiques, et on connaît leur vie lorsqu'elle s'est trouvée mêlée à des aventures retentissantes, comme celle des Saint-Gelais, ou à des missions importantes, comme il advint à Riz, à Hélien, à Seyssel...; autrejanvier 1886, p. 2, les motifs qui paraissent reculer au règne de Louis Xn la date de la rédaction des précieux Mémoires de Fenin, publiés par M'i« Dupont pour la Société de l'histoire de France. Cf. fr. 25295.
4. Les poésies de celui-ci ont été publiées en 1606, à Paris, in-8*, sous ce titre : Opusculum de funere Caroli VJII^ cum conimentario. Elles contiennent des vers à Ghr. de Billy, à Gaguin, à Faustus Andrelinus. Cf. Bibl. nat., ms. nouv. acq. lat. 169, fol. 80.