Ms. fr. 4953, fol. 23 : t Jehan Danthon
3. L'Exil de Gennes, à la suite de les Triumphes de France, plaq. goth. de 1508 (€ Jehan Danton i); les Espistres envoyées au Roy, plaq. goth. de 1509 (quatre fois : « Danton ») ; J. Le Maire, Plaincte sur le trespas de feu messire de Byssipat (o Abbé Danton »); Le Maire, Illustrations de Gaule, 3* partie, !'• éd. (a l'abbé Dange en Poitou, damp Jehan Oanton i). M. Picot pense qu'on prononçait i Dauton i môme en écrivant a Danton » (Revue d'histoire littéraire de la France, n* 2, p. 146, note).
4. Dans son Epistre aux imprimeurs, Jean Bouchot les exhorte à publier désormais ses œuvres plus correctement {Epistres morales et familières du Traverseur, Poitiers, 1545).
5. Fr. 1716, fol. 6 : « Jehan Dauton; » fr. 5087 : a J. d'Authon; » fr. 1952 : « frère Jehan d'Authon; » Epistres familières de Jean Bouchet, éd. de 1545 (épîtres 57, 67) : i Jehan Dauthon; » Épîtres insérées en tête du Panégyrique de Jean Bouchet, l"^» éd. : « Jehan Dauthon. >
6. Le ms. 23988 de la Plainte du désiré, par Le Maire de Belges, porte f Dauton; i le ms. 1683 de la même Plainte : « Danton. » Le bibliophile Jacob fait remarquer que, dans la 67« épître familière de Jean Bouchet, « Jean d' Au thon » rime avec « haut ton, » mais que d'autre part, dans TÉpître de Crétin à Maco de Villebresme, il rime avec « en ton. » Nous dovons toutefois observer
▼j NOTICE SUR JEAN D'AUTON.
Mais Qoos possédons les textes ofSciels et authentiques des Chroniques de Jean d'Âuton ; ces manuscrits portent tous Auton. M. Richard, archiviste de la Vienne, a découvert* aussi et a bien voulu nous oommuniquer un bail notarié, où notre auteur comparaît comme abbé d'Angle le 27 avril et le 28 août 1522, et, dans cet acte, le notaire a écrit « Jean Danton. > Le rôle officiel des Officiers de l'ostel du Roy l'appelle également « Danton*. » Denis et Théodore Godefroy, le bibliophile Jacob ont donc eu raison de conserver le nom, traditionnellement accepté, à'Auton^.
Ce premier point fixé, il reste à rechercher le pays d'origine de Jean d'Auton, question qui présente d'ailleurs un intérêt médiocre pour la critique, car il est très clair que l'écrivain, écho de certaines inspirations, fait abstraction de sa personnalité dans la rédaction de ses Chroniques, et ne se laisse guider par aucune considération locale. Trois indices nous permettent cependant de l'éclaircir : 1° Jean d'Auton a l'habitude personnelle de commencer l'année au 25 mars'*; 2** il s'étend, avec beaucoup de complaisance, avec une bienveillance anormale et des détails de première main, sur les faits et gestes d'un certain Antoine d'Auton, pour lequel il éprouve évidemment une sympathie particulière^, et dont il connaît fort bien le pays; 3° il appartenait
que, dans le ms. fr. 1711, fol. 13 v», de cette épitre, le nom est écrit f Dauton. » L'Exil de Gennes, imprimé en 1508 pour Guillaume Eustace, à la suite des Triumphes de France de J. d'Ivry, est f faict par frère Jehan Danton, • mais la table des matières porte a Dauton. •