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CHAPELLE DES CHARDONNERETS

Renée de Bordeloy, veuve de messire Thomas de Courtarvel, chevalier, seigneur de Boisgency, demeurant en son logis seigneurial de La Guyardière, à La Poôté. Cette dame, en exécution du testament de Marguerite Corhin, dame de Sougé, obtient décharge dudit curé des rentes, charges incombant à des héritages, au regard de la seigneurie de La Chapelle des Chardonnerets, appartenant à ladite damoiselle de Boisgency, moyennant une rente perpétuelle de 10 liv., assise sur les Mardières, le Petit clos des Hayes, d'un demi journal, une petite lotie de pré, le tout aux environs des Marais. Fait et passé au village de La Chapelle en régale. Signé : Bigot.

28 août 1663. Testament, reçu par Me Charles Duval, notaire à La Poôté, de damoiselle Renée de Bordeloy, veuve de Thomas de Courtarvel, écuyer, sieur de Boisgency, demeurant au lieu de La Girardière ou Guyardière, paroisse de la Poôté, portant fondation d'une messe, tous les dimanches, dans la chapelle de Sainte-Marguerite en Sougé, avec affection du lieu des Pâtis, en Saint-Paul, valant 30 liv., et 10 autres liv. à prendre sur la métairie de Villeneuve en Saint-Léonard. Me Marin Le More, prêtre, est pourvu du bénéfice : M. de Chariot, sieur de Chambourg, principal héritier ou ses hoirs, jouissant de la terre de La Grande-Chapelle, présenteront audit bénéfice.

17 jum 1671. Marraine, à Sougé, damoiselle de Chariot, dame de La Chapelle des Chardonnerets.

11 mars 1675. « Le 11e jour de mars est décédé discret Me Marin Le More, prêtre, en son vivant titulaire de l'école de Sougé et habitué audit lieu, dont le corps a été inhumé en l'église de la Poôté-aux-Nids, de notre permission, le mardi 12° dudit mois, en foi de quoi, nous prêtre, curé de Sougé, avons signé. Bonne foy. »

1694. Mrae Françoise de Courtarvel était veuve de François Loubat, écuyer, sieur de Carlor, de Chariot, de Charlor, de Caries.

7 avril 1683. Jugement stipulant que les biens de La Chapelle ne seront vendus qu'à la charge de continuer la rente de 150 liv., affectée à la dotation de l'École-Corbin.

En 1748 se fit l'estimation de La Bouteveiilère, du moulin des Roches, en Douillet etc., des bien vendus au marquis de Pezé par Camille Loubat de Caries, estimation sur la réquisition de Jacques-Louis et Marie-Renée Loubat de Caries, émancipés d'âge.

13 octobre 1706. Testament de Marie-Françoise de Charlor, qui fut inhumée dans l'église de Songé, le 26 octobre, dame de La Chapelle des Chardonnerets, demeurant en sa maison seigneuriale dudit lieu, en Sougé, par devant Me Jean-Baptiste Houet, notaire. Veut ladite testatrice être inhumée dans l'église de Sougé, règle les prières qui doivent accompagner et suivre son inhumation et son service ; lègue à perpétuité une messe basse, dans ladite église, le vendredi de chaque semaine, moyennant 20 liv. ; lègue encore 20 liv. pour l'entretien de la première messe des fêtes et dimanches de l'année, à perpétuité, de plus donne 40 liv. pour aider à édifier la chapelle de Sainte-Marguerite dudit lieu de La Chapelle. Tous ces legs et fondations sont hypothéqués sur la métairie de La Chapelle. Me Julien Bigot, curé de Montfort, Me Nicolas, vicaire de Sougé, sont les exécuteurs testamentaires.

7 septembre 1712. Arrêt du Parlement de Paris maintenant la rente de 150 liv. contre Gillonne de Charlor, veuve de messire Antoine de La Fournerie, seigneur du Plessis-Bouchard, héritière de Marie-Françoise de Charlor, en faveur de Me Bouglier, prêtre titulaire de la prestimonie de l'École.

2 octobre 1749. Inhumation, dans l'église des Jacobins, au Mans, de François-Gabriel de La Fournerie de La Ferrière, âgé de 12 ans, fils d'André-René, seigneur de La Ferrière, chevalier de Saint-Louis et sous-brigadier des chevau-légers de la garde du Roi, et de Marie-Louise Lebreton.

1791. Me Fortis, mécontent de ne plus toucher les 150 liv. de dotation de l'école dont il était titulaire, réclama devant les tribunaux ; mais M. de La Ferrière profitant de la loi qui mettait tous les biens d'ceuvres pies dans les mains de la nation, fit défense à son fermier Michel Lhuissier de payer les arrérages de

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la rente, terme échu à Pâques 1791. Devant le tribunal d'Alençon, M. Fortis fut débouté avec dépens.

Les fermes de La Grande Chapelle et de La Bichetière furent vendues nationalement : la première a été, en 1876, dépecée par un spéculateur ; la seconde appartient à M. Cberbonnier, propriétaire à Bernay, du chef de sa femme, Mlle Pottier, petitefille de M. Charles Granger, ancien percepteur. (Voir Part. École-Corbin) .

§ 4. — Chapelle du Saint-Nom de Jésus ou Du Chênay.

1670. Me Mathurin Chouin, prêtre, prieur commendataire du prieuré de Saint-Mathieu de Morlaix et ci-devant curé de Sougé, demeurant en son lieu de La Robinière, paroisse dudit Sougé, dans son testament qui suit, devant Me Jean Godemer, notaire à Fresnay, fonde la chapelle du Saint-Nom de Jésus, en l'église de Sougé, laquelle sera possédée par un clerc tonsuré ou un prêtre, aux conditions suivantes : de célébrer ou de faire célébrer audit autel trois messes basses, chaque semaine, à perpétuité, pour le repos de Pâme du testateur et celui de ses parents.

Pour dotation, le testateur donne la métairie du Chênay, sise en Sougé, acquise par lui, de M. le Président (Richer) de Montéhard, au Présidial du Mans, par acte passé devant Pierre Couret, notaire au Mans, le 22 juin 1643. La chapelle sera possédée la première fois, par Me François Chouin, prêtre, curé de Sougé, son neveu, sous le bon plaisir de Mgr Pévêque du Mans, qui en donnera collation. Après le décès de Me François Chouin, le curé de Sougé recevra annuellement 60 s. pour la tolérance de la fondation et la fabrique, 6 d., à charge de fournir le luminaire et les ornements pour célébrer les messes.

7 mai 1671. Insinuation du testament dont la teneur suit :

« Du septième jour de juillet mil six cent soixante-dix avant midi. Par devant nous Jean Godemer, notaire royal au Maine, demeurant à Fresnay, fut présent en sa personne et dûment

soumis, vénérable et discret Me Mathurin Chouin, prêtre, prieur commendataire du prieuré de Saint-Mathieu de Morlaix et cidevant curé de Songé, demeurant en son lieu de La Robinière, paroisse dudit Sougé, lequel sain d'esprit et d'entendement, ainsi qu'il nous est apparu et aux témoins ci-après, ne \oulant mourir intestat, a fait, nommé et dicté de mot à autre le présent son testament, en la forme qui en suit : à savoir, son corps être inhumé et enterré dans le cimetière de l'église dudit Sougé, où défunt Jean Chouin, son père, avait été enterré, auquel lieu sera mis une tombe, en mémoire de sa sépulture,avec inscription dessus, contenant son nom, sa qualité et le jour de son décès ; que sa sépulture et enterrement soit fait le matin, et ledit jour qu'il soit dit et célébré en ladite église de Sougé pour le repos de son âme et de ses amis trépassés vigiles des morts, avec trois messes hautes, chantées à diacre et sous-diacre en la manière accoutumée, auquel service les prêtres et curés du voisinage seront conviés d'assister, et pour leur salaire sera donné à chacun d'eux la somme de 20 s., célébrant pour chacun d'eux une messe de Requiem pour ledit testateur, et à l'égard de ceux qui sont curés leur sera donné pour cet effet la somme de 20 s. ; que pareil service sera aussi célébré le jour du huitain de son enterrement en assistance desdits curés et prêtres... Veut que dix boisseaux de blé-mouture, réduits en pain, soient distribués aux pauvres... que ledit testateur a le bonheur d'être de la confrérie du Très- Saint-Sacrement de l'autel, érigée en l'église paroissiale de Fresnay, désire que le service que ladite confrérie est obligée de faire au décès de chacun des confrères, soit célébré dans ladite

église de Sougé, et pour... donne 12 liv Ledit testateur

reconnaît qu'il a plu à Dieu de lui donner des biens, ayant voulu qu'il fut titulaire dudit prieuré de Morlaix et de la cure dudit Sougé, dont il a joui par plusieurs années du revenu desquels il a fait des réserves notables, par le moyen desquelles il a fait plusieurs acquêts, à raison de quoi il est redevable à l'église, en considération de cela, veut et ordonne qu'il soit fondé comme de fait il fonde par ces présentes une chapelle en ladite église

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paroissiale de Sougé, qui sera desservie en l'honneur de Dieu, sous le titre et l'invocation du nom de Jésus, laquelle chapelle sera desservie à Tau tel du Saint-Nom de Jésus en l'église dudit Sougé, et laquelle chapelle sera tenue et possédée par un clerc tonsuré, aux conditions ci-après : savoir, de célébrer ou faire célébrer à l'autel de ladite chapelle trois messes basses par chacune semaine, à perpétuité, et tels jours qu'il lui plaira, à l'offertoire, et pour le repos de l'âme tant dudit testateur que de celui de ses père et mère, parents et amis trépassés... Pour la dotation de ladite chapelle, ledit testateur a donné et légué à perpétuité les immeubles cjui ensuivent, et premier le lieu et métairie du Chaisnay, situé en la paroisse dudit Sougé... acquis par ledit testateur de M. le président Montéhard, au Présidial du Mans, par contrat passé par Pierre Couret, notaire, demeurant au Mans, le 22e jour de juin 1643, composé d'une maison manable où il y a four et cheminée, une chambre au bout sous même faîte, grenier dessus, cour et issues, toits à porcs, une grange, une étable aussi sous même faîte, avec deux étables en forme d'appentis, le tout en un tenant, en laquelle cour il y a mare à poisson, un jardin derrière la maison... Item une pièce de terre, nommée les Clossets, 2 journaux et demi, joignant d'un bout le chemin de Sougé à la Croix-Renard... Ilem, la Folle Brière de 6 à 7 journaux, joignant ledit chemin : Item, le Pâturage ou le Petit-Bois, 2 journaux, joignant d'un bout la mare... Item, le Petit-Bois, 2 journaux ;... Item, les Ecottais... Item La Grouas,

1 journal... Le en. de La Fontaine, 2 journaux... Le Guéalin,

2 journaux avec portion de pré 1/2 hommée, joignant d'un bout le ruisseau en partie et autre partie le Parc d'André Bigot, à cause de son acquêt. Item, deux prés, contenant en tout où recueillir quinze charretées de foin, joignant d'un bout le chemin de Sougé à la Croix-Renard, et de l'autre, en partie le pré Mottais ; Item, les Grands-Bois, de 8 journaux... Item, les Belles- Places, de 6 journaux... Item, le champ de Dessus les Prés, de 6 journaux... Item, deux pièces de terre nommées Les Noëlles, séparées par une haie, contenant 18 journaux, joignant d'un

côté le chemin de Sougé à la Croix-Renard, d'autre côté le chemin de ladite Croix au Gué-Ory et d'autre bout en partie le pré de Mottais... Ainsi que lesdites choses se poursuivent et comportent... acquises dudit sieur Président, fors ladite pièce de l'Ecottais aussi par lui acquise du nommé Briquard... A la charge par ledit titulaire d'en obéir soit censivement ou par hommage aux fiefs et seigneuries dont lesdites choses dépendent... Et sera ladite chapelle tenue et possédée après le décès dudit testateur, la première fois, par vénérable et discret Me François Choùin, prêtre, curé dudit Sougé... neveu dudit testateur, sous le bon plaisir de Mgrl'évêque. . . auprès duquel est sollicitée la collation... et après le décès du sieur Choùin, curé, ledit testateur veut et entend que le droit delà présentation de ladite chapelle demeure à perpétuité, vacation arrivant, aux aînés de la famille dudit testateur, portant le nom de Choùin, et après aux cadets du même nom... à leur défaut, la présentation appartiendra au sieur curé de Sougé... qu'à des garçons qui procéderont de la famille dudit testateur... ou à leur défaut, à un prêtre natif de la paroisse de Sougé... Le chapelain sera tenu annuellement de payer 60 s., outre les autres charges, au sieur curé de la paroisse dudit Sougé, pour la tolérance de la fondation, et la somme de 6 liv. à la fabrique dudit lieu, à charge de fournir le luminaire et ornements pour célébrer les messes. Sera tenu ledit sieur curé, premier titulaire de ladite chapelle de faire les frais nécessaires tant pour le décret et expédition de ladite chapelle que pour obtenir l'indemnité des seigneurs des fiefs, lesquels seront pris sur les revenus desdites choses et avancés par ledit chapelain... nomme, prie et choisit pour exécuteurs testamentaires les personnes de vénérable et discret Me Marin Lemore, prêtre habitué en l'église de Sougé, Michel Lefèvre, sieur de Vauthallier, de la paroisse de Moitron, Mathieu Duperche, marchand, demeurant à Sougé... fait et passé audit lieu de LaRobinière... »

Le lieu du Chênay était tenu à foi et hommage au regard des fiefs de Sougé et de La Monhonnière ; alors le seigneur de Sougé ne perdit point l'occasion de réclamer ses droits de rachat, comme le prouve la pièce suivante.

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« 30 mai 1671. A tous ceux qui ces présentes lettres verront salut, scavoir faisons que l'an 1671, le 30e jour de mai... par devant nous, Bertran Jary et Gervais Rousseau, notaires.... au Mans..., furent présents... Jacques Le Silleur, écuyer, seigneur de Sougé-le-Ganelon, et Me Jean Chambrier, diacre, chapelain de la chapelle du Nom de Jésus, fondée et desservie dans l'église, paroisse dudit Sougé, demeurant l'un et l'autre audit Sougé, étant de présent au Mans, lesquels ont dit, reconnu, et confessé que défunt Me Mathurin Ghouin, vivant prêtre, prieur commendataire du prieuré de Saint-Mathieu de Morlaix et autrefois curé de Sougé, a fondé une chapelle dans ladite église, paroisse de Sougé, pour être desservie à l'autel du Saint-Nom de Jésus et pour la dotation d'icelle chapelle, a donné, légué à perpétuité à celui qui la possédera, son lieu des Chesnais, situé en ladite paroisse de Sougé, ainsi qu'il est composé et que ledit sieur Ghouin l'avait acquis de M. Rischer de Montéhard, par contrat attesté par devant Me Pierre Couret, notaire royal au Mans, le 22e juin 1643, avec une pièce de terre appelée l'Ecotay qu'il avait acquise du nommé Bricart, comme il est plus au long mentionné par le testament dudit Chouin fait par devant MeJean Godemer, notaire royal, demeurant à Fresnay, le 7e jour de juillet 1670, laquelle fondation a été approuvée et ladite chapelle érigée en bénéfice perpétuel par décret expédié par vénérable et discret Messire Guillaume Godefroy, vicaire général de Mgr l'évêque du Mans, en date du 18e jour des présents mois et an.... et d'icelle chapelle icelui sieur Chambrier ayant été pourvu sur la nomination de Michel Chouin, patron ainsi qu'il a fait apparoir par la collation dudit sieur Godefroy, datée du même jour, 18e des présents mois et an.... Il en a pris possession réelle et actuelle par acte passé devant Me Julien Agin, notaire, résidant audit Sougé, le 29e jour de ce mois de mai, et désirant le sieur Chambrier, entrer en jouissance dudit lieu des Chesnais,... que l'on prétend être tenu à foi et hommage dudit sieur de Sougé, à cause de ses fiefs de Sougé et de La Monhoimière, il a requis ledit sieur de Sougé de vouloir composer avec lui, tant du rachat qu'il doit à commencer du jour de sa prise de possession de ladite chapelle,

que pour les droits d'indemnité, qui sont trois années des revenus dudit lieu du Chesnais.... sur le pied et à raison de 280 liv. de ferme en argent et des suffrages, suivant le bail fait à Julien Guillochon, fermier.... Et parce que pour ledit rachat et lesdits droits d'indemnité, icelui sieur de Sougé serait fondé de jouir quatre années dudit lieu des Chesnais, et ce qui en dépend, lesquelles jouissances reviendraient 1,120 liv. en argent, sans les suffrages.... le sieur Chambrier a requis ledit sieur de Sougé de vouloir se payer de tout son dû sur la ferme dudit lieu à cinq payements égaux d'année en année.... en faveur dudit sieur Chambrier, il a réduit et modéré lesdites quatre années de jouissance à la somme de 1,000 liv. pour ce que dudit lieu des Chesnais et ses dépendances il y en a de mouvants et tenus de sesdits fiefs de Sougé et de La Monhonnière seulement,.... et après qu'il en aura été satisfait, il a été accordé que ledit lieu des Chesnais en tant et pour. tant qu'il en tient et relève desdits fiefs de Sougé et La Monhonnière, sera et demeurera bien et duement indevis, à la réserve des autres droits seigneuriaux et féodaux, à condition que ledit sieur Chambrier et ses successeurs, titulaires de ladite chapelle feront les obéissances féodales telles qu'elles sont dues par la coutume auxdits fiefs de Sougé et de La Monhonnière, acquitteront les services et autres droits anciens et accoutumés, et aux plaids prochaines, ledit sieur Cliambrier représentera ledit testament qui est le titre de la fondation de ladite chapelle, son acte de prise de possession et ces présentes, pour être le tout enregistré dans les livres du greffe ou remembrances desdits fiefs, et y fournir son aveu en bonne forme.... »

1671-1682. — Me Jean Chambrier, prêtre, titulaire de la chapelle du Chênay.

1683. M" Mathurin Chauveau, prêtre habitué en l'église de Saint-Pierre-de-La-Cour, id.

1741. M. René Pottier, prêtre, principal du collège de Sougé, id.

En 1715 et 1719. Ladite chapelle est taxée à 19 liv.

25 octobre 1769. Nomination du sieur Adrien Bougler pour

estimer les réparations et réfections de la chapelle et prestimonie des Chênais, possédée après Me René Pottier, par Me Gervaiseaux, curé de Gonnerré, qui la posséda jusqu'à la Révolution.

8 janvier 1791 . Vente au district de Fresnay du lieu du Chènai, au sieur J. Dioré, notaire à Sougé, au prix de 14,400 fr. Les héritiers de M. Pelletier, ancien notaire à Assé, possèdent cette ferme qui n'a pas été divisée.

§ 5. — Notre-Dame de Pitié ou prestimonie de La Chalonnière.

Gette Chapelle était desservie dans l'église de Sougé par un chapelain demeurant à la Bourgeoisie, dans le bourg ; la dotation se composait d'immeubles situés à Sougé et surtout à la Chalonnière, près de More, en Douillet.

6 février 1554. « Saichent tous présents et advenir que en notre cour royal du Mans, par devant M° Jehan Louayson, labellion et notaire juré de ladite court, demeurant à Sougé-le-Ganneron, personnellement établi vénérable et discret Me Jehan Leroyer, curé de l'église paroissiale de M. Saint-Martin dudil Sougé, diocèse du Mans, meu de dévotion, de grande affection en reconnaissance de plusieurs et inestimables spirituels et temporels biens que notre seigneur de sa bonté et grâce luy a imparty et donné pour d'iceux, selon sa divine providence et ordonnance de l'église militante durant sa vie en bien et canoniquement disposer et user comme prude, loyal et discret admininistrateur desdits biens pour ces autres légitimes causes ad cela prononçant ainsi qu'il nous appartient et clairement exposé a de longtemps et comme de présent proposé et délibéré moyennant la grâce de Dieu et sous le bon plaisir, autorité, assentiment et décret de révérend père en Dieu Mgr l'évoque du Mans, fondé et doté une chapelle ou chapellenie par luy construite, faicte et édifiée au dedans et côté senestre de sa dicte église, soubs titre et invocation de l'honneur et révérence de la très-sacrée vierge Marie, mère de Dieu, N.-D. de Pitié, à la remission de

ses péchés, pour son salut et des âmes de ses amis, parents et bienfaiteurs vivants et trépassés comprins avec que yceux les nobles seigneurs de More et dudit Songé, d'iceluy fondateur en cet endroit propice, et bénévoles auxiliateurs pour la dotation et fondation de laquelle chapelle ou chapellenie, à la charge de dire et célébrer deux messes basses, préfixes chacune semaine, par chacun an, à perpétuité, à l'autel de ladite chapelle, Tune au jeudy du Saint-Sacrement de l'autel, scavoir, est cibavit, au contenu du missel et usage du Mans avec la solennité de la fête du Saint-Sacrement, et l'autre messe au jour de samedy de N.-D., selon le cours du temps... à chacune desquelles messes le chapelain d'icelle chapelle, durant ladite célébration à l'heure accoutumée, se retournera vers le peuple assistant pour faire les prières dudit fondateur, ses dits parents, bienfaiteurs et amys vivants et trépassés et pour lesdits seigneurs de More et de Sougé juxte l'intention d'iceluy fondateur... A ledit fondateur donné, légué... et par ces présentes... les biens et choses héritaulx qui s'ensuivent, et premier lieu, le bordaige dépendant de La Chaillonnière, sis et situé en la paroisse de Douillet, ou fief et seigneurie de More, ainsy que ledit lieu se poursuit..., composé d'une maison manable contenant deux fermes, une grange et une estable au dedans et une aultre es table en appenty, estant au bout une court et estraige devant et l'allée, entrées et issues de ladite maison, d'un pressouer à cildre et de deux jardins, aliàs chenevière et à choux, l'un sis derrière ladite grange et l'estable, l'aultre joignant lesdits estraige et pressouer, le tout contigu et en ung tenant, contenant ung journal de terre ou environ, d'un journal dans le champ Pelé, joignant d'un côté les terres dudit seigneur de More..., du champ du Cormier contenant 3 journaux, costeant d'un côté le chemin tendant dudit Douillet au Valangu.».; de trois journaux à prendre en une pièce nommée les Petites-Houscher..., de 3 journaux de terre appelés les Boisseaulx... côtoyant le chemin tendant à la Beausse ; de semeure à 3 boisseaux de bled, appelée La Tremblaye...; des Petits-Champs de 3 journaux... ; une

pièce de terre appelée La Prierye, côtoyant le chemin tendant de La Chalonnière à La Bergerye... ; du pré Ribot, d'une hommée, costeant d'un costé et aboutant des deux bouts le chemin tendant de More au Valangu...; Quelles choses dessus déclarées ledit Leroyer a fait indemner au seigneur de More, à la charge du service divin cy-dessus et après déclare qu'il sera dit et célébré à l'advenir en ladite chapelle au contenu et désir des présentes et que ledit Leroyer, fondateur et les futurs chapelains j de ladite chapelle seront tenus payer et continuer, chacun an, au vivant, les rentes et debvoirs anciens deubs audit seigneur de More et après fondées par les futurs chapelains de ladite chapelle la somme de 30 s. tournois de cens avec toutes les aullres obéissances féodales requises de droit et de coustume ensemble, à la charge à chacune mutation de chapelain, soit par mort, résignation ou autrement, en quelque manière que ce soit, payer audit seigneur la somme de 100 s. tournois. Et, en augmentation de la dotation et fondation d'icelle chapelle, ledit Leroyer, fondateur, a mis, annexé et augmenté les choses héritaulx et immeubles cy après déclarés, et premier, une ferme de maison manable avec une garde-robe et grenier, dessus et la court, entrée et issue de ladite maison et ung jardin à choux, sis à l'un des bouts et ung four. Le tout en un tenant sis audit lieu et ville de Sougé, joignant d'un costé et d'un bout les murs de l'enclos du presbytère dudit lieu, d'aultre part tenant la maison de Philippe Gerveseaulx, bourgeois, avec la cour de devant à l'endroit de ladite maison ; item une grange comme elle se poursuit et une place de terre sise à l'un des bouts de ladite grange, joignant par une part l'étable dudit Gerveseaulx, par aultre tenant le mur au jardin dudit presbytère, d'aultre part la rue nommée le chemin d'Alençon... Toutes lesdites choses dessus déclarées sises et situées au lieu, ville, paroisse, fief et seigneurie dudit Sougé, indemnées par le seigneur dudit lieu en faveur de l'augmentation de ladite chapelle, à la charge de payer et continuer par chacun an les debvoirs seigneuriaux a la recepte dudit seigneur, au terme

d'angevyne, et oultre la somme de 30 s. tournois à mutation de chapelain, audit seigneur ou à sa recepte, soit par mort, résignation, permutation et par le premier chapelain, titulaire de ladite chapelle, ledit fondateur retient à foy la présentation luy vivant, nomme et présente messire Marin Le Rover, prêtre, son cousin, priant et suppliant humblement mon dit seigneur révèrent père en Dieu Mgr du Mans, nostre evesque et pasteur et cardinal Dubellay, qu'il luy plaise de décréter ladite chapelle et ériger le bénéfice perpétuel, approuver la présente fondation et dotation d'icelle, admettre et recepvoir ledit messire Marin Leroyer estre nommé et présenté par ledit fondateur, et après le décès de luy veult et ordonne que le plus proche parent et héritier luy succédant, présentera consécutivement ainsi à toujoursmais le chapelain et chapelle subsequens, pris et provenais de la ligne dudit fondateur pour qu'ils soient prêtres et encas qu'il n'y ait prêtre en sa ligne, son prochain lignager pourra semblablement présenter un homme ecclésiastique, natif et demeurant audit Sougé..., lequel chapelain sera tenu de dire et faire dire, et par tolérance du curé dudit Sougé, vigiles des morts et messe de defunctis à note, en ladite chapelle, chacun vendredy des quatre-temps de l'an, à perpétuité et faire la prière dudit fondateur et de ses parents... et des seigneurs de More et de Sougé susdits, lesquels respectivement ont indemne et admorty chacun en son fief et seigneurie les choses héritaulx de la fondation, dotation et augmentation de la chapelle... oultre sera tenu ledit chapelain faire dire et chanter à note en ladite chapelle le Stàbat mater dolorosa avec que l'oraison accoustumée et ordonnée à la fin des vespres de tous les premiers dimanches de chacun mois à toujours, mais chacun an, à la fin des vespres, à l'autel de ladite chapelle et le Stabat fini, chanter un respond de defunctis et les oraisons Inclina fidelium... et lequel chapelain sera tenu payer et distribuer par manière de distribution collégiale à six prestres et escoliers qui assisteront et ayderont à chanter ledit Stabat, la somme de 2 s. par chacun dimanche, qu'il sera chanté qui

est à chacun 4 deniers et en somme 24 s., par chacun an, et pour permission et tolérance de ce faire, ledit chapelain sera tenu payer et continuer à toujoursmais, par chacun an> 23 s. tournois de rente audit curé de Sougé et 15 s. tournois aussi de rente au procureur de la fabrique dudit Sougé, le tout au jour et terme de Toussaint, à la charge que ledit curé ou son vicaire sera tenu assister et ayderàdire et chanter lesdits vigiles, messes haultes et le Stabat, comme dit est. . ., et ledit chapelain pourra sonner ou faire sonner la cloche devant que de dire lesdites messes basses, pourveu qu'elle ne soit feste solennelle... Fait et passé audit- Sougé, maison dudit curé, le mercredy 6e jour de février l'an 1554, en présence de discret messire Jehan Godemer, prélre, Philippe Gerveseaux, bourgeois, et René Fontenelle. témoins, dudit Sougé, ad ce requis et appelés et soussignés avec nous la minute des présentes, lesdits Le Royer, fondateur et Gaudemer présents, et honnête homme Julien Lefebvre, notaire de Fresnay, dudit Sougé pour présent...»

Après l'acte de fondation suivent les deux lettres d'indemnité dont voici le préambule : « Devant Me Yves Picart, notaire de la vicomte de Fresnay, dépendant du duché de Beaumont, demeurant à Fresnay, noble et puissant François de 3Iésenge, seigneur de Sougé et de La Bussonnière, demeurant à présent en la paroisse dudit Sougé, d'une part, et Me Jehan Le Royer, prêtre, curé dudit Sougé-le-Ganeron. » « Et aussi à la charge que ledit chapelain et ses successeurs iront ou enverront devers le seigneur et dame de Sougé étant en ladite ville de Sougé, les avertir de l'heure que sera dite la messe d'icelle chapelle et les prier d'y assister à l'heure dite, si bon leur semble... et a été présente damoiselle Jehanne de Clermont, épouse dudit seigneur... » présent, Me Jacques Chapelain, seigneur de Mouray (More), demeurant au Mans, messire Pierre Saillant, prêtre, Jean Barreau, et Julian Lefebvre, demeurant audit Sougé.

« Haut et puissant Pierre de Laval, baron de Lezay, seigneur des châtellenies de Saulne, Moillebert, Chênay, Le Parmi, Mazé et des seigneuries de Chapes, More et Brehabert, paroisse de

Saint-Phillebert-du-Peuple, pays d'Anjou et ressort de Baugé, d'une part, et vénérable et discret Jehan Le Royer, curé... » Fait et passé au châtel et maison seigneuriale de Brehabert, 24 juin 1554. Présents : nobles hommes Pierre Du Cormier, seigneur de Laurière, demeurant audit lieu, en Douillet, Guillaume Sauvestre, demeurant à Saint-Philleberl-du-Peuple. Signé : Pierre de Laval.

17 août 1564. Devant Fontenelle, notaire, M° Marin Le Royer, prêtre, prend possession de la chapelle deN.-D. de Pitié, en présence de Mes Jean Chouin et Julien Gervaiseaux, prêtres du lieu.

28 avril 1624. Inhumation, dans la chapelle de N.-D. de Pitié, de Ma Jacques Deschamps, prêtre, par M. le curé, en présence d'un grand nombre de prêtres et de François Renault, prêtre, lequel prétend être chapelain de la chapelle dont le défunt était titulaire.

2 janvier 1572. Devant M° Jehan Maignée, notaire à Assé, Me Julien Gervaiseaux, prêtre, depuis 1559, demeurant au bourg de Sougé, pourvu de la chapelle de N.-D. de Pitié, fondée en l'église de Sougé, par Me Jehan Leroyer, en prend possession, en présence de Me Pierre Saillant, curé de Sougé, Jehan Saillant, prêtre, noble Guy de Carelles, sieur dudit lieu, François Fontenelle, notaire, procureur général des habitants de Sougé, Pierre Gayet, procureur de la fabrique, etc.

6 mars 1672. Devant Léonard Cormailles, notaire à Saint- Georges-le-G., prise de possession de la chapelle de N.-D. de Pitié, par Me Jean Perdereau, prêtre, né à Sougé, vicaire de Sainte-Catherine de La Flotte, île de Rhé, diocèse de La Rochelle, présenté par la famille Deschamps, après René Goyet, dernier titulaire, en présence de Me Louis de Bonnefoy, curé, Jacques Pecate, prêtre, Jacques Le Silleur, écuyer, seigneur de Sougé, héritier du défunt seigneur dudit lieu.

2 mai 1672. Prise de possession de ladite chapelle, par Me François Pichereau, en présence de M" Louis Bonnefoy, curé de Sougé.

26 avril 1677. Inhumation, dans la chapelle de N.-D. de Pitié, de Me Julien Boutier, prêtre, dernier titulaire.

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