CHAPELLE SAINT-DENIS
29 avril 1677. Devant Me Agin, notaire à Sougé, présentation par M« André Bigot, maître chirurgien, à Sougé, comme héritier de M9 Jehan Leroyer, curé, fondateur, de Me Julien Delalande, prêtre, demeurant à Saint-Georges, neveu du sieur Boulier.
Notre-Dame de Pitié est taxée, en 1715, à 14 liv. 12 s., en 1718, à 13 liv., en 1719, à 13 liv.
31 mai 1769. Prise de possession de la chapelle de N.-D. de Pitié, par Me Charles-Louis Gervaiseaux, présenté par Thomas Bigot, marchand, demeurant à Sougé, en qualité d'aîné et de plus proche parent, après la mort du titulaire, Me Michel Pelard, prêtre, en présence de Me Pierre Thimont, curé de Sougé, René- François Fortis, principal du collège, prêtre, Charles-Étienne- ' Maurice Berner, vicaire, etc.
1er octobre 1771. Prise de possession de ladite chapelle par Me Julien-Marcel Hervé, clerc tonsuré, demeurant à Alençon, présenté le 23 avril, par son cousin Louis Deschamps, soldat au régiment de Poitou infanterie, en garnison à Strasbourg.
La maison servant de logement au chapelain de la chapelle de N.-D. de Pitié existe encore aujourd'hui ; elle portait le nom de La Bourgeoisie. Elle a appartenu à M. François Laumonier, ses héritiers l'ont vendue à J. Dudouet qui la possède en 1876.
14 avril 1791. Vente au district de Fresnay du lieu de La Bourgeoisie à Claude Gervaiseaux, Julien Lebossé et Simon Grange, moyennant 1,400 liv.
Le lieu de La Chalonnière servant de temporel à ladite chapelle, fut vendu le 14 décembre 1791, au district de Fresnay, à Marin Champion et Mathurin Besche, de Douillet, la somme de 8,100 liv.
§ 6. — Chapelle Saint-Denis au Gué-Ory.
La chapelle dédiée à Saint-Denis, au Gué-Ory, fut fondée au commencement du xve siècle. Nous avons trouvé dans les comptes de fabrique de Sougé-, les renseignements que nous reproduisons ici. Elle exista jusqu'au milieu du siècle dernier, alors, elle ne
présentait plus qu'on monceau de ruines. Sur son emplacement on a construit une maison appartenant à M. Bruneau. Quantité d'ossements ont été trouvés lors des différentes constructions, ce qui nous amène à croire que la chapelle était entourée d'un cimetière.
En vertu de la loi du 29 germinal an II, Sauvé, administrateur du district de Fresnay, se présente à Sougé et demande la Chapelle Saint-Denis. Les officiers municipaux déclarent que depuis plus de 50 ans, ladite chapelle est en ruine et maintenant démolie, que, par conséquent, elle ne renferme aucun ornement, à la réserve d'une cloche, qui a été déposée dans le village du Gué-Ory d'ahord, et depuis 6 à 7 ans, a été mise en l'église de Songé. Cette cloche fut livrée le 2 février 1792.
1541. Au jour de Saint-Denis, Guillaume Boullier et Catherine sa femme, ont laissé en aumône un pain de 2 s. 6 d., pour être reparti, ledit jour, en la chapelle duGué-Orin,àceuxqui assistent aux prières, et au curé, lequel est tenu faire la prière. Ce legs est assis sur les champs Richard, de 2 journaux, côtoyant le chemin tendant de Sougé au gué de l'Hostel et d'un bout à la Queue des Onglées, ainsi qu'il appert par le testament passé parmessire Etienne de La Chambre, prêtre, à la date du 18 octobre 1487, dont la teneur suit ;
In nomme Patris et Filii et Spiritûs Sancti, ego Guillelmus Boullier, parochianus sancli Martini de Sougeyo, sanus mentis et intellectus, licet egfotans in corpore, considerans quod uihil est certius morte, nec incertius horâ mortis, nolens ab hoc seculo intestatus decedere, teslamentumseu ultimam voluntatem meam a Dei sui gralid de bonis mihi collalis facio, condo, dispono et ordine,modo et forma sequente. Et primo... Item, volo ordino... inhumari in ecclesia dicti loci de Sougeyo. Hœcsunt legata, semel solvenda, primo, volo et ordino habere vigint. missas in die obitus mei et totidem in die septimi cum uno trigeutario ad incipiendum in die crastina dicti obitus. — Item, do et lego V den. t.S.-Michaeli in Monte tuba, decem denarios turon., semel solvendos cum una missa. — Item, do et lego