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CONSTITUTION PHYSIQUE

«La nature des alluvions, qui se rencontrent dans le bassin de celte rivière, se compose de galets et de blocs roulés, dans lesquels on ne reconnaît que des roches qui proviennent des parties supérieures de sa vallée : ce sont, aux environs du Mans, des grès tertiaires, enlevés aux terrains de Saint-Pavace et de Saint- Aubin, des calcaires anciens de Fresnay, des porphyres de Saint- Léonard-des-Bois, enfin, des granits et des syénites de Saint-

Célerin et d'Alençon » — La Sarthe nourrit à peu près toutes

les espèces de poissons que nous indiquons au paragraphe 6. M. Desportes, dans la Flore du Maine, publiée en 1838, indique les plantes qui croissent dans la Sarlhe ou sur ses rives.

Sougé a trois ponts sur la Sarlhe : à Roche-Moyon, au Gué-Ory,

à Monnay. Un quatrième, celui de More, sera bientôt construit.

Il y a trois barrages : le Gué-Ory avec moulin à farine ; La

Gaudinière, avec forge à fer ; Les Suhardières, ancien moulin à

foulon, converti en pilerie de chanvre et en moulin à blé.

Le climat de Sougé est tempéré, mais l'air y est vif. La température subit des pertubations assez constantes : ainsi, au printemps l'élévation progressive du thermomètre s'arrête ordinairement du 20 au 25 mai. L'abondance des pluies tient, sans doute, à la fréquence du vent d'ouest venant de la mer et à la configuration du versant occidental de la France.

Le plus grand nombre de jours pluvieux a été de 150, le moindre de 110, par an.

Les vents dominants sont d'abord celui de l'ouest, puis du sudouest et du sud. Après vient le vent d'est qui, au printemps, arrête souvent la végétation, et lui fait, en mars, avril et au commencement de mai, le plus grand tort. Que d'espérances détruites en une matinée ! De là tant de bruits répandus sur la réputation de l'innocente lune de mars" dite lune rousse. Lesvingtaines c'est-à-dire les dix derniers jours d'avril et les dix premiers de mai, sont rarement agréables. Les vents les plus violents viennent presque toujours de l'ouest (de la Moussa, pour me servir de l'expression locale), en mai, juillet, août, et sont en général très-redoutables, pour les arbres et les toitures. C'est l'époque des orages.

La grêle nous effraie une ou deux fois l'an ; la tradition nous laisse à penser combien elle est à redouter, voyez 1774, 1779, 1879. La neige fait son apparition à la fin de novembre ; elle abonde en décembre et en janvier. La première quinzaine d'avril est exposée à voir nos hauteurs se couvrir d'un blanc manteau.

Des hauteurs du promontoire où repose Sougé,en projetant les yeux vers Fresnay, Douillet, Montreuil, Mont-Saint-Jean, Saint- Georges, Saint-Paul et Saint-Léonard, on jouit d'une vue parcellaire d'une grande beauté. L'œil est enchanté en présence de ce verdoyant labyrinthe de haies et de collines. Placez au-dessus cet immense tapis de verdure que présente la forêt de Sillé avec sa végétation vigoureuse, campée sur une chaîne de plus de 200 mètres d'élévation, et vous aurez un splendide panorama.

§ 2. — Classement géologique.

Alluvions modernes.

La forge de La Gaudinière, les Hayés, les Pelouseaux, moulin des Suhardières.

Alluvions anciennes.

L'Aubier, La Barre, La Beaugendrie, le Bois-Ory, Brive, Les Bruyères, Le Buisson, Les Bussonnières, Le Carrefour, Le Chatellier, Les Chatonnières, La Chaussée, Le Chesnay, La Crosnière, L'Étang, La Frette, Les Frettes, La Houssaie, La Joussetière, Les Marchais, La Mahonnière, La Massuère, Le Pont- Behier, La Provôtière, La Bagoterie, La Rousselière, La Robinière, La Salmondière, La Tasse, La Touzardière.

Glauconie sableuse avec minerai de fer.

Haut-Éclair, La Rivière, Les Chauvières.

Oolite militaire.

La Basse-Cour, Le Bourg de Sougé, La Grouas, La Marlinière, La Tannebrunière, Morfontaine, La Castine, La Croix-Fouard, partie des Beauchênes.

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