CONFRÉRIE DU SAINT-SACREMENT
de 5 liv. une fois payée. La réunion générale avait lieu dans l'église de Fresnay dans l'octave de la Fête-Dieu ; il s'y trouvait bon nombre de confrères et de sœurs ainsi qu'une quarantaine de prêtres.
1615. Pour la célébration de la confrérie générale, la dépense, y compris les frais du sacrisle de l'église, du bâtonnier de la confrérie, de l'organiste, d'un musicien, le dîner des pères Récollets qui firent la prédication et le vin employé à la célébration des messes, s'éleva à 11 liv. 12 d.
La messe du Saint-Sacrement se disait un jour de chaque semaine de l'année ; et un service d'obit était célébré pour le repos de l'âme de chaque associé venant à mourir. Cette confrérie avait un procureur, un administrateur, des conseillers ecclésiastiques et séculiers.
Les ressources de la confrérie se composaient des cotisations et de quelques legs de biens-fonds. Les comptes de 1696 à 1699, pendant trois ans, présentent une recette de 3,208 liv. 6 s. et une dépense de 2,527 liv. 6 s.
Voici quelques noms des personnes de Sougé inscrites sur les registres de la confrérie :
1615. Me Pierre Morin, prêtre; — Me Jacques Deschamps, prêtre ; — Me Noël Doublet, prêtre, décédé en 1618 ; — Me Pierre Fontenelle, prêtre; — Mc Barnabe Chesnay, prêtre; — honorable Michelle deL'Amiré, dame de La Gaudinière, décédée en 1621 ; — 7 juin 1616, damoiselle Marguerite Corbin, femme du seigneur de Sougé ; — 1622, Me Mathurin Chouin, curé de Sougé; — 1624, Me Louys Bougler, prêtre; — honorable Jacques de Laune, sieur du Plessis,- — 1628, Me François Morin, prêtre; — 1656, Françoise Levayer, dame de Cheniers; — 1657, Me François Chouin, curé; — Me Jean Chouin, prêtre ; — 1659, Jean Brillant prêtre;— 1658, Pierre On ; — 1661, René Goyet prêtre; — 1663, Antoine Bigot; — 1661, Françoise Le Silleur, sœur du seigneur de Sougé ; — Jacques Le Silleur ; — 1666, Andrée Chouin ; — 1672, M0 Louis de Bonnefoy, curé ; — 1670, Mathurin Duperche;— 1677, Charles Bouglier, prêtre; — 1679,
Jean Chambrier, prêtre; — 1682, Charles Gaillard, curé; — 1695, Me Julien Bigot, sous-diacre, puis curé de Montfort, de Gréez-sur-Roc et doyen de La Ferté-Bernard; — 1702 ,Me Louis Coutard, curé; — 1678, Renée Le Silleur ; — 1698, Renée de Mauloré , etc. En 1789, Me R. Fortis, cure de Sougé, était administrateur.
1648. « Achat à La Guibray d'une chape de damas rouge pour servir à la confrérie, du prix de 71 liv., avec les armes de celle qui Ta donnée, scavoirnoble Marguerite de Boispitard, dame de Sougé. » (Extrait des Archives de la fabrique de Notre-Dame de Fresnay) .
§ 1er. — Constitution physique du territoire de Sougé.
Sougé est du canton de Fresnay, et à o kil. 2 hect. il, au nord-ouest de Fresnay; de l'arrondissement et à 29 kil. ouest de Marne rs ; à 39 kil. nord 1/6 ouest du Mans. Distance légale: 6, 35 et 45 kil.
Cette commune est bornée au nord, par Saint-Léonard-des- Bois et Assé-le-Boisne ; à Test, par Assé-le-Boisne ; au sud, par Douillet, dont la Sarthe le sépare, ainsi que de Saint-Georges-le- Gaultier et de Saint-Paul-le-Gaultier, presque entièrement à l'ouest; la forme de cette commune est celle d*un triangle, de 5 à 6 kil . de côtés, mais très-irréguliers.
Les haies vives séparent les champs qui sont de petite étendue, quatre hectares au plus, et elles sont surmontées de nombreux têtards et d'arbres élevés.
La surface offre de nombreuses ondulations dans la partie orientale et nord-est. Le bourg se trouve au bout de la plaine qui unit Sougé à Assé. Toutes les pentes forment de petits bassins dont les eaux se rendent dans la Sarthe, vers le sud et Toues! .
Les principales altitudes sont, aux bois de Sougé, 180 m., aux Chauvières, 168 m., aux bois de Haut-Éclair, 185 m., à La Martinière, 159 m., La Tasse, 121 m., Le Hayaurne, 130 m., Les Bruyères, 121 m.
Il n'y a de ruisseau important que celui qui descend d'Assé, sépare les bois de Sougé de celui du Pin, traverse la partie septentrionale d'est à ouest, et vient se jeter dans la Sarthe, audessus du moulin du Gué-Ory. 11 porte le nom de Behier et de Becquet. Ce dernier nom désigne le brochet en certaines contrées. On y pêche l'écrevisse. Le Behier reçoit à La Vallée un petit ruisseau venant de l'Abdonnière en passant au Bas-Rocher, au Douet et au-dessous de La Fouardière. — Le ruisseau de La Fontaine ou des Vallées qui sert de séparation entre Saint-Léonard et Sougé, et se jette dans la Sarthe à Roche-Moyon.
Le ruisseau de Moque-Souris, prenant naissance au douet de Mortfontaine, sert de limite entre Assé et Sougé, dans la plus grande partie de son cours, se jette dans la Sarthe entre les Gainières.
La Sarthe, Sarte, Sarta ; rivière dont le nom s'écrivait sans H, d'après son étymologie latine, jusqu'en 1790 ; mais depuis, c'està-dire lors de la division de la France en départements, ce nom n'a cessé de s'écrire Sarlhe.
Cette rivière prend sa source clans une fontaine du village de Somme-Sarthe, près de l'abbaye de la Trappe, entre Soligny et Saint-Étienne, département de l'Orne. Elle se jette dans la Mayenne à Cantenay, à 6 kil. environ au-dessus d'Angers, après un cours total de 275 kil., sinuosités comprises.
Il est facile de remarquer que la Sarlhe, assez mal encaissée parfois, dans sa partie supérieure surtout, et dont le cours est maintenant si faible, a dû en avoir mi beaucoup plus considérable anciennement, puisque, dit M. Triger, dans son Cours de Géognosie, page 68, « elle avait arraché des blocs de plus d'un mètre cube, aux granits et aux syénites d'Alençon et les avait transportés à plus de dix lieues de distance ; qu'elle avait creusé cette vallée, qui renferme aujourd'hui tous ces débris ; enfin que les collines, qui bordent son cours, ne sont que le résultat d'une érosion, qui avait interrompu la continuité des couches de grès vert qui se correspondent dans leur niveau, sur les deux côtés de cette vallée.