‹ Chroniques de Sougé-le-GanelonChapitre 28 sur 42 · ARBRES, ARBRISSEAUX ET ARBUSTES · texte numérisé non relu

ARBRES, ARBRISSEAUX ET ARBUSTES

grains et farines. En estimant le blé à 24 fr. l'hectolitre, on arrive au chiffre de 7 millions d'hectolitres d'importation.

En 1874, le résultat est bien différent : on peut sans exagération porter la récolte au chiffre de celle de 1863. Earécoltede 1875 et 1876 fut moyenne pour la France, mais mauvaise pour la Sarthe; inférieure, pour noire département, en 1877. Par suite de la trop grande humidité, Tannée 1878 a laissé plus à désirer que les précédentes. Le blé s'est tenu à un prix modéré, grâce aux importations considérables de l'étranger. L'année 1879, par suite du temps pluvieux et froid, produit peu en froment ; l'orge est assez abondante. Des arrivages étrangers ont empêché l'élévation des prix.

En 1880, le prix de l'hectolitre de froment, au marché de Fresnay, fut de 25 à 28 fr., grâce aux importations.

§ 5. — Pommiers, Poiriers, Arbres, Arbrisseaux, Arbustes, Plantes rares.

Pommiers : Ameret, gros et petit, Barbarie de Normandie, Bedaine, Doux-Hachet, Fenouillet, Fréquin, blanc, rouge, jaune, Rousse de Normandie, Taffu, Queue torse, Petit- Jaunet, Châtaigne, Pigeonnet, Blanc, Peau-de-Loup, Madeleine, Pignon, Local, Rosat, Reinette, blanc, canada, franc, gris, Pomme-Poire, Tendre, Doux-Mousset, Jaune, d'Argent, Améré, blanc et petit, Api, Calville, rouge et blanc, Rambourg, Boisdret, etc.

Poiriers: Boulai, Chien, Coigner, Fossé, Rouge-Vigné, Longueraie, Beurré roux, Bergamote, Bon-Chrétien, Chaumontel, Doyenné, Crassane, Girofle, Livre," Martin-sec, Messire-Jean, Saint-Germain, Belle-Anjuine, etc.

Arbres, Arbrisseaux et Arbustes.

Le Chêne, le Hêtre, le Châtaignier, le Frêne, le Noyer, le Charme (peu), le Pin maritime (peu), le Peuplier suisse, le Peuplier italien, le Tremble, l'Orme, le Cormier (rare), le Néflier, l'Érable, le Bouleau, le Tilleul, l'Alisier torminal, le Saule blanc,

l'Aune, le Pommier, le Poirier, le Prunier épineux, le Buis, rÉpinevinette, la Bourdaine, le Coudrier, l'Aubépine, la Saule, l'Osier, le Cornouiller sanguin, l'Aubier, la Viorne, le Troëne, le Sureau, le Houx, le Rosier sauvage, l'Églantier, le Fusain, le Genévrier, le Genêt à balai, le Genêt des teinturiers, le Genêt anglais, le Jonc, la Ronce bleuâtre, la Ronce frutescente, le Framboisier, le Groseiller rouge, le Groseiller épineux, la Vigne, le Chèvrefeuille, la Myrtille, le Boisgentil, la Clématite, le Lierre, le Houx frelon, laBruyère, le Ciste alyssoïde, le Ciste ombelle, etc.

Plantes rares. — Phanérog.

* Asperula odorata, Lin. ; Carex maxima, Scop. ; Deschampsia cœspitosa, Beauv. ; * Luzula maxima, Decd.; Malva moschata, Lin.; Phyteuma spicata, Lin.; Saponaria officinalis, Lin., Buttes de scories à La Gaudinière ; Scilla autumnalis, Lin.; Teucrium Botrys, Lin.; Valerianella Morisanii, Decd. — Crypt. : Racomitrium funale, Hube., et * R. Lanugïnosum, Brid. (Flore du Maine) .

Les plantes, dont les noms sont précédés d'un astérisque, se trouvent sur les roches porphyri tiques de Roche-Moignon.

§ 6. — Poissons de la Sarthe.

La Sarthe contourne une partie de la commune de Sougé du nord au sud, en partant de Roche-Moyon et descendant par le Gué-Ory, le pont de Monnay, le moulin des Suhardières, le Gué des Roches, à Prémou, et LaGainièreoù elle entre sur le territoire d'Assé. Son cours est de 7 kilomètres au moins, à cause des nombreuses sinuosités, et comprend trois biefs, assez bien empoissonnés. Il n'est pas hors-d'œuvre de signaler les principales espèces de poissons qui peuplent la Sarthe.

La Perche commune Perça fluvialis. Ce poisson grossit peu et dévore les autres poissons.

Le Chabot de rivière, Cottus gobio, vulgairement le Meunier, le Têtard.

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La Carpe commune, Carpio.

Carpe à écaillas d'un jaune plus ou moins doré.

Carpe à écailles couvertes de points noirâtres.

Carpe à écailles blanchâtres. Ces différences de couleur sont occasionnées par les degrés de translucidité de l'eau.

Carpe à face raccourcie et à front saillant.

Carpe bossue, rare dans la Sarthe, mais très-commune dans les réservoirs où le poisson est rachitique.

La Carpe à miroir. — Reine des Carpes. — Carpe tanche. Cyprinus specularis et coriacens. (Lacèp.,) n'est pas commune.

La Carpe commune, pendant la saison du froid, se réfugie au fond de Peau où elle demeure sans mouvement.

Le Barbeau commun, Barbu* fluvialis, vulgairement le Barbillon. Très-commun et arrive à un poids considérable.

Le Goujon, Gobio. Le vulgaire veut à tort que le goujon donne naissance à l'anguille; il ne faut pas discuter avec les pêcheurs, ils sont certains, ils ont vu !

La Tanche vulgaire, Tinca vulgaris. Une tanche d'une livre est beaucoup plus rare qu'une carpe de quatre livres.

La Brème commune, Cyprinus brama, appartient au genre able; elle est très-commune.

Le Gardon, Leuciscus rutilus, cyprinus, a fias la Rousse, la Rosse, le Gardon de fond, sont compris dans le genre able. Au milieu du xvme siècle on venait encore de Paris, pêcher Table dans la Sarthe à Fresnay, pour en employer l'écaillé à la composition des fausses perles.

LeChevaine,Le«ascws dobula, cyprinus dobula, vulgairement la Cheverne, le Meunier, le Cheval, le Grillard. Très-commun, parvenant très-rarement à deux kilog.

LaVandoise, Leuciscus vulgaris, vulgairement le Dard.

L'Able éperlan, Leuciscus bipunclutus, aliàste Concie, l'Able grise. Ce poisson est abondant aux chutes d'eau où il fait mille évolutions.

L'Ablette, Leuciscus alburnus, commune, vorace, toujours en mouvement, nuisible au frai.

Le Vairon, Leutiscus phoxinas. Des miriades de ce petit able deviennent la proie des autres poissons. C'est le meilleur appât quand on veut pocher au vif.

Le Brochet commun, Esox lutins. Autrefois un Becquet, un Lanceron. Sa voracité est connue par la grande consommation quotidienne de poisson qu'il se procure en chassant : rien ne l'arrête, il franchit d'un saut des obstacles élevés.

L'Alose commune, Almisa vulgaris, vient de la mer, remonte la Sarthe au printemps et dépose ses œufs le long de son cours . Les poissons sortis de ces œufs descendent, pendant l'automne, dès les premières grandes eaux. Dans le cours de l'été les vieilles aloses sont d'une extrême maigreur ; elles périssent et il n'est pas rare d'en voir de mortes flotter au gré de l'eau.

La Truite vulgaire, Salar ausonii, a une double rangée de dents sur le corps du vomer ; elle est assez commune dans la Sarthe ; mais elle préfère l'eau rapide et froide de l'Orthes, de la Vaudelle et duMerdereau. Sa manière de vivre n'est pas encore bien connue ; toutefois elle est fortement accusée de voracité à l'adresse des poissons.

Le Saumon commun, Salmo-Salmo, n'est pas commun dans la Sarthe, cependant un bel exemplaire (5 kil.), a été pris au barrage du Gué-Ory, en 1858. Le vomer, c'est-à-dire l'os, dépendant du bout antérieur du crâne, est dépourvu de dents.

Anguille. Murœtia anguilla. La Chasseuse a la tête et le museau plus ou moins allongés et pointus. Elle a 115 vertèbres; dessus brun jaunâtre bronzé ; côtés plus clairs ; dessous passant au blanc.

Le Pimpernau a le museau un peu plus long que celui de la Chasseuse, 115 vertèbres, se prend le plus souvent au printemps.

L'Anguille de moulin a le museau allongé et pointu, dessus noir, dessous rembruni, 130 vertèbres, se prend près des barrages, au commencement de l'hiver.

La Souffleuse à barbillons, avec museau plus plat et plus large que celui de ses congénères, est très-rare. Il y a encore la Souffleuse allongée et la Souffleuse courte.

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Les anguilles descendent à la fin de l'automne vers la mer pour y frayer, et nous renvoient au printemps suivant des milliers d'anguillettes, que Ton nomme civelles, pendant qu'elles sont encore dans la Basse-Loire. Depuis juin jusqu'en juillet, il en arrive des masses d'individus, déjà longs de 25 centimètres et plus, qu'il n'est pas rare de voir accumulés en aval des barrages, cherchant l'occasion de passer outre. J'ai vu des anguilles coupées en deux par la faulx dans les prés; que faisaient-elles hors de la rivière, chassaient-elles?

La petite Lamproie de rivière, Pelronnyzon branchialis, Lamprillon, Chatouille, Civelle, Sucet, etc., est assez rare.

Dans le ruisseau du Béhier on pêche l'anguille et surtout l'écrevisse.

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