‹ Chroniques des petits théâtres de ParisChapitre 31 sur 40 · THÉÂTRES AUTORISÉS PAR LG DÉCRET IMPÉRIAL DE · texte numérisé non relu

THÉÂTRES AUTORISÉS PAR LG DÉCRET IMPÉRIAL DE

L'Opéra.

Les Français.

Feydeau.

L'Odéon.

Les Italiens (comme annexe de Feydeau).

Opéra buifa et séria.

Le Vaudeville.

Les Variétés, boulevard Montmartre.

L'Ambigu.

La Gaîté.

Et quelques parades au boulevard du Temple.

Total, dix.

Voici maintenant le nombre des théâ«très à Paris, depuis 1814 jusqu'à ce jour :

Les divers Théâtres* 433

Le Grand Opéra.

L'Opéra buffa (à Favart, incendié en i838).

L'Opéra-Comique.

La Salle Ventadour.

L'Odéon.

Le Gymnase.

Le Vaudeville.

Les Variétés.

La Porte Saint-Martin.

LaGaîté.

L'Ambigu.

Le Palais-Royal.

Le Cirque*01ympique.

Le Panorama-Dramatique (démoli).

Les Folies-Dramatiques.

Le Panthéon.

La Porte Saint-Antoine.

Le Théâtre de Comte.

Le Gymnase Enfieintin.

Le théâtre de madame Saqui.

Les Funambules.

Le petit Lazzari.

Bobino.

Les Ombres chinoises.

434 Petits Théâtres de Paris.

Belleville.

Montmartre.

Mont-Parnasse.

Ranelagh.

Ombres chinoises.

Un nouveau Café-Spectacle à côté du Gymnase.

Total ^ trente.

Un privilège est accordé pour un théâtre, rue Saint-Marcel.

Cela prouve que le théâtre est devenu pour nous une nécessité, puisque, malgré les faillites, les incendies, les clécrets, les ordonnances, le nombre . des spectacles eist presque toujours le même depuis cinquante ans.

Jamais les théâtres, à Paris, n'ont été plus courus qu'aux jours néfastes ; pendant la Terreur et la disette^ les salles étaient toujours combles, ce qui fisùsait chanter dans un vaudeville, aux Jeunes Artistes :

Les Romains s^estimaient heureux Avec du pain et des théâtres;

Les divers Thiâtrts.

On a vu les Français joyeux S'en montrer bien plus îdAlâlres.

N'a-t-on pas vu ce peuple, enfin, Subtistaat comme par miracle...

Pendant le jour mourir de failli, Et le soir courir au spectacle 1

POST-FACE

POST-FACE

IL existe une vieille ballade allemande qui dit dans son naïf langage : « Les morts vont vite I les morts vont vite I... » Hélas i maintenant il n'y a pas que les morts qui aillent vite... lés rois vont vite, les peuples vont vite... les révolutions vont vite... les crimes vont vite... l'ambition va vite... le suicide va vite... le théâtre va vite... les réputations vont vite... tout va vite, excepté la vérité, l'honneur, la jus-

44^ Petits ^Théâtres de Paris.

tice et. le génie, qui vont bien doucement. "Heureux Técrivain qui pourrait jeter aujourd'hui sur le papier une idée, une réflexion, et qui serait certain que demain il ne sera pas obligé de dire le contraire. Lorsque je conçus la pensée de donner au public les Chroniques des Théâtres^ j'avais d'avance fait mon petit plan, et je croyais qu'une fois mes idées arrêtées je n'avais plus qu'à écrire et à envoyer à mon éditeur. J'étais dans une erreur grande, je me trompais de beaucoup dans mon calcul. Aujourd'hui que mon livre ^st imprimé, je m'aperçois que bien des noms et bien des choses ne sont déjà plus à leur place.

Comment voulez-vous que l'on suive cette inquiétude incessant6,ce mouvement perpétuel, ce besoin de changement qui s'est emparé de la société comme du théâtre ?

Vous lisez dans un journal : Monsieur tel vient d'être nommé directeur de tel théâtre ; vous en prenez note, vous l'inscrivez, et voilà que lorsque votre feuille

Post^Face. 441

est tirée vous apprenez qu'un autre a pris sa place.

Autrefois, V Annuaire Dramatique ou YAlmanack des Spectacles de Duchesne, présentait, chaque année, les noms des mêmes comédiens, des mêmes comédiennes dans les mêmes théâtres ; on aurait pu stéréotyper au Vaudeville les noms de Laporte, Chapelle, Vertpré, Duchaume, ceux de mesdames Blosseville, Clara, Minette, Relmont, Rivière, Hervey, Desmares. On a lu pendant vingt ans, sur les affiches des Variétés, Brunet, Tiercelin, Potier, Barroyer, Élomire, Pauline, Cuisot, Aldégonde. Marty n'a point quitté le boulevard du crime depuis 1799. Dites si Raffile, cet estimable comédien, aurait jamais songé à abandonner TAmbigu^Comique, fondé par Audinot, l'auteur du Tonnelier (comme on disait). L'Ambigu-Comique a été pour Raffile le foyer domestique ; l'air d'un autre spectacle lui eût été funeste, il n'aurait jamais pu le supporter. Dumesnil, cet acteur si boulevard et si peuple, ce niais des bons IL 19.

43o Petits Théâtres de Paris.

Théâtre de la rue du Bac*

Théâtres des Troubadours et des Victoires nationales, rue Chantereine.*

Théâtre de Doyen, alors rue Notre- Dame-de-Nazareth.*

Théâtre delà rue Nazareth. (Sans doute le même.)*

Théâtre de la rue du Renard-Saint- Méry.*

Il n'existait pas tout à fait cinquante et un théâtres, puisque Ton voit que plusieurs changeaient de nom selon les événements politiques ; mais le*chiffre n'en est pas moins considérable, en comparaison de celui d'aujourd'hui, car il y en avait peut-être encore d'autres, dont les noms se sont perdus.

Donnons maintenant la liste des théâtres qui existaient à Paris en 1807, avant le décret impérial :

L'Opéra.

Le Théâtre-Français.

Feydeau.

Favart (fermé).

Louvois.

Les divers Théâtres, 43 1

Odéon (fermé).

Le Vaudeville.

Le Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Montansier (au boulevard Montmartre).

L'Ambigu.

La Gaîté.

Théâtre Sans-Prétention.

Molière.

La Cité.

Le Boudoir des Muses.

Le Marais.

Les Jeunes Elèves.

Les Jeunes Artistes.

Les Nouveaux Troubadours (boulevard du Temple).

Les Jeunes Comédiens (Jardin des Capucines).

Le Cirque-Olympique.

Le Théâtre de la Victoire (rue Chantereine).

Théâtre de la rue du Bac.

Théâtre Mareux, rue Saint- Antoine.

Théâtre du Panthéon, à TEstrapade.

Théâtre de Thôtel des Fermes, rue de Grenelle-Saint-Honoré.

432 Petits Théâtres de Paris.

Théâtre de la Jeune Malaga, boulevard du Temple.

Ombres chinoises.

Total, vingt-huit salles de spectacle.

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