‹ [Chroniques du XVIIIe siècle] (volume 2)Chapitre 57 sur 61 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

Le régent sans contrition Nous a fait sa confession.

Il dit au conseil de régence :

J*ai fait trois milliards de billets, Et vais vous dire en confidence.

Messieurs, comme ils ont été faits,

J en ai fait par arrêt connus Pour quatre cent millions d'écus ; Par arrêts sous la cheminée Autant ont été débités ; Le reste doit sa destinée A des arrêts antidatés.

J'ai pris cette précaution Pour sauver la punition Qpe Lass méritait en faussaire.

Je veux bien Tâvouer au roi ; G)ntre lui qu'aurais-je pu faire Qpi ne fût retombé sur moi?

Jugez, messieurs, si j*avais tort De lui donner un passeport ; On m'avait dit que sa présence Ruinerait tout notre crédit.

Et que pour rétablir la France Il suffisait qu'il en sortit.

AUTRE sur Vair du Confiteor

Condé, Dubois et le régent.

Sont, ma foi, bien faits Tun pour l'autre.

L'un bruul et l'autre méchant.

Le tiers en crapule se vautre ;

Tous trois le fléau des humams.

Pauvres français, que je vous plains.

Grand roi, veux-tu que tes édits Soient reçus au palais sans fronde, Reçois bien ce fidèle àvts.

Et ne crains pas qu'aucun en gronde, Fais-les écrire, et promptement.

Sur la peau du borgne régent.

Au Grand Condé qui dans la guerre Etait plus craint que le tonnerre, Bourbon, que tu ressembles peu ; A trente ans tu n'es qu*un novice ; Car jamais tu n'as vu le feu Qu'à la brèche de Saint-Sulpice.

AUTRE SUR LE VISA (1721) Sur Tair ; dis Pendus

Or venez tous, pauvres françois.

Sans oser réclamer les lois, Vérifier votre indigence :

Une inquisition en France Des cinq contrôleurs généraux Est le remède à tous nos maux.

Approche ici, belle Alizon, D'où te vient ce beau cotillon ?

L'avais-tu avant le système ?

Il faut par une loi suprême, Justifier d'où tu le tiens.

Sinon Paris te le retient.

De quel droit me le retenir?

Je voudrais bien l'y voir venir ; Je ne crois pas qu'il 5'y hasarde.

Fût-il encore soldat aux gardes :

Il verrùt bientAt s'il fait boD Se frotter A mon cotillon.

Q)ioil tenir de pareils discours, Des plus grands hommes de nos jours.

Des colonnes de la régence.

Des restaurateurs de la France, Sous qui fléchit comme un pied plat Le plus fier consàller d'Etat.

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DBS

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