CHAPITRE XXyiI
Copie des secondes lettres envoyées par le duc de Glocestre au duc de Bourgogne.
« Haut et puissant prince Philippe, duc de Bourgogne, comte de Flandre, comte d’Artois et de Bourgogne, je, Honfroy, fils, frère et oncle des rois d’Angleterre, duc de Glocestre, comte de Haiiiaut, de Hollande et Zélande, et de Pennebourg, seigneur de Frise et grandchambellan du roi d’Angleterre, ai reçu vos lettres en forme de placard, à moi adressants, écrites le troisième jour de ce mois : lesquelles, afin qu’il m’appère que le contenu vient de votre su et propre mouvement, avez signées et écrit votre nom, et à icelles fait mettre votre scel. Desquelles, pour la graigneur partie réciter, m’est aussi peu ou moins qu’il est à vous des miennes à vous adressées, écrites en ma bonne ville de Mons, en ma comté de Hainaut^ sous mon signet, le douzième jour de janvier dernier passé, si n’est en tant qu’elles font mention du refus que vous dites par moi être fait pour non vouloir apaiser le discord qui est entre mon cousin le duc de Brabant, d’une part, et moi, d’autre part, qui est moins que vérité ; car mon très cher et très aimé frère le régent duc de Bedfort et tout le conseil de France savent que j’en ait fait, et aussi faites vous. Si ignorer le voulez, ne pouvez, et que dites, que mensongèrement et à tort vous ai mis sus aucune chose par mes dites lettres, et vous semble qu’assez trop du déshonneur et outrage vous étoit, que m’imposez avoir fait à mon dit cousin de Brabant, sans vouloir charger votre honneur et renommée. Pourquoi me