‹ Chroniques ...: humeurs et caprices (volume 2)Chapitre 17 sur 24 · Y0TAG · texte numérisé non relu

Y0TAG

Pour ^tadîcr les mooars des bêtes, il faat les avoir libres sous les yeux. L'animal prisonnier se dënatare, Tànimal féroce sartoat. Qa*est-ce qa'un aigle sar un perchoir? L'immensitd en prison, c'est la chose la plus triste, et j'ajoute la moins instructive qui soit Cette énorme poésie des solitudes vastes prise an piège par l'homme, le hérissement orageux de la crinière du lion se heurtant aux plan- •ches d'une boîte de six pieds carrés, n'est-ce pas odieux ?

Quel sombre supplice pour le lion superbe, toujours indompté, que la canne d'un passant qui le taquine à travers les barreaux de sa cage ! Le désert en proie aux curieux, quelle ironie lugubre ! La prison pour les malfaiteurs, ça n'est pas déjà bien attrayant, mais que dire d'une prison qui collectionne! En voyant ces grands muets effarés, qu'aucun dompteur ne parvient jamais à abrutir complètement, je me sens pris d'un attendrissement réel, et j'ai envie de consoler le tigre, d'embrasser le léopard.

Puisqu'il faut absolument des collections vivantes à la curiosité bote et cruelle, pourquoi ne pas les rendre instructives en plaçant l'animal enfermé dans un milieu où il puisse se ressembler davantage à lui-même ? Pourquoi ne pas lui creuser de vastes fosses, des antres profonds, un simulacre de solitude, où il puisse trouver la nuit qu'il aime au lieu de la foule qui l'ahurit ? Ce lion, candamné au soleil forcé, qu'on lui rende au moins son droit à l'ombre. Alors, vous le verrez moins peut-être, mais ^o\xa V^t^^Y^t^ii xsi\&^x« Ll

^rendra en partie sa 710 et wa mo^xict^ ^^ w^x^xw^Ys^^

, mai9 aa moins c

18T sera pas tout-à-fait

un peu tnatile.

Mais i quoi bon s'dteodre li-deaaas et f^ue dire ? L'<îducation de l'homme vis-à-vis de l'homme est h peine commencée, comment veut-on que l'iîilucition de l'homme vÏ3- ^via de la bgte soit faite ?

J'étais arrivJ à San FraneÎBCO un aimodï soir. C'est là Tnonsort; le dimanche m'attend partout; que je faase cent milles ou douze cents lieues, je le trouve toujours au bout de ma route. Mais pour lo moment je n'y songeais guère ; le contentement physique d'avoir enfin termina le plus monotone et le plus fatigant des voyages me fuisaît oublier tout le reste. Revenu de ma première émotion, je me mis  contempler l'état de ma personne; je ressemblais d'assez près nnx Indiens que j'avaia vus le long de la route. Le Goleil vif, la suie, U poui^siére avaient imprimé sur moi et Bur mes habita toute espèce de couleurs qui étaient devenues avec le temps comme des couches superposées sur mon Cpîderme. Je courus mo jeter dans un bain où je restai deux heuresàme frotter aveo rage, maia c'est à peine si j'arrivais juaqa'à tnoi-mêwe ; oe n'est paa eïi 4ft>ii\ieMTftsi. q^û^ïR 4£.bairassû de neuf jours de poussi^w utmino.'ïiita. "^«^ ^'^^

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veux surtout étaient imprégnés jusque dans leurs racines^ et j'avais beau plonger et replonger ma tête, je ne faisais que délayer sans enlever. Toutefois je sortis du bain réconforté et rafraîchi, mais encore loin du résultat voulu ; c'était à recommencer plus d'une fois. Il était alors onze heures du soir.

Je sortis ; les théâtres, les cafés, les restaurants vomisf^aient sur les rues leur élégante clientèle. Une troupe d'opéra française ( * ) faisait alors fureur et attirait la population de toutes les races. L'atmosphère était fraîche et la lumière joyeuse ; de tous les saloons, de tous les hôtels, on sortait et on y entrait à chaque instant ; c'était un va-etvient bruyant et divers. Je regardais passer et repasser à mes côtés ce flot incessant ; j'allais jusqu'au bout d'une rue, puis je revenais. Je m'arrêtais et j'écoutais ; je cherchais quelque visage connu, quelque voix qui me rappelât un souvenir. Fût-il au fond d'un désert, l'homme prête ainsi l'oreille instinctivement : il ne peut pas se croire seul dans la solitude même, tant est poignante et répugnante la pensée de l'isolement absolu.

J'entrai dans plusieurs saloons et pris un verre chaque fois, j'allumai quatre à cinq cigares ; la marche ne pouvait me lasser, j'en étais au contraire insatiable; mes membres roidis par neuf jours de chemin de fer se délassaient avec bonheur. Enfin, bien après minuit, le mouvement commença de s'apaiser, bon nombre de lumières s'éteignirent, les musiques des cafés-concert et des hasements se turent, la foule s'amincit, puis se dispersa, et il y eut comme un silence pénible, semblable au rêve d'un sommeil agité.

Montréal.

0) La. troupe Aîin^o ; ceWe ^v^V «^ \wi^ <^^\xsi w^* ^xaV^^î».^

VÛYAGBP. 1?9

e songeai à rentrer chez raoi. Chez »w', c'était clicz 4out le monde. Ce qni m'attendait du bout do itia cour.sp, o'jtait l'hôtel où deux il trois cent» personnes, toutes étrangères, toutes indiffiîrfintcs, avaient pria coaime moi un domicile d'un jour. J'avais déji vu beaucoup do choses dans 003 deui heures p.issâos sur les trottoirs. J'eutraî, mais je ne sais quel froid me aaiait subitement au ocour; l'excitation fiîbrilo avait disparu; il me eembla en mettant le pied sur le marbre froid du vestibule do l'iicitel que je foulais lea dalles d'une vaslo tombe. Et, en ciFet, qu'iîtait-oe fout moi quo co Eplcndidc édifice, sinon comme on décors somptueux k mon abandon 7

Je montai, Les vastes corridors étaient silencieux; ç:i et \h nu bec de gna affaibli jetait une lumière mélancolique à l'angle d'une allée ; presque tous les h0toa avaient regagné leurs chumbrcs ; quelques fenCtrcs biilluient bien cncori", muis aucun bruit no se faisait entendre. J'arrivai au numéra C5 ; ce numéro, c'était chez moi. J'entrai, je ne savais pas au juste ce que je venais faire là. Une espèce de terreur vague, pleine de fantômes et d'images où se confendaient l'angoisse et les souvenir?, avait soud^iïn envahi nionoervoau. J'allumai le gaz de ma chambre et j'utton-

' dis quoi? que pouvais-jo attendre? Ja ne Bais. I!

est des heures d'une angoisse telle que rhallucinatioa est irrésistible. Il mo sembla que ma sœur était près de moi et qu'elle allait ouvrir ma porto pour se précipiter dans mes bras; il mo BCmbla que ma mère, que je n'av!iis jamais connue, éoartnit le plafond do ma chambre et venait doucement vers moi pour méprendre dans ses aijca : je revis la patrie absente, les amis perdus pour toujours, je prononçai iquos noms chera entre tous, des aorna (^% u^ ^»?i«iRt

retenait quand même, et que mes lèvres ne peuvent

désapprendre, et puis je ne sais, je ne me

rappelle pas un bourdonnement subit emplit mes

oreilles et la nuit tomba sur mes yeux. Mon corps dpuisé et mon cœur brisé succombaient : quand je revins à la vie, lentement, il me sembla que tout oscillait autour de moi, je me sentais porté comme sur un navire flottant ; puis tjUJind j'eus recouvré tout-à-fait connaissance, je me trouvai étendu sur le parquet de ma chambre avec des filets de sang déjù caillé le long do mes joues. Je regardai avec peine ma montre ; il était deux lieures. J'avais froid, un tremble. liicnt convulsif m'ugitait des pieds à la tôto et mon cœur b:ittait ù me sortir do la poitrine. J*ét:ûs pris d'une attai[ue formidable de la maliidic qui m'avait inspiré à son début de si mortelles angoisses, et qui revenait subitement avec une violoncG rendue terrible par tant d'émotions ré-

Ali ! quelle mût affreuse ! PcLdant deux heures je sentis les soulèvements répétés et violents de ma poitrine, que rien ne pouvait calmer; je crus que j'allais mourir, mourir là f?eul, loin de tous les miens, sans un ami pour entendre ma dernière parole 1

Alors, je pris rapidement une feuille de papier et j'écrivis quelques mots ; mais ma main tremblante ne pouvait tenir la plume ; j'essayai de me mettre au lit, et l'instant d'après je me relevai ; aucune posture ne m'était supportable. Enfin vers le jour seulement, brisé, anéanti, je m'assoupis sur une chaise et trouvai quelques heures de sommeil. Quand je m'éveillai, la matinée était déjà avancée ; le soleil glissait do longues franges d'or sur les murs de l'hôtel et tombai^ comme une pluie sur lea IoIIb ^ç\Ti\.\\V^\i\s. La ville était

pleine cle murmures et semblait me oonvier A, la fête lîterncllo <Je l'aclivite iiumaine. Je m'habillni à. la hâte et je sortis.

Toute la journée du diiiiiitioli(!, je la passai à battre la ville ; chemin faisant, à droite et ii gaucho, et dans un oafû franguis que je vonaia d'adopter, je pris des renseignemcnfF.

J'avais cinq à sis lettres do recommandation estr6mami?nt flatteuses et qui m'eussent beaucoup servi, jo n'en doato pa?, maïs dt'ji je commençais ina plus me soucier do leur utilité.

Quand jV'taia parti du O.inada, je m'étais dit mauUiualect oommo pour avoir une raison, que je tirerais au mDÎDs la plus grand parti possible de mon voyage et que je le caserais nbémentau Courrierile San-Fraitcluco^un pjiTnal qui a fait gagner rjuelqnes centaines de mille dollars à son propriiîtaire. Biais mainteoant, une fois arrivi*, après vingt henres à peine passiScs dans eettc ville étrangère, sans tin ami, sans mémo un compaf;non de cireoiislanee, j'en avais d^jà horreur ; j'essayai toutefois pour la forme, et sans la moindre intention d'en tirer parti, de priSsenter race lettres de lecommaudation.

AprËs trois jours de démai-chos, d'alMca et venues de toato 'SOrto, j'en étais arrivé i. découvrir que sur oinq personnes A qui je devais m'adrcsser, dcus demearaîcnt bien loin do San- Frauciseo, une troiaiôme voyageait dans le Pérou et les deux autres étaient en tournc'a dans l'intiSrieur du pays.

Restait le propriétaire du Courrier; mais il était auss absent. Je parvins à m'aboucher aves un des rédacteurs qui ine mit complaisamment au courant de ce que j'aurais dû savoir plus <ôt, c'est-à-dire que ce journal n'avait guère besoin de rédaction proprement dite, qu'il n'était à peu près qu'un résumé de faits et de nouvelles, un écho d'articles de France et une feuille d'annonces. Les français de San-Fran" cisco le soutenaient libéralement, parce qu'ils tenaient à avoir un journal de leur langue, et surtout parce qu'il y a, dans l'intérieur de la Californie, un certain nombre do leurs compatriotes absolument sans nouvelles de la patrie et encore étrangers à la langue anglaise. C'est un besoin pour ces derniers qu'un journal français, mais ça n'en est plus un pour les résidants de la ville.

Au reste, il faut remarquer ceci. Les français, en quelque nombre qu'ils soient, qui habitent les villes américaines» ne constituent pas un groupe national. Ils se considèrent toujours comme à l'étranger, avec intention de retour, et ceux, bien rares, qui s'y fixent permanemment, s'américanisent, et n'ont plus guère souci que des deux grands journaux français de New-York, le Courrier des Etats-Unis et le Messager Franco- Américain,

NouSj en Canada, nous formons au contraire une véritable oation-dliié avec ses traàilîous el^Qxi\à&VQ^^^Y^'ssfe^^\s5^\^ v3^.^

TOYAQEB. 193

int ii bien dËB gânératians on arrière ; doqs avons U amille et le foyer, oolui do nos nncStres ; nous avons ntio littérature propre, qui nous eet oliÈre, qui exprime l'ensemble idiîes, de nos babitudes, qui recueille et représente nos traditions ; nos journaus sont des organes et non pas seulement les échos d'une patrie lointaÎDe ; enfin, nous sommes Ron caractère essentiellement distinet, un passd qui lui est propre, des affections et des aspirations qui nous tiennent étroitement liés. C'est pour cela que, cbes nous, la littérature française a sa place marquée et même Jarge parmi les autres éléments intellectuels ; elle remplit un rôle et elle a un avenir vers lei\uel elle marche en étendant de plus en plus ses ailes ; mais dans tout le reste de l'Amérique, il n'y a pas de natïonalît<i française, ni peut-il y avoir par conséquent de littérature française.

Je m'étais donc trompa du tout au tout en croyant me faire une oarriùre littéraire à S an- Francisco. C'est oe que me démontra du reste surabondamment le rédacteur avec qui j'étais entré en relations. Assurément, je n'allais pas ma faire chercheur de nouvelles ou traducteur de dépêches. Tonte chance de ce côté s'était donc Évanouie pour moi en un clin-d'œil ; et, d'autre part, je ne voulais me faire garçon épicier ni commis è. six piastres par semaine, ni i nenr, ni mitron, ni blanchisseur dans une boutique de Cbî 0018. Avec un capital de quelques cents dollars, j'aurai

pu attendra peut-Ètre, nouer des relations et arriver

i, quoi ? je me le demande encore et je ne vois rien.

Heureusement, je n'avais pas mGme cent piastres. Un ami d'enfance, établi à la Californie depuis des années, lîche, et cheï qui j'avais compté me rendre et passer quelques semaines, était précisément a\oii en 'S.m.'eq'^. ^^ "W

194 voTAav.

trouvai donc, au bout de trois on quatre jours, dégarni de toutes mes espéraDces et ne voyant devant moi ni perspective, ni amis à faire, ni possibilité môme d'arriver à quoi que ce fût.

Cependant j'avais fait, pour ma propre satisfactioD, toutes les démarches et tout^'a les tentatives, mais sans aucun désir, je l'avouerai, de les voir réussir. A mes autres chagrins, la sombre nostalgie, ce mal poignant auquel il n'y a pas de remède et qui rend tout ce que Ton voit à l'étranger amer, douloureux, insupportable, était venue s'ajouter, et grandissait d'heure en heure dans mon cerveau déjà eo proie ii tant d'autres tourments.

La nostalgie, c'est comme le mal d'amour. A oelui qui ou est atteint, il faut la patrie absolument, de même qu'à l'amoureux il faut la femme qu'il aime. Tous les raisonnements 8ont puérils et tous les remèdes impuissants devant cette douleur que tout alimente et qu'une seule chose peut guérir instantanément, la patrie ou la femme. Ah ! qui pourrait dire jamais tout ce qu'il y a dans ces deux mots? L'un et l'autre sont un monde et chacun d'eux suffit à remplir le cœur le plus infini dans ses désirs. La patrie, c'est l'ensemble do tout ce qui se rattache à l'homme depuis le berceau jusqu'à la tombe ] c'est le foyer, la famille, les amis^ les douces habitudes de chaque jour, oetto multitude de petites choses qui font comme partie de soi, et qu'on ne peut remplacer ailleurs. Dans la patrie, un arbre, un rocher, une iivièie,unboQag|e) n'ont plus le même

eenK qu'à l'étranger ; ila vous parlent ; oe sont de vieilles eonoaissoDCâB intimes, habitudes è. vos rêveries et à vos coiiQdenoee. Ainsi, bs boia qu'on a vus dus l'enianca gardent oomme an parfam de notre linie ; en eux nous doqb sentons vivre et ila prennÈnt de nous tous les jours quelque chose ; chaque rue de U ville natale est pleine de souveuirE aimés i lea pierres elles-mêmes noua parlent ; il n'y a. rien qui soit mâif^Tont et presque tout noua j est cher. Les amis sont un trésor dès longtemps acquis, que les circonstances et Ica orages de la vie peuvent nous dérober parfois, mais qu'on retrouve toujours tSt ou tard. A l'étranger, au contraire, lea plus bellea choses restent muettes, sans couleur, sans expression, sana une pensée pour soi ; on les regarde et on les admire peut-Étre, mais on ne les sent pas ; notre cœur n'est pas avec elles et on les quitte sans leur donner un regret, sans mSme Eon^er qu'on lea a vues. "Rien ne peut remplir le vide qui s'est fait dans l'âme, qui grandit sans oease et qui enlève le goût des cboscs les plus attrayantes. L'homme n'existe en vérité que par le ctcur ; c'est le cœur qui fait In vie complète, cette vie que l'on sont avec toutes ses fibres, toutes ses veines et tous ses nerfs, sans plus rien demander à Dieu ni h la nature ; et c'est pour cela que la patrie ou la femme seules peuvent le satisfaire en le rempUfiSBnt tout entier.

Jour ot Buit j'errais de par les mes de San-Francisco sans pouvoir rester en place une licure ni m'arrêter à quoi que ce fat, sans pouvoir lire une ligue, deveu^^k éttivR^ja V 'ya'oM»

196 TOTAOI8.

les choseB de ce monde, ne trouvant aneim intérêt auL pliur grands événements, rongé d'ennui et oependani foysnt les distractions avec une sorte de terreur, regardant la foule se porter aux théâtres, à l'opéra, aux oafé», mais sans auoane envie de l'y suivre, mangeant à mon hôtel afin de dérober au temps vingt minutes deux ou trois fois par jour, puis repartant aussitôt, seul comme j'étais arrivé, sans dire une parole à qui que co fût. Pour moi les hommes qui m*entouraient n'étaient plus des hommes, et ce que j'entendùs dire regardait un autre monde. On m'a demandé depuis si les femmes de San-Francisco sont belles ; je n'en sais rien, je ne me rappelle pas môme en avoir vues, mais ce que je sais, c'est qu'au bout de quatre jours passés de la sorte, la fièvre de mon cerveau était devenue si intense, si brûlante, qu'il me fut impossible de résister plus longtemps. En un clin-d'œil je résolus de retourner au Canada, oomme une heure m'avait suffi pour me décider à en partir.

Je courus à mon hôtel frémissant d*impatienoe. Je ne me contenais plus. J'allais donc revoir mon Canada, mon beau St. Laurent qui n'a pas son égal au monde — je le sais maintenant que j'ai vu le Mississîpi qui n'est qu'une guenille serpentante et le Missouri qui n'est qu'un grand égoût ^oueux. — J'allais retrouver ma famille, mes places d'eau, mes amis qui me riraient au nés en me serrant dans leurs bras, j'allais revoir tout cela, et avant deux semaines peut* être, moi qui n'étais parti que depuis quinze jours t Etait» ce croyable? Je sautais dans ma chambre en préparant la

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