Le 6 octobre 1380 (Meyer, fol
4. Godefroy de la Tour, rentier de Brabant, donne quittance le 15 décembre 1374 de 125 francs d'or, pour terme d'une rente à lui due par le trésor royal (Bibl. nal.. Pièces orig. vol. 2859).
5. C'est le jour de la Saint-Denis, 9 octobre, que les Gantois partent pour Termonde, qu'ils prennent le 11 (Meyer, fol. 176 r°).
G. La prise de Graminont par les Gantois eut lieu en novembre 1380; le seigneur d'Enghien y fut fait prisonnier (Ist. et chr., t. II, p. 193). Elle avait été précédée en octobre de l'attaque contre Audenarde, de la prise d'Eenaeme et de la défaite et mort d'Arnould de Clerk, que Froissart, d'accord avec une des rédactions des Chroniques de Flandre (t. II, p. 19S-199), place en cart^uc 1381; ce dernier combat est daté par Meyer (fol. 176 r°) du 25 octobre. Dix jours ajirès (le 5 novembre) se passait la bataille de Longpont, dont Froissart a parlé plus haut.
7. Avant de retourner à Bruges, le comte signa la paix que demandaient les Gantois; lui-mOme « tôt fessus malis et ;cre exhauslus, videns « plus se danmi (piam lucri faccre » (Meyer, fol. 176 v), y consentit volontiers. Cette paix, signée « au camp devant Gand » le 11 novembre 1380, jour (le la Saint-Martin, |irit le nom de jiaix .Martinienne; elle est ignorée de certaines Chroniques, qui disent que « demoura la cose aiusy « toute la saison sans pais, sans trieues et .sans nul accord n [Ist. et chr., t. II, p. 193; cf. p. 238). Par cette paix, dit Wielant, dans ^e» Antiquités de Handres (I)om Smet, Rec. des chr. de II., t. IV, p. 307), « le comte (( pardonne tous inelVaictz .sans jamais rien pouoir denuimler; item, ijuc Il tous ceulx qui sont banniz i>ar ceuls de Gand demoureront banniz et « obeyront au ban et (|ue désormais l'on fera Justice sclonc les cous- « tûmes de la ville ». De plus, toute personne qui violera cette paii sera
SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ igS-ÎOS. xvil
envoie à Audenarde tenir garnison les seigneurs d'Enghien et de Montigni, pour inquiéter les Gantois.
En mars suivant, au printemps, le comte rassemble une nouvelle armée, dont il fait chef le seigneur d'Enghien. Les contingents de Deynse et d'Audenarde sont attaqués et maltraités par Rasse d'Herzeele et Jean de Launoit, qui revenaient à Gand d'une expédition contre Deynse*.
Le lendemain, les Gantois vont brûler les faubourgs de Courtrai et rencontrent les troupes du comte àNevele'^. Rasse d'Herzeele et Jean de Launoit s'apprêtent à livrer bataille, sans attendre Pierre du Bois et Arnould de Clerk. P. 63 à 66, 316, 317.
L'armée du comte est forte de 20,000 hommes, de 1,500 lances, tant chevaliers qu'écuyers; ce sont : de Hainaut, le seigneur d'Enghien, maréchal de l'armée, Michel de la Hamaide, le bâtard d'Enghien^, le seigneur de Montigni, Gille de Risoit, Huslin du I-.ai, le seigneur de Lens et Jean de Berlaimont '' ; de Flandre, Jean et Gui^ de Ghistelles, le sei-
punie comme si elle avait violé une réconciliation légale (Van Duyse et de Busscher, Inventaire... des chartes... de Gand, p. 158, et J. Vujisteke, Rekeningen der Stad Gent, p. 448-450). A celle époque, le comte cherche aussi à s'assurer le concours de l'Angleterre, où il envoie des ambassadeurs, en décembre 1380 {Bec. Ojf., Early Chanc. Rolls 325, m. 20). Le 20 février suivant, Jean Elyot est envoyé à Calais, porteur de lettres pour le comte, les échevins et bourgeois de Bruges, Ypres et Gand (ftec. Ojf., Issue Rolls 302, m. 20).
t. La paix ne dure guftre. De nouvelles contestations s'élèvent entre les Gantois cl les Brugeois, ces derniers voulant garder ce qui avait été pris par les autres durant les hostilités. Le 24 février 1381, les Gantois renouvellent leur alliance avec Ypres et créent un tribun du peuple, Rasse Mulaert; par une nouvelle loi, ils décident que quiconque fera prisonnier un chevalier recevra deux livres ; pour un écuyer le prix ne sera que dune livre. Au commencement de mai, les Gantois prennent Termonde, Courlrai, Grammont, etc., sans pour cela que le calme règne dans la ville. Pendant une émeute, Simon Rym est tué (Meyer, fol. 176 v°- 177 r°).
2. Village près de Gand. La bataille eut lieu le lundi 13 mai 1381, jour de la Sainl-Servais. On trouve des com|iles .se rapiiortanl aux expéditions de Courtrai (voy. la note précédente) et de Nevele dans le livre de M. J. Vuylsteke {Rekeningen, \k 220-223).
3. Jean, bAtard d'Engbicn, ligure déjà en 1379 au siège d'Audenarde, pendant lequel il fui fait chevalier {lu. et chr., t. II, p. 230).
4. Kervyn a consacré aux Berlaimont une assez longue notice (t. XX, p. 310-311) où ne ligure pas celui dont il est ici question.