‹ Chroniques (volume 2)Chapitre 16 sur 60 · Sur Gui de Ghistelles, voy. t. IX, p. lxxxiv, note · texte numérisé non relu

Sur Gui de Ghistelles, voy. t. IX, p. lxxxiv, note

gneur d'Escornai, le seigneur de HuUuc, le seigneur et Daniel d'Halewin, le seigneur d'Estaimbourg, Thierri de Dixmude*, et d'autres, en y comptant le jeune sénéchal de Hainaut, Jacques de Werchin, qui mourut à Obies. Le seigneur de Leeuwerghem^ porte la bannière du comte. Le choc a lieu, et mal fût avenu aux gens du comte, si Pierre du Bois, qui était arrivé sur le lieu du combat, eût pu secourir les siens; mais il en est empêché par un marais. P. 66 à 68, 317, 318.

Rasse d'Herzeele et Jean de Launoit, assaillis par une armée quadruple de la leur, se replient en désordre sur la ville. Rasse d'Herzeele se fait tuer en défendant l'église où Jean de Launoit' est brûlé vif avec tous ceux qui s'y sont réfugiés. P. 68 à 70, 318, 319.

Des 6,000 hommes de Jean de Launoit et de Rasse d'Herzeele, à peine en survit-il 300 '. Pierre du Bois, qui a assisté au combat, sans pouvoir y prendre part, s'achemine vers Gand, où les fuyards ont déjà annoncé la mauvaise nouvelle, se plaignant de l'inaction de Pierre du Bois.

Aussi, quand ce dernier, bien que poursuivi par le seigneur d'Enghien, arrive à Gand, est-il assez mal accueilli et a grand'peine à se disculper. De là cette haine, dont Gilbert de Grutere et Simon Bette sentirent bientôt les effets. P. 70 à 74, 319, 320.

1. Thierri de Dixmude, chevalier, donne quittance le 1" mars 137G de SCS gages et de ceux de deux chevaliers et neuf écuyers de sa compagnie, au service de Louis de Sanccrre. On le retrouve en 1380 figurant dans une revue à Husdin, le 19 juillet, et à Corbeil, le 1"' septembre; il est sous les ordres du seigneur de Couci {Bibl. nat.. Clair, vol. 40, n" 192, 193 et 195). En dilTéread depuis quelque temps déjà avec les bourgeois de Valcnciennes, au sujet de la mort de son écuyer tué dans celle ville, il soumet sou cas au coiule de Ulois et au seigueur de Couci à la lin de 1382 [Arch. du Xord, série B, t. I, p. 184). Le 13 septembre 13S(i, nous le retrouvons au service du duc de Bourgogne, comte de Flandre, dans une montre passée à Thérouanne, où il ligure avec huit chevaliers et soi.\ante et un écuyers {Bibl. nat.. Clair, vol. 40, n° 199).

2. Uu heer van Leewerghem parait dans les comptes de la ville de Gand en 1380 (Hekeningen, p. 177).

3. D'après Mcycr (fol. 178 r°), Jean de Launoit ne meurt pas à Ncvele, mais est banni après le combat.

4. Ij>s Canlois perdirent 6,000 hommes (hl. et clir., t. II, p. 174). Une quinzaine de jours après l'aflaire de Nevcle, le ('omte « envoya le baniere « des Gantois, qui avoit esté gaingnic, à le comtesse d'Artois, se niere » {ht. et chr., t. II, p. 199).

SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ 193-208. xix

Le comte retourne à Bruges et licencie son armée; il renvoie le seigneur d'Enghien à Audenarde'.

Les Gantois, au nombre de 15,000, au moment de la fête de Bruges (mai 1381), vont brûler les faubourgs de Courtrai^, que le comte se contente de munir d'hommes d'armes.

Sous les murs d'Audenarde, les attaques de Pierre du Bois et de ses gens sont repoussées par les chevaliers.

Trois jours après, Arnould de Clerk et 1,200 chaperons blancs viennent tenir garnison à Gavre, pour faire échec aux gens d'Audenarde ; ils en sortent bientôt pour surprendre une route conduite par le seigneur d'Escornai, Blanchard de Galonné* et autres, leur font perdre plus de 60 hommes et s'emparent de la ville et de l'abbaye d'Eenaeme''; Pierre de Steenhuyse est tué. P. 74 à 77, 320, 321.

Le lendemain, les chevaliers d'Audenarde marchent sur Eenaeme, surprennent les Gantois, les tuent presque tous, et, parmi eux, Arnould de Clerk; ils retournent ensuite à Audenarde. Ces nouvelles comblent le comte de joie. P. 77 à 79, 321, 322.

Désespérés de ces échecs, les Gantois songent a. faire leur soumission, mais ils n'osent, par crainte de Pierre du Bois et de ses partisans, qui les imposent et les obligent à continuer la lutte, sous prétexte de défendre leurs franchises. Les honnêtes gens sont ainsi victimes de leur faiblesse, témoin Jean de la Faucille^, qui, pour éviter d'être compromis, s'exile,

1. Le combat de Nevcle fut suivi d'une accalmie qui ne se prolonsea guère. Le comte de Hainaut s'interposa pour arriver à conclure la paix; mais les Gantois s'y refusaient (Ist. el chr., t. II, p. 243), et le comte exigeait des conditions trop onéreuses (Meyer, fol. 178 r°).

2. Cette attaque des Gantois, qui doit être placée avant le combat de Nevele, eut lieu le 2 mai 1381. Quant aux événements qui suivent, relatifs à Audenarde et à Eenaeme, on a déjà vu qu'ils sont de beaucoup antérieurs. Voy. plus haut, p. xvi, note 6.

3. Nous retrouvons plus lard, après la campagne de Flandre de 1383, ce Blanchard de Calonne, chargé par le roi, ainsi que Jacques de Galonné, dit Riflart, « de pranre et recevoir les biens des Flamans et de ceux qui « tenoicnt leur partie el aussi des Urbanistes » {Arch. nat., Xla 1472, fol. 62, X2a 10, fol. 163 et II, fol. 49).

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