Capitale du comté de Berks
1. Jean de Penibroke, tjue nous retrouvons en 1386, dans Froissart (Kervyn, t. XXII, p. 341-342), chargé de la défense d'Orwel et de Sandwich, mourut très jeune encore en 1386, à Woodsiock, mortellement blessé dans un tournoi.
3. Il s'agit ici non pas de Robert Brembre, mais de Robert Launde, qui ligure plus haut (p. xxxiv, note 4), et que Knyghton nomme à tort Jean Launde.
4. Nicolas Twiford, orfèvre de Londres, est chargé, en 1370, d'un essai d'or (Rymer, t. VI, p. GU); en 1389, il était maire de Londres et un des collecteurs du roi en celte ville [Ibid., t. VII. p. 634 et 646).
5. .\dam Fraunceys, marchand de Londres, fut chargé de l'essai de l'or de la rançon du roi Jean, en janvier 1361 (Rymer, t. VI, p. 307); le 22 juin 1372, il est un de ceux qui prêtent de l'argent à la reine Marguerite d'Ecosse {Ibid.. p. 727). En 1405. mentionné comme chevalier, il est collecteur pour le Middlesex {Ibid., t. VIII, p. 413): il devint plus tard maire de Londres {Ibid.. t. XI, p. 29).
6. D'après Walsingham (t. II, p. 44-45). le duc et le comte comparurent devant le roi à Berkhauipslead. I.o comte fut d'abord arrêté, puis relâché .sous caution des comtes de "Warwirk et de Sull'olk, à condition de se présenter devant le Parlement au commencement de novembre. Le duc de Lancastre, craignant un mauvais accueil à Londres, dilféra toujours sa comparution, et, lalluire n'ahoutissaul pas, le roi força les deux adversaires A se réconcilier.
7. Le 18 août 1381, le roi avait donné pouvoir au duc de Lancastre pour faire les enquêtes sur l'insurrection (Rymer, t. Vil, p. 323: Rec. O/f.. Pal. Rdlh 312, m. 26 v). La répression continua. Le 20, on arrêta un drapier de Londres, Slephen Huit, accusé d'avoir parlicijié à linceudle de Ihotel de Savoie {Rec. O/j:. Close Rolls 228, m. 40) ; le 30, le roi demande le rôle des sentences prononcées dans les divers comtés contre les insurgés {Iliid.); le 14 sei>tembre, on instruit le procès des gens d'Es.sex accusés d'avoir pillé et brûlé les domaines de la reine mère (W.. Pal. Rolls 312, m. 23 V). Enlin, le Parlement s'ouvre à la
SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ 209-227. xxxix
Le vent se montre enfin favorable, et le comte de Cambridge cingle vers Lisbonne. Sa flotte est assaillie le troisième jour par une tempête terrible, qui sépare les navires. Le comte de Cambridge et la majeure partie de son expédition entrent dans le port de Lisbonne', ignorant ce que sont devenus les chevaliers gascons Castelnau, la Barthe, le syndic de Latrau et quarante hommes d'armes.
Le roi Ferdinand, qui caresse le projet de marier sa fille ^ avec le jeune fils du comte de Cambridge', accueille avec joie les chevaliers anglais, qui, au milieu de toutes les réjouissances qu'on leur prodigue'', songent à leurs compagnons perdus, jetés peut-être par la mer sur les côtes mauresques. Les chevaliers gascons, en efi'et, ballottés sur les côtes du Maroc et du royaume de ïlemcen, risquent, pendant quarante jours, d'être pris par les Sarrasins. Le vent les ramène enfin dans la mer d'Espagne. Ils se dirigent d'abord sur Séville, où, sur la foi de marchands rencontrés en mer, ils croient que le roi de Castille est assiégé par le roi de Portugal et les Anglais.
Toussaint (Rotuli Parliamentorum, t. III, p. 98). Les lettres d'affranchissement sont révoquées et une amnistie, à laquelle de nombreuses exceptions sont faites, est accordée aux communes rebelles, en échange d'une taxe sur les « leynes, peaulx, lanutz et quirs, n votée dilBcilement |iour cinq ans par le Parlement (/d., p. 103) dans les commencements de 1382. À cette date, on peut considérer l'insurrection comme finie.
1. Le comte de Cambridge n'arriva à Plymouth ([u'aprés le 12 mai 1381, date où fut faite la montre des troupes parlant pour le Portugal (Rymer, t. VII, p. 305). D. Nufiez (t. I, p. 319) dit qu'il arriva à Lisbonne le 19 juillet 1381 ; nous avons cependant un étal de solde daté du 2 août, où il est parlé du départ prochain des Anglais (Rec. Off"., [ssue ftolls 303, m. 12). Les bateaux qui emportaient les 3,000 hommes de l'expédition étaient au nombre de quarante et provenaient : sept de Bristol, quatre de Plymouth, un de Lynn, onze de Dartmouth, deux de Bayonne, treize de Lisbonne et deux d'Oporto, comptant en plus près de 1,200 marins {Rec. Off., Accounts, Queen's Rem. 39/17).