‹ Chroniques (volume 2)Chapitre 3 sur 60 · Mayenne, arr. de Laval · texte numérisé non relu

Mayenne, arr. de Laval

5. Cossé-Ie- Vivien, Mayenne, arr. de Châloau-Gontier. C'est à tort cpje Kervyn a identilié cette ville avec Changé (arr. de Laval).

G. Des le mois de septembre, on préparait en Angleterre l'envoi de ren-

ir CHRONIQUES DE J. FROISSART.

Le duc, qui se trouve à Hennebont, mécontent de l'hostilité continue de ses villes et particulièrement de Nantes, à l'approche des Anglais, députe vers Buckingham ses conseillers habituels : Bertrand de Montbouchier, Etienne Guyon, Guillaume Tannegui, Eustache de la Houssaie, Geoffroi de Kerimel et l'élu de Léon ', pour lui demander de venir à Rennes conférer ensemble.

Cette ambassade rejoint à Châteaubourg^ l'armée anglaise, qui de Cessé, à travers la forêt de la Gravelle', avait gagné Vitré'', puis Châteaubourg, sûre désormais de ne plus être poursuivie par les Français. P. 1 à 3, 297, 298.

Après de longs pourparlers au cours desquels Buckingham se plaint de ne pas être accueilli en Bretagne comme il s'j' attendait d'après les conventions passées, rendez-vous est pris pour Rennes , où les Anglais arrivent au bout de quelques jours. Mais ils n'y peuvent entrer et les portes de la ville ne s'entr'ouvrent que pour loger le comte et quelques barons avec lui. Ils attendent ainsi plus de quinze jours la venue du duc de Bretagne, qui multiplie ses excuses plus ou moins sincères.

Les Nantais profitent de ce répit pour obtenir des quatre oncles du roi, ayant alors le gouvernement du royaume, six cents lances de renfort, qui les mettent en état de soutenir un siégea P. 4 à 6, 298, 299.

forts à l'armée dp Buckingham, et Thomas Credy étail chargt! d'arrèter des na\ires pour le passage des troupes en Bretagne {Rec. 0/f., Queen's Rem., Mise, Navy 610/11).

1. La chronologie des év(V|iies de Saint-Pol-de-Léon est assez indécise à cette date, d'autant que les archives du Finistère, connue a bien voulu nous le dire noire confrère, M. J. Lemoine, no renfernicnl aucim acte ni aucune mention d'evèque de ce diocèse entre 13G1 et 1391). A en croire Fr.-All). Le Grand (I(e, gestes, mort et miracles des saiiicts de la Bretaigne..., 1637, ]>. 484), il s'agirait ici de Pierre Ouvroin, élu évèque en 1370 et mort en 1385, prélat (|ui n nestoit pas encore sacré en 1380. i> Malheureusement, pour celte partie de sa notice, l'auteur ne parait pas avoir eu d'autre source (lue le texte même de Froissart, dans lequel il identifie « l'esleu de Lion » avec Pierre Ouvroin; et, (luclque vraisemhlahlc que soit son hypothèse, il ne saurait être cru sans preuves.

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