lUe-et-Vilaine, ch.-l. d'arr
h. Ce fut seulement après le .sacre du roi que les ducs, apprenant la marche de 7,000 Anglais sur Nantes, « ordonnèrent que Chastclmorand « el le Uarrois, qui avoienl quatre cens hommes d'armes en la frontière
SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ 169-192. m
Las d'attendre, le comte de Buckingham envoie vers le duc de Bretagne comme messagers : Bobert KnoUes, Thomas de Persi et Tjiomas Trivet, accompagnés de cinq cents lances, tandis que lui-même, avec le restant de ses hommes, s'achemine vers Combourg' par Saint-Sulpice^. Le duc, qui s'était décidé à quitter Vannes, où il était allé en partant de Hennebont, rencontre les trois chevaliers et se dirige avec eux sur Rennes. Entrevue à Hédé^ du duc et de Buckingham; dîner à la Mézière''; longues conférences à Rennes entre le duc et les envoyés du comte. P. 6 à 8, 299, 300.
Finalement le duc de Bretagne s'engage à venir mettre le siège devant Nantes, quinze jours au plus tard après l'arrivée des forces anglaises sous les murs de cette ville, et à fournir les barques nécessaires. Le comte revient de Hédé prendre acte de cette convention à Rennes, et le duc retourne à Hennebont, tandis que les Anglais mettent quinze jours encore à faire leurs préparatifs^.
De leur côté, les Nantais, ayant à leur tète Jean le Barrois des Barres*, Jean de Châteaumorand', le sire de Tour-
« de Pouencé, près d'Angers, menassent leurs gens dedans Nantes et qu'ils « se hastassent avant que les Anglois y parvenissent et qu'ils chevau- « chassent jour et nuit. Ainsi le firent, et furent à Nantes premiers que « les Anglois quelques trois heures » (Chronique du bon duc Loys p. 120). Ils eurent facilement accès à la Tour neuve, commandée par Guillaume Leel, mais n'obtinrent que par force les clefs de la ville, gardées par un chanoine, ami des Anglais, comme beaucoup des habitants. Ils furent bientôt renforcés par Pierre de Beuil et 200 hommes d'armes {Ibid., p. 123).