‹ Chroniques (volume 2)Chapitre 36 sur 60 · SOMMAIRE DU DEIXIEME LIVRE, §§ 234-?62. LUI · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DU DEIXIEME LIVRE, §§ 234-?62. LUI

jusqu'en Savoie ' et en Lombardie^. A Milan, il l'eçoil les présents des seigneurs Galéas et Bernaho^, et, tenant état de roi, battant monnaie, il traverse la Toscane et s'approche de Rome^. Défendu par les bandes de Jean Hawkwood ^, le pape Urbain ne craint point les 9,000 lances du duc d'Anjou, du comte de Savoie et du comte de Genève^. P. 170 à 173, 357, 358.

Le duc évite Rome, côtoyant la marche d'Ancône et le Patrimoine'. Pendant ce temps, Charles de la Paix est à Naples, s'apprêtant à soutenir ses droits au trône : héritier naturel de la reine Jeanne*, il n'admet point, avec les Napolitains et les

t. II, p. 24-29), après avoir passé quelques jours (du 31 mai au 6 juin) à Pont-sur-Sorgues, auprès de la (lu('hpssp, à laquelle il laisse pleins pouvoirs (Journal de Jean le Fèvre, t. 1, p. 'i3), le duc s'arrête du 7 au 13 à Garpenlras pt pari dècidoincnl pour lltiilic le 13 juin 1382 {Ibid., p. 3 et 44). Il est le 14 à Sault et péiièlre en Dauphiné, passe par Gap et Briançon et entre on Italie par le col du Monl-Genèvre (Valois, La France et le grand schisme, I. Il, p. 38).

1. M. Valois {loc. cit., p. 38) a montré ([ue le duc d'Anjou n'est point allé en Savoie; c'est aux environs de Rivoli (le 23 juin) qui! opère sa jonction avec les troupes du comte de Savoie. Il est le 25 à Turin.

2. Après s'être attardé en Piémont, le duc entre seulement le 18 juillet en Lombardie (Valois, loc. cit., p. 39-40).

3. Le duc ne passe |)as à Milan, mais à Broni ; il reçoit la visite des seigneurs de Milan, qui le ravitaillent. Le mariage de la princesse Louise et du fils du duc est décidé". Iternabo l'ail une avance de 40,000 florins sur la dot, somme qu'il s'engage à payer chaque année justpi'à la fin de la guerre (Valois, loc. cit., p. 40-41).

4. Le duc ne pouvait traverser la Toscane, contrairement à ce que dit Froissart, ayant lui-même promis de prendre un autre chemin. En (piittant la Lombardie, il traverse les pays de Plaisance et de Parme, et parvient le 5 août à Panzano, sur le territoire de Bologne. A partir de ce moment, les hostilités commencent aux environs de Forli ; le seigneur de Ravenne seul est partisan du pape Clément. Arrivé à Ancone, le duc se décide à passer les Apennins et à marcher sur Rome. Il s'arrête à Leonessa, à vingt-cinq lieues du Vatican (Valois, loc. cit., |>. 40-47).

b. Ce ne furent point les routiers de Ilavvkwood (ils ne s'avancèrent sur Rome que plus tard, vers le 22 octobre), mais les conseils de ses compagnons, ((ui décidèrent le duc d'Anjou ;\ s'emparer du royaume de Naples, avant de songer à détrôner le pape Urbain (P. Uurrieu, Bibl. de l'Èc. des chartes, t. XLI, p. 167-108; Valois, loc. cit., p. 36).

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